Notre faculté des Hautes Etudes Commerciales connaît depuis un bon nombre d’années, une ascension fulgurante. D’après les statistiques officielles de l’Université de Lausanne, HEC est la branche, qui connaît le plus de croissance, 10% environ de freshmen par an. L’extraordinaire et plaisant campus le long du Lac Léman mis de côté, les raisons de cette attractivité sont diverses et passionnantes. Ce papier vous fait déguster ces bonnes raisons. Régalez-vous !

L’ENSEIGNEMENT

Petite rétro sur l’histoire. Dès la fin du XIX ème siècle, la Faculté des HEC a eu à sa tête deux grands économistes, Léon Walras et Vilfredo Pareto (oui, c’est bien lui qui est à l’origine du théorème de l’efficacité). Les recherches académiques de ces pionniers des théories fondamentales de l’économie, ont largement contribué à la notoriété de cette branche au sein de notre faculté.

L’excellence académique des HEC ne s’arrête pas là. Un bon nombre de nos professeurs ont reçu des titres et prix pour leurs travaux de recherches dont Jean Tirole, Professeur Honoris Causa de notre faculté, qui s’est vu décerné le Prix Nobel d’économie en 2014.

Enfin, le dernier classement de Shanghai place à la 55ème place mondiale et 6ème place européenne notre institution, pour la qualité de ses publications académiques. Les Masters en Finance et Management de la faculté sont également récompensés dans le fameux ranking du Financial Times, obtenant respectivement la 21ème et 30ème place du classement en 2016. Bien que cela paraisse anodin, il s’avère que le « Swiss Made Label » de nos diplômes est toujours un plus en notre faveur dans nos quêtes d’emplois.

TAXES UNIVERSITAIRES

Etude rime de plus en plus avec moyens financiers conséquents. Ainsi, avec des taxes universitaires de 580 francs, notre faculté des HEC devient très attractive face à la concurrence des pays anglo-saxons. Même si nous devons signaler que la relative attractivité de ces frais ne doit pas éclipser le fait que la Suisse reste un des pays au monde où la vie étudiante reste relativement chère.

EMPLOYABILITE

Du point de vue professionnel, nous sommes bercés dans un environnement propice à un développement de carrière réussi, que ce soit par la forte présence d’entreprises de renommée internationale, des rémunérations attractives qu’offre la Suisse en général ou encore par les opportunités au sein des grandes institutions bancaires et financières. En effet, beaucoup de multinationales telles que Philip Morris basées à Lausanne ou plus généralement en Suisse Romande, proposent des stages et des postes à nos diplômés.

L’attractivité de HEC Lausanne est également accentuée par la proximité du campus de l’EPFL. Les synergies entre ingénieurs et managers dans le domaine entrepreneurial ces dernières années, sont au cœur de la naissance de « success story » en termes de start-up. Les synergies entre l’EPFL et HEC Lausanne sont appelées à croitre dans ce sens.

LES PERSPECTIVES D’AVENIR

Nous pensons qu’HEC Lausanne rayonnerait davantage si les cours du Bachelor pouvaient être dispensés en anglais à l’instar de nos homologues Saint-Gallois. Bien qu’à partir de la deuxième année, un bon nombre de cours est dispensé en anglais ou utilise un support en anglais, cela n’est pas assez pour les standards internationaux. Nul ne peut nier que la langue anglaise prédomine dans les travaux de recherche ainsi que dans le monde des affaires.

D’autre part, nous trouverions utile d’intégrer des stages obligatoires à notre cursus. Cela nous permettrait de mettre en pratique, les compétences théoriques acquises et préparer efficacement notre entrée sur le marché du travail. Cela contribuerait également à accentuer notre réputation au sein des entreprises et à se former un carnet d’adresses utile.

Les raisons évoquées plus haut expliquent pourquoi, il se fait de plus en plus rare de trouver une place assise en première année. L’existence de quotas de passage en deuxième année est ainsi clairement justifiée et nul ne peut nier, que seul un travail assidu, régulier et exigeant peut vous faire décrocher votre Bachelor ou master brillamment. Avec un réseau d’Alumni bien solide et à cette vitesse de développement, il ne serait pas imprudent de miser sur une indépendance de notre faculté au même titre que Harvard Business School ou la Stern Business School de NYU.

D’ici là, profitons de ces belles années et de ces belles opportunités que nous offre notre belle faculté. ENJOY !

Manel MAHMOUDI

Crédit : image