Localisation : Espagne, Barcelone

Type d’accord : SEMP – Bachelor Economie Politique

Bourse : 300.-/mois de séjour

Délais de candidature : 20.02


Pourquoi avoir choisi cette destination ?

Je souhaitais aller en Espagne afin d’améliorer mon niveau d’espagnol. J’hésitais entre Madrid et Barcelone.

Les cours proposés par l’UPF me paraissaient plus intéressants, et l’Université était plus réputée. Et même si faire son échange à Barcelone est un peu cliché, la ville me semblait offrir un large éventail d’opportunités. J’ai donc choisi cette dernière, et je ne le regrette pas!

Quel était le niveau des cours ?

Le Bachelor s’effectuant en quatre ans en Espagne, nous avions certains cours qui portaient sur des concepts que nous avions déjà étudiés à HEC, et d’autres qui étaient plus du niveau de Master. Tout dépend des cours choisis donc, mais il est normalement assez facile de tous les valider.

Personnellement, c’est plus l’adaptation à une nouvelle façon d’étudier (contrôle continu, séminaires obligatoires…) qui m’a demandé davantage d’efforts et d’implication, que le niveau des cours.

Pour ceux aimant la finance, je conseillerais sans hésiter Markets and Derivatives. Aux fans de macro, Topics of Macroeconomics (Seulement si vous êtes passionnés, sinon… Bon courage!).

Combien ça coûte ?

Faible comparé à celui de la Suisse. Au niveau du logement, il faut compter entre 250€ et 600€ par mois. Pour la nourriture, je dirais entre 30€ et 50€ par semaine. Le plus « cher » que vous pouvez dépenser pour une entrée de club, un verre, ou une fête est aux alentours de 20€. La plupart du temps, vous trouverez des événements gratuits, aurez des réductions grâce à votre carte ESN ou en vous inscrivant sur les listes des clubs. Il est tout à fait possible de sortir avec seulement 15€ en poche. Quant aux transports, en habitant dans le centre, il est très facile de se déplacer à pied, ce qui réduit le coût des déplacements.

Où se loger ?

Ayant été acceptée directement en Résidence étudiante, je n’ai pas eu besoin de chercher un logement, mais je sais qu’il est relativement facile d’en trouver un à Barcelone. L’UPF nous donne des liens de partenaires, et sinon, il existe énormément de sites et groupes Facebook.

L’Université est située en centre-ville, à environ 15 min à pieds du centre historique et de la plage. Les quartiers comme el Born, el Gotico, la Barceloneta, ou vers le port Olympique et la Sagrada Familia seraient donc à privilégier.

Enfin, si vous arrivez à être en colocation avec des locaux ou d’autres étudiants étrangers, cela sera certainement une bonne expérience, n’hésitez pas!

A-t-il été facile de rencontrer des gens ?

L’ESN (Erasmus Student Network) de l’UPF organise chaque début de trimestre une Welcome week remplie d’activités et de soirées. Pour peu d’y participer un minimum on rencontre très facilement beaucoup de monde en peu de temps. De plus, des évènements hebdomadaires sont organisés tout au long de l’année, donc on rencontre toujours de nouvelles personnes.

Il est vrai que l’on reste principalement entre étudiants étrangers, notamment au début, dans la mesure où l’on participe aux mêmes évènements, et que nous partageons plus ou moins le même rythme de vie. Il m’a semblé que les relations nouées avec les « locaux » étaient plus rares ou superficielles dans la mesure où ils ont déjà leur cercle d’amis, que nous, nous côtoyons seulement durant les cours, et que tous ne vivent pas dans Barcelone même. Il est bien sûr tout à fait possible de se faire des amis Catalans, cela demande juste un peu plus d’efforts que de rester uniquement entre Erasmus.

Globalement, tout le monde, locaux comme étrangers, est très accueillant et ouvert. Bref, aucun souci à vous faire là-dessus!

Bilan de ton expérience : Qu’en retiens tu ?

Venant de rentrer, je n’ai pas encore le recul nécessaire pour mesurer tout ce que cette expérience m’a apportée, mais globalement, je dirais que l’on en ressort grandi. Bien sûr, c’est une année où l’on s’amuse beaucoup, où l’on fait la fête, mais on ne peut pas se limiter seulement à cela. Le fait de se débrouiller seule, d’apprendre une nouvelle langue, de se confronter à un nouveau mode de travail, à des personnes issues du monde entier… Cela vous apprend pas mal de choses sur vous même au final.

Après, ce que l’expérience vous apporte dépend surtout de ce que vous en faîtes. Elle peut être très différente d’un individu à un autre. Savoir pourquoi vous partez, ce que vous voulez en obtenir à la fin, et s’en donner les moyens est très important. Et bien sûr, profitez au maximum, le temps passe vite!

Quel a été le plus grand challenge ?

Parler Espagnol. Je savais avant de venir que l’anglais serait la langue principale de mes cours et pour communiquer avec les autres étudiants en échange. Mais j’avais clairement sous-estimé la place du Catalan. Évidemment, il est tout à fait possible de bien s’améliorer en se poussant un peu, cependant, en arrivant avec un niveau d’à peine B1, il est beaucoup plus dûr de se motiver. Comme il y a toujours la possibilité d’utiliser l’anglais, on choisit souvent la solution de facilité. Par contre, si vous venez déjà avec un niveau B2, il sera bien plus aisé et encourageant d’aborder les locaux, les étudiants d’Amérique Latine, de suivre des cours, et donc de progresser.

Coordonnées :

clementine.riblet@unil.ch

 

Riblet Clémentine

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