Crash de Metrojet

« Par mesure de sécurité, Air France et la Lufthansa ont décidé de ne plus survoler la zone dite à risques »

Samedi 31 octobre, un avion de la compagnie aérienne russe Kogalimavia, plus connu sous le nom Metrojet, s’est écrasé en Egypte. Selon l’ambassade russe, les 224 passagers sont décédés (dont 214 russes, 3 ukrainiens et 7 membres de l’équipage).

Par mesure de sécurité, Air France et la Lufthansa ont décidé de ne plus survoler la zone dite à risques.

Le vol 9268 (à destination de St Pétersbourg) avait décollé de Charm El-Cheikh depuis 23 minutes lorsque les contacts ont été coupés. Les débris ont été localisés dans un rayon de 8 km dans une région montagneuse à environ 70 km d’El-Arish dans la province du Nord-Sinaï.

Grâce aux satellites, les enquêteurs ont écarté la piste des roquettes ou des missiles mais la piste de l’attentat à la bombe est toujours valide comme celle du problème technique.

L’état Islamique a rapidement revendiqué via Twitter l’attentat, expliquant avoir agi en représailles à l’intervention russe en Syrie. Cependant, le ministre russe des transports, Maxime Sokolov a rapidement répondu en affirmant que cette revendication « ne peut être considérée comme exacte ». Mais jusqu’à présent, jamais l’organisation djihadiste n’avait diffusé de fausse revendication.

Les deux boîtes noires de l’avion ont été retrouvées et vont être dans les prochains jours analysées. Nous en saurons certainement plus à ce moment-là.


Reprise économique de la zone euro !

« Le chômage devrait passer de 11% à 10,6% »

L’économie européenne garde une croissance modérée selon les analystes. Après 2015 avec +1,6%, la Commission européenne table sur une croissance de 1,8% pour l’année prochaine. Cette reprise est principalement due à 3 facteurs : « le faible niveau des prix du pétrole, la baisse du taux de change de l’euro et la politique monétaire accommodante de la BCE », propos tenu par le Vice-président de la Commission européenne Valdis Dombrovskis. Autre fait encourageant au sein de l’économie européenne, la décrue du chômage semble se poursuivre ! Le chômage devrait passer de 11% à 10,6%.

Qu’en pensent les marchés Boursiers ?

L’annonce de ces bonnes nouvelles au sein de l’Union européenne, a pu calmer quelque peu les angoisses des investisseurs. En effet, les principaux Indices boursiers ont fortement augmenté depuis 30 jours.

Malheureusement, les récentes déclarations de la FED laissent le doute sur une possible hausse des taux d’intérêt en décembre. La parution du rapport mensuel sur l’emploi américain est attendue de pied ferme pour pourvoir spéculer sur les futures décisions de Janet Yellen (présidente de la FED) qui seront déterminantes pour les investisseurs.


Goncourt, Renaudot et Cie…

Chaque année, la première semaine de novembre est marquée par l’attribution des principaux prix littéraires français aux écrivains les plus talentueux de leurs générations.

Lundi, le Prix Décembre a été attribué à Christine Angot, pour son roman « Un amour impossible ». Le lendemain, Mathias Enard a reçu le célèbre Goncourt pour son roman intitulé « Boussole », et succède ainsi à Lydie Salvayre (« Pas pleurer ») au prestigieux palmarès. Le Prix Renaudot est quant à lui revenu à Delphine de Vigan, très en vogue en ce moment, pour « D’après une histoire vraie », œuvre que la romancière a déjà vendue à plus de 100’000 exemplaires. Mercredi, le Prix Femina a été décerné à Christophe Boltanski pour « La cache », roman dans lequel le lecteur suit une famille française pendant la sombre période de l’Occupation. Finalement, c’est le Prix Médicis qui a clôturé la semaine en récompensant Nathalie Azoulai et son œuvre « Titus n’aimait pas Bérénice ».

« Un auteur peut espérer gagner jusqu’à 2.50 euros par unité vendue, tandis que sa maison d’édition engrange souvent le double »

La récompense financière de ces distinctions est totalement symbolique : 686 euros pour le Médicis, seulement 10 euros pour le Prix Goncourt ! Mais recevoir une de ces récompenses littéraires est synonyme de reconnaissance et de notoriété pour les lauréats. Les ventes des livres primés connaissent une fabuleuse croissance dans les mois qui suivent l’attribution des prix, de quelques milliers d’exemplaires vendus par semaine à plusieurs centaines de milliers d’ouvrages écoulés au total. Les fêtes de fin d’année qui se rapprochent sont également un tremplin important pour les auteurs primés, qui réalisent un tiers des ventes de leurs œuvres les trois dernières semaines de l’année.

Un Goncourt ou un Renaudot profitent autant, si ce n’est plus aux maisons d’édition, toujours en quête de « la poule aux œufs d’or ». Avec en moyenne 400’000 exemplaires vendus pour un Goncourt, un auteur peut espérer gagner jusqu’à 2.50 euros par unité vendue, tandis que sa maison d’édition engrange souvent le double.

En 2014, le groupe Madrigall (Gallimard, Flammarion, Casterman) a réalisé un chiffre d’affaire de plus de 436 millions d’euros, classant Antoine Gallimard et sa famille 392ème fortune de France. Etonnant ! Aucun auteur n’apparait dans les 500 premières fortunes françaises…

 

Arthur Chedozeau, Enguerran Badoux et Thibaud Rullier

 

 

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