Le prix Nobel de la paix décerné au président colombien

Juan Manuel Santos, président de la Colombie a reçu samedi 10 décembre à Oslo le prix Nobel de la Paix. Ce titre lui a été décerné suite à son engagement pour la paix avec les FARC (forces armées révolutionnaires de Colombie) qui réside dans le pays depuis plus de 50 ans. Le prix Nobel de la Paix s’accompagne d’une dotation de 820.000 euros que le président va remettre aux victimes de la guérilla.

Il aura fallu plus de 4 ans de négociation pour arriver à un accord de paix avec la guérilla marxiste. Le président Santos a tout d’abord voulu faire approuver cet accord de paix par référendum, que la population a rejeté malheureusement. Juan Manuel Santos a apporté quelques modifications au texte avant de le faire voter et accepter par le congrès.

Cet accord de paix met fin au conflit qui a fait plus de 260.000 morts et 60.000 disparus. Ce traité signé par les FARC les engage à désarmer leurs 6000 combattants et de passer d’une guérilla à un parti politique. En contrepartie, tous les mandats d’arrêt contre ses membres devront être levés par l’état pour garantir leur sécurité juridique. De plus, le gouvernement s’est engagé à leur fournir un logement provisoire avec accès à l’eau et à l’électricité.

Pour le président Santos, cet accord de paix doit avoir un impact mondial et servir d’exemple au sein des conflits actuels : “L’accord de paix colombien est une lueur d’espoir dans un monde perturbé par tant de conflits et tant d’intolérance. Il prouve que ce qui, au premier abord, semble impossible peut, avec de la persévérance, devenir possible, même en Syrie, au Yémen ou au Soudan du Sud.”

La Corée du Sud destitue sa présidente

On vous en parlait déjà il y quelques semaines : au terme d’un vaste scandale de corruption, la présidente sud-coréenne Park Geun-Hye a été destituée de ses fonctions cette semaine par l’Assemblée Nationale Coréenne.

Le texte a été adopté par 234 voix contre 56, une très large majorité ne laissant ainsi à la Présidente que son titre, du moins le temps que la Cour constitutionnelle valide ou non cette destitution. Un processus qui pourrait durer jusqu’à 6 mois.

C’est à son premier ministre, Hwang Kyo-Ahn, 59 ans, de prendre la présidence par intérim de la quatrième économie d’Asie. « C’est la bonne personne pour éradiquer la corruption. » disait Mme Park il y a un an et demi lorsque qu’elle le nommait à la tête de son gouvernement. En définitive, elle n’était pas loin du compte.

En effet, le « soupçon de corruption » est presque un sport national dans la classe politique sud-coréenne. Depuis les premières élections libres en 1987, tous les présidents ont eu à faire face, après leur mandat (et donc leurs immunités judiciaires), à des accusations de corruption touchant souvent le comportement de leurs proches.

Roh Moo-hyun, président en exercice de 2003 à 2008, s’est suicidé en 2009 alors que la justice enquêtait sur des versements suspects à son épouse et sa nièce. Dans une société traditionnellement gangrenée par des rapports malsains avec le gratin économique du pays, ces dignitaires avaient coutume de se servir de leurs liens avec le chef de l’État pour obtenir des faveurs.

Park Geun-Hye était entrée à la Maison Bleue affirmant ne rien devoir à personne et être «mariée à la nation». On comprend mieux le tsunami populaire suscité par les révélations sur l’emprise subit par l’ex-présidente.

Turquie : Les attaques à Istanbul revendiquées par un groupe Kurde.

Depuis la fin de l’année dernière, la Turquie est la cible de nombreuses attaques, notamment à Istanbul et Ankara. Et ce samedi 10 décembre, le cœur d’Istanbul a encore été frappé par un double attentat. L’attaque a fait au moins trente-huit morts et cent soixante-six blessés. Hier matin, quatorze personnes étaient encore en soins intensifs. Selon le ministre de l’intérieur turc, la plupart des victimes sont des policiers.

D’abord une explosion, ensuite un kamikaze.

Les attaques se sont déroulées succinctement l’une après l’autre. A vingt-deux heures trente, devant la Vodafone Arena, stade de l’équipe de football de Besiktas, un véhicule piégé a explosé à proximité d’un véhicule de transport de la police. Seulement quarante-cinq secondes plus tard, dans le parc voisin de Maçka, un kamikaze se faisait exploser à son tour au milieu d’un groupe de policiers. Le match de football qui se déroulait au stade était terminé depuis deux heures.

Le double attentat est survenu dans un quartier touristique d’Istanbul, sur la rive européenne de la mégalopole turque. Pour le vice premier ministre Numan Kurtulmus, il s’agit d’ « une attaque terroriste visant des forces de police antiémeute ». L’attaque était très bien planifiée. Des témoins affirment avoir entendu des salves d’armes à feu juste après les explosions. Une vidéo circulant sur le net a permis de vérifier les faits avancés. Par mesure de précaution, la Turquie a interdit toute diffusion de vidéo relatant les faits liés aux attaques. Plus tard, la police a mis en garde à vue treize personnes en lien avec ces attentats. Ceux-ci font désormais partie d’une enquête au parquet antiterroriste.

La revendication ne s’est pas faite attendre.

Dimanche matin, Les Faucons de la liberté du Kurdistan (TAK), un groupe radical proche du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), ont revendiqué les deux attaques à la bombe survenus la veille. La Turquie a décrété un jour de deuil national ce dimanche. Les drapeaux ont été mis en berne sous ordre du premier ministre, Binali Yildiri. De nombreux turcs se sont mobilisés pour soutenir les familles épleurées sur les réseaux sociaux. Certains ont fait le déplacement pour déposer des fleurs dès dimanche matin sur les lieux de l’attaque. Après sa rencontre avec les blessés, le Président turc Recep Tayyip Erdogan a déclaré : « Nous lutterons jusqu’au bout contre cette malédiction qu’est le terrorisme ». Les auteurs de la double attaque « paieront un lourd tribut », a-t-il ajouté.

Nuade de pollution sur la France

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Par Julie Morvant-Mortreuil

Marie Charlotte Launay, Hadrien Lapierre & Solène Ekouda

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