Après avoir été diplômé du Gymnase de Morges, Jérôme De Benedictis a choisi le Bachelor et le Master en Management à HEC Lausanne (Gradué en 2010 et 2012).

Il a pu profiter de nombreuses expériences depuis son stage de fin de Master (dans l’entreprise Grand Chelem Management à Morges) jusqu’à la fondation de Kudos SARL, une entreprise de Communication Digitale créée avec deux autres associés en 2014. De plus, ancien président du Comité HEC Lausanne, il a notamment participé à la fondation du Festival Unilive !

La rédaction le remercie pour sa disponibilité et sa gentillesse pour répondre à nos questions.

Sa carrière

Journal : Votre parcours depuis HEC Lausanne : La suite de vos études, les expériences vécues jusqu’à aujourdhui:

  • J’ai terminé mes études par un stage dans l’entreprise Grand Chelem Management à Morges dans le domaine de l’événementiel et du management sportif, deux domaines que j’avais clairement ciblés pour mon avenir.Durant ce stage, j’ai été abordé par un ami qui possédait une PME active dans le stand d’exposition et l’événementiel : Espace Montage SA. J’ai accepté le défi de rejoindre cette petite structure entrepreneuriale car l’ambiance dans une telle structure et l’énorme diversité des tâches à accomplir (direction, clientèle, comptabilité, montage) m’ont vraiment emballé. En septembre 2013 je me suis présenté à une élection complémentaire pour l’exécutif de ma commune, Echandens, et j’ai été élu le mois suivant. C’est une occupation passionnante qui demande un certain investissement mais qui me permet également de mettre en oeuvre des principes appris durant mes études.En mai 2014 et en parallèle à mon job et à mon mandat à la Municipalité d’Echandens, j’ai créé la société Kudos avec mes deux associés et je développe la société tout en gardant l’autre pied dans Espace Montage. Cette expérience entrepreneuriale, qui plus est dans un domaine aussi intéressant et vaste que les réseaux sociaux, le web et la photographie, est vraiment très enrichissante et je la conseille à tous ceux qui se sentent de se lancer.

Journal: Parlez-moi dUnilive. Comment-en êtes vous venu à imaginer ce festival ? Que faisiez-vous concrètement pour préparer cet événement ? Que retenez-vous de cette expérience ?

  • L’idée de base d’Unilive est née un soir d’assemblée de Comité des Gradués HEC (duquel le président du Comité HEC est automatiquement membre).
    Au travers d’une discussion avec Christian Filippini, membre du comité des Gradués et secrétaire général du Prix Christophe Pralong, on a évoqué ce qui était réellement mis en oeuvre pour fêter le centenaire de la faculté et purement destiné aux étudiants. Notre constat était qu’il manquait une grande fête et c’est sous la forme d’un festival qu’il m’a encouragé à créer un projet.
    J’en ai ensuite parlé au Comité HEC durant notre semaine de vacances ensemble en été et même si je leur avais promis les Black Eyed Peas comme artiste et que je n’ai pas tenu cette promesse, l’idée leur a plu et c’est à ce moment que le Festival Unilive est né au sein du Comité HEC.On se retrouve à nouveau avec un projet entrepreneurial surmotivant et que l’on a préparé en montant un Comité d’Organisation regroupant des étudiants d’autres facultés et qui a mis sur pied le premier festival Unilive, en septembre 2011.Le succès ne fut que moyennement au rendez-vous, la date retenue étant juste après la rentrée. Malgré le succès mitigé de la première édition, et grâce au boulot de titan et à la volonté d’Etienne Kocher – qui était alors au Bureau de la FAE – nous avons décidé qu’il fallait vraiment que le Festival Unilive décolle car nous étions persuadés qu’il y avait du potentiel. Nous avons donc fait d’Unilive une association et détaché le projet de la Faculté des HEC afin de réellement cibler tous les étudiants et c’est sous cette forme que le festival cartonne depuis maintenant 3 ans.

Journal: A propos de Kudos SARL : Comment vous est venu lidée? Quest-ce qui vous occupe tous les jours au bureau ?

  • L’idée de Kudos a deux origines. La première vient de l’un de mes associés, Raphaël Dupertuis, dont les compétences en photographie et sur le web m’ont toujours épaté. Je l’ai donc approché afin de lui proposer de nous lancer ensemble dans l’aventure Kudos, ce qui l’a tout de suite séduit.
    L’autre origine vient de mon associé d’Espace Montage, avec lequel nous avons ciblé un potentiel de complémentarité entre les deux sociétés, de point de vue marketing global et de réalisation graphique et de design.J’occupe donc mes journées avec la gestion de Kudos et d’Espace Montage, tant au bureau qu’en clientèle ou sur le terrain. Je passe aussi l’équivalent de plus d’une journée pour la gestion courante de la Commune d’Echandens de par mon mandat de Municipal des routes.

Journal : Quest-ce qui vous passionne dans votre métier aujourdhui ?

  • Sans hésiter la diversité ! Se lever le matin en sachant que la journée ne ressemblera à aucune des précédentes est extrêmement enrichissant. De plus, les défis et l’incertitude liés au côté entrepreneurial d’Espace Montage et de Kudos représentent à mes yeux une grande valeur humaine, tout comme les contacts et le réseau que je développe chaque jour.

Journal: Avez-vous un conseil à donner pour ceux qui aimeraient créer leur entreprise ? Quels sont les points à ne pas manquer lorsquon procède à la création?

  • Il existe énormément de conseils qui seraient utiles et je ne peux pas tous les citer ici. Il y a cependant quelques points à toujours avoir en tête :- Il faut oser et risquer. Il n’existe pas de projet sans risque.- Parler de son projet à ses proches, ses amis, des investisseurs ne peut qu’améliorer votre idée. Entourez-vous de personnes en qui vous avez confiance.- Renseignez-vous bien sur les obligations légales et sur les démarches à effectuer, autant pour la création en elle-même que dans le domaine dans lequel vous vous lancez.

Au temps d’HEC…

Journal : Que vous a apporté HEC Lausanne ?

  • Enormément de contacts et d’expériences enrichissantes. J’ai profité à fond de mes études pour rencontrer des personnes qui m’ont beaucoup apporté et j’ai vraiment l’impression d’avoir vécu mes études à part entière et je ne me suis pas limité aux cours et aux révisions.

Journal: Vous avez été assistant dans 2 matières : Gestion des Opérations I et Real Estate Management. Est-ce que ces deux jobs ont apportés un plus à votre vie étudiante ?

  • Oui. La relation avec les étudiants et l’opportunité de leur transmettre des connaissances mais également des conseils fait partie de ce que l’on se doit de faire. Ça m’a également permis de rester à l’écoute des étudiants des volées inférieures durant ma présidence du Comité et donc connaître des soucis d’un maximum d’’étudiants. Je dirais qu’en donnant du temps pour de l’assistanat on en retire énormément pour son développement personnel.

Journal: Que regrettez vous de vos années d’études à Lausanne ?

  • De ne pas être parti en échange. J’aurais adoré vivre une expérience en échange, mais mes choix associatifs durant mon Bachelor m’ont obligés à rester à Lausanne et je ne regrette pas du tout ce choix. Durant mon Master, je n’ai malheureusement pas obtenu des résultats suffisants pour partir et la mise sur pied d’Unilive m’en aurait certainement empêché. Je ne regrette vraiment en rien mes choix car j’ai vécu 5 années extraordinaires, mais il est vrai que le fait de ne pas avoir pu partir en échange peut être considéré comme un regret.

Journal: Quelles matières préfériez-vous ? Et celles que vous détestiez ?

  • J’étais assez à l’aise avec les mathématiques et tout ce qui en découle. J’ai aussi eu énormément de plaisir à suivre les cours prenant une approche plus orientée sur le monde professionnel et sur le développement personnel que ceux orientés sur un modèle plus académique.
    C’est difficile de dire que l’on a détesté un cours, tout dépend de l’approche qu’on lui donne. Je dirai simplement qu’un projet de Corporate Social Responsibility pour lequel on s’est donné énormément de peine a reçu une note ignoble, risquant de m’envoyer au rattrapage pour mon premier semestre de Master.

Journal: Quels professeurs vous ont marqué ?

  • J’ai adoré le cours donnée par Alex Osterwalder sur les Business Models en Master. Leurs travaux avec Yves Pigneur étaient en pleine effervescence et la méthode d’enseignement était simplement impeccable. J’ai pris un énorme plaisir à suivre ce cours. Je dois également reconnaître que mon expérience autant en tant qu’étudiant qu’assistant pour le cours de Real Estate Management était incroyable car les 5 intervenants apportaient un gros plus à la qualité du cours et étaient à l’écoute des étudiants. J’ai appris beaucoup en les côtoyant.

Journal: Vous souvenez-vous de vos notes ?

  • Vaguement. En première je me rappelle d’un 5.5 en maths et d’un 5 en compta sorti de nulle part grâce à une gestion optimale du temps durant l’examen. D’un autre côté j’ai le souvenir d’une prestation dramatique dans les deux branches d’économie politique en deuxième. Je n’ose pas donner de chiffres…

Journal: Vous avez-fait partie du Comité, en tant que Responsable informatique, responsable des sports et concert, et surtout Président Quest-ce que le comité vous a apporté ? Un message pour ceux qui hésiteraient à sengager dans une des nombreuses associations dHEC Lausanne?

  • J’en reviens à ce que je disais tout à l’heure. Tout ce dans quoi je me suis engagé à l’uni m’a apporté énormément, parfois plus que les cours. La routine Cours-Biblio-Maison ce n’était pas fait pour moi. Je suis le premier partisan pour défendre et faire reconnaître l’engagement dans une association par les recruteurs. En plus de ça, je garde aujourd’hui un contact personnel et professionnel avec les plupart des gens que j’ai rencontrés dans les associations.

Journal: Un conseil aux étudiants daujourdhui ?

  • Comme dit avant, je ne suis pas parti. Mais si vous en avez l’occasion, partez ! ça pourrait être votre meilleure décision durant vos études après celle d’avoir postulé au Comité !

L’HEConomist remercie infiniment Mr. Jérôme De Benedictis de bien avoir voulu répondre à notre interview.

Laura Manon

Chers étudiants, sachez d’avance que l’HEConomist organisera ses recrutements pour une nouvelle volée de rédacteur dans les semaines qui suivent.

En espérant vous y voir nombreux.

Stay tuned 😉