Un début réjouissant pour le tunnel du Gothard.

Depuis sa mise en service commerciale le 11 décembre dernier, le plus long tunnel ferroviaire du monde a vu sa fréquentation augmenter de 40%, ce qui représente en moyenne 8900 personnes par jour voyageant dans le nouveau tunnel et 500 passant quant à eux par l’ancien parcours.

Les trains de passagers ne sont pas les seuls à fendre les Alpes par ces sombres galeries, résultat de vingt ans d’excavation et de travaux. Les trains de marchandises bénéficient aussi de la commodité, ces derniers étant les plus nombreux à avoir traversé la galerie depuis sa mise en service officielle. Les passagers quotidiens qui traversent le massif du Gothard ont d’ores et déjà gagné 30 minutes entre la Suisse alémanique et le Tessin, et peuvent espérer gagner, à terme, une heure sur le trajet Zürich HB – Milano Centrale.

Selon les CFF, cette hausse d’une année à l’autre s’explique notamment par l’engouement et la curiosité des passagers pour cet ouvrage inégalé ; un facteur combiné à un surplus de trafic observé entre Noël et le Nouvel An.
Cependant, malgré ces premiers éléments positifs, l’association Pro Rail suisse émet quelques critiques: des retards importants et à certaines heures, des manques de places dans les wagons. Les CFF ont quant à eux recensés 43 suppressions de trains sur ce tronçon depuis la mise en place du nouvel horaire 2017.

Il est évidemment trop tôt pour tirer des conclusions mais on peut tout de même se réjouir de ces premiers chiffres et constater une amélioration dans l’ensemble de la ponctualité sur l’axe du Gothard. Les CFF sont déjà tournés vers l’avenir avec la poursuite des travaux du tunnel de base du Ceneri (dans le prolongement du tunnel du Gothard) anticipant ainsi un doublement de voyageurs d’ici à 2025 transitant sous un des plus beaux massifs montagneux du monde.

Alexandre Lachat

Facebook copie encore une fois Snapchat et lance Messenger Day

Dans un communiqué de presse, Facebook a dévoilé un concept se voulant inédit : « nous sommes ravis de présenter Messenger Day, une nouvelle manière de voir et de partager des photos et vidéos pour une durée de 24 heures sur Messenger. »

Après les stories sur Instagram, les statuts éphémères de WhatsApp, c’est au tour de Messenger du géant américain Facebook d’utiliser cette fonction déjà bien connue chez les jeunes puisqu’elle est tout simplement copiée de la célèbre application Snapchat. Avec cette mise à jour du 9 mars, Messenger Day se voit donc doter d’un concept identique à celui de Snapchat mais aussi d’un design similaire.

Facebook vs. Snapchat

David Marcus, le Genevois à la tête de Messenger, nuance la ressemblance avec Snapchat puisque Messenger Day concerne la journée à venir et non écoulée. Il est également possible d’organiser des événements avec ses contacts.

Il semblerait qu’Evan Spiegel, le fondateur de Snapchat, paye son refus de vendre sa compagnie au patron de Facebook Mark Zuckerberg. Avec l’acquisition de WhatsApp et d’Instagram, Facebook se positionne comme le leader incontesté des réseaux sociaux tout en s’inspirant librement de ses concurrents Snapchat ou encore Twitter. En effet, cette snapchatisation porte ses fruits puisqu’en moins d’un an, les stories d’Instagram ont compté plus de 150 millions d’utilisateurs.

Malgré cette concurrence féroce, Snapchat a réalisé une entrée en bourse convaincante au début du mois de mars et dépasse depuis la semaine dernière la barre des 500 millions d’utilisateurs.

Othmane Lamrani

L’impression 3D pourrait révolutionner le traitement des grands brûlés

La recherche sur le bio-printing a beaucoup avancé ces dernières années. L’impression d’organes ne relève désormais plus de la science-fiction. Les chercheurs du Wake Forest Institute for Regenerative Medicine (WFIRM) ont créé une imprimante 3D pouvant imprimer des cellules de peau saines directement sur une brûlure, accélérant ainsi la période de convalescence.

Une brûlure du troisième degré détruit les couches internes et externes de la peau. Dans le cadre de la technique actuellement utilisée, le chirurgien prélève de la peau saine pour la greffer à l’endroit de la brûlure. Cette technique fonctionne remarquablement bien mais pose un problème dans les cas où la lésion s’étend sur une grande surface du corps. Il n’y a en effet pas toujours assez de peau à prélever pour couvrir l’entièreté de la zone endommagée.

Le projet élaboré par WFIRM permet de synthétiser de la peau à partir de cellules de peau saine. Un laser scanne la brûlure pour en déterminer la taille et la profondeur créant ainsi une sorte de « carte » de la blessure. Un ordinateur régule ensuite la libération des cellules dans l’imprimante qui va à son tour les relâcher directement sur la brûlure. La carte de la blessure sert de guide pour que l’imprimante libère le bon type et le bon nombre de cellules sur la plaie.

Jusqu’à présent, les essais cliniques sur les souris et les cochons ont été un succès. De plus, la période de guérison est passée de cinq à trois semaines avec cette nouvelle technique, diminuant ainsi le risque d’infections et de complications. Le projet est toujours en phase de développement mais il est très prometteur et les chercheurs du WFIRM espèrent bientôt passer aux tests cliniques sur des patients.

Marija Todorovic