Un repas de Noël … mais à quel prix ?

Cette année, suite à la grippe aviaire et aux productions insuffisantes, les mets les plus prisés de Noël sont devenus pour certains beaucoup plus chers que les années précédentes. Triste nouvelle pour ce moment de dégustation que sont les fêtes de fin d’année !

 

Le saumon

Cet aliment incontournable de Noël est souvent servi avec sa petite rondelle de citron, aussi bien sur un toast en guise d’apéritif qu’en assiette pour l’entrée.  Malheureusement le prix du poisson a bondi de 60% en un an !

La Norvège, principal producteur de saumon, a refusé de voir s’installer dans son pays les nouvelles fermes d’élevage. La production reste donc au même niveau alors que la demande est toujours plus importante. Du côté de l’Ecosse ou de l’Irlande, les sites d’élevage sont également saturés.

La solution aurait pu venir d’Amérique du Sud, le Chili étant un autre grand producteur mondial de saumon. Mais une algue toxique retrouvée dans les élevages, empêchant la commercialisation, a mis fin à toute alternative.

 

Le foie gras

Peut-on vraiment fêter Noël sans foie gras ? Le foie gras, met exceptionnel des fêtes de fin d’année, souvent accompagné de figues (fraîche, chutney…), vient réveiller nos papilles en toute délicatesse en début de repas.

Cette année (à notre plus grand regret !), le foie gras coûtera environ dix euros de plus au kilo. Cette hausse de prix est dû à l’épidémie de grippe aviaire de l’année dernière et de cette année.

 

La truffe

La truffe, connue pour ses arômes délicieux, est souvent utilisée pour donner de la volupté au repas principal. Elle est également présente sur le plateau de fromage ! Le prix de la truffe a augmenté à hauteur de 38% par rapport à l’année dernière, en raison de la sécheresse de cette été.

 

Rassurez-vous, les huitres et les volailles (dindes, chapons, poulardes) restent au même prix que l’année dernière !

Bonne dégustation et que vos papilles soient pleinement satisfaites à l’approche de ces fêtes !

Que la magie de Noël vous donne la force pour les révisions !

Une histoire de sapin

Voici une tradition qui survit très bien en Suisse : avec 1’600’000 de conifères achetés ou coupés chaque année, le business du sapin n’a jamais été aussi important. Avec une hausse de 15% par rapport aux données recueillis en 2014, le marché atteindrait aujourd’hui 60 à 70 millions de francs selon ForêtSuisse.

 

Le Nordmann représente 70% des ventes effectués en Suisse, surtout grâce à sa robustesse. Cet arbre ne provient pas toujours du sol helvétique : 60% des ventes proviennent de l’Union Européenne, principalement du Danemark et de l’Allemagne où les cultures peuvent se faire sur plusieurs hectares.

 

Le sapin Suisse coûte en moyenne 50% plus cher que son concurrent européen, obligeant souvent les producteurs à réduire leurs marges drastiquement. Coop et Migros ont par exemple fait le choix de privilégier la production locale en appliquant des marges plus élevées sur les sapins importés, dans une optique d’équilibrage des prix.

Autre facteur de prix : le risque. Le temps nécessaire à la maturité d’un sapin est d’environ 6 ans, ce qui oblige les agriculteurs et forestiers à gérer leurs opérations « à l’aveuglette » ne sachant pas comment évoluera le marché.

« C’est une culture très risquée car nous devons gérer la culture, la vente et la logistique. Mais aussi parce que l’arbre met des années à pousser et il suffit qu’il y ait de la grêle pour perdre une plantation vieille de dix ans »

Alexandre Castella, producteur helvétique

 

Evidemment, si votre cœur d’écolo ou votre porte-monnaie rachitique sont contre toute forme de décoration à épines, il reste l’option du sapin artificiel : toujours vert et fier, fidèle à l’original et moins pénible à débarrasser. Avec tout de même un certain charme en moins, n’est-ce pas ?

Découvrez la magie de noël avec les plus beaux marchés de Noël

Durant la période de l’Avent, les marchés de Noël s’installent un peu partout pour nous faire découvrir la magie de Noël. Historiquement, les marchés de Noël étaient implantés en Europe Centrale et en Europe de l’Ouest. Aujourd’hui, cette célébration s’est diffusée à travers le monde.

 

Les cinq plus beaux marchés de Noël en Europe

Le marché de Noël de Strasbourg en France

Il se compose du plus grand sapin naturel d’Europe installé sur la place Kléber, mais également d’une dizaine de villages regroupant environ 300 chalets dans un centre historique classé à l’Unesco. 

 

Le marché de Noël de Nuremberg en Allemagne

On y retrouve le « Nuremberg Christkindlesmark » sur la place médiévale du Hauptmarkt, la « rue de la crèche ». Juste derrière, se tient le « Kinderweihnacht », offrant aux enfants toutes sortes d’activités, du manège à l’atelier de cuisine.

 

Le marché de Noël de Skansen en Suède

Retrouvez son sapin féerique, des objets de design, des bières artisanales. Dégustez le « kolbullar », crêpes au lard que mangeaient les bûcherons, ou encore du « sotare », une spécialité de hareng grillé.

 

Le marché de Noël de Bruxelles en Belgique

Sur le place Wiener à Boitsfort, retrouvez plus de 240 stands. Savourez les speculoos belges, les différentes variétés de bières belges ou encore du Glögg (vin chaud). 

 

Le marché de Noël de Zurich en Suisse

Au sein même de la gare, plongez dans le plus grand marché de Noël couvert d’Europe. Le grand hall, qui abrite une immense sculpture suspendue de Niki de Saint Phalle, est suffisamment vaste pour accueillir 150 stands, et bien assez haut de plafond pour donner toute sa mesure à un sapin de 15 mètres décoré de cristaux Swarovski. Hors de la gare, plusieurs autres marchés surplombent la ville notamment dans la vieille ville, les Alpes et le lac.

Côté suisse, les marchés les plus prisés sont Zürich, Montreux, Bâle, Lausanne et Lucerne.

Tendresse et chocolat !

Et la bonne santé !

Par Julie Morvant-Mortreuil

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Marie Charlotte Launay, Hadrien Lapierre & Solène Ekouda