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Journée mondiale de la sensibilisation de l’autisme

Bien moins célèbre que le 1er avril, le 2 avril est la journée mondiale de sensibilisation à l’autisme. L’autisme est un trouble envahissant du développement qui affecte les fonctions cérébrales, et dont les causes sont liées à des prédispositions génétiques et des anomalies cérébrales, selon la classification internationale des maladies de l’OMS.
Il s’agit d’un handicap et non d’une maladie mentale. Encore méconnu et mal considéré, l’autisme touche 1 enfant sur 100 en Europe. On sait sans pouvoir l’expliquer toutefois que l’autisme touche davantage les garçons que les filles : 4 garçons pour une fille.
L’autisme se traduit par une interaction sociale une communication atypique, avec des comportements restreints ou répétitifs. Le spectre des cas est assez large, allant du brillant savant (syndrome d’Asperger) à des personnes intellectuellement très déficientes, partageant la même spécificité : une difficulté à établir des relations sociales.

Il existe des méthodes éducatives comme l’ESDM, pour «Early Start Denver Model » qui permettraient de faire progresser les autistes et les rendre autonome mais elles sont malheureusement très coûteuses.
Le professeur Stephan Eliez, pédopsychiatre spécialisé dans le handicap, explique qu’« il s’agit d’un programme intensif d’au moins vingt heures par semaine auprès des enfants. Pour que cela fonctionne bien, il faut commencer le plus tôt possible, lorsque les bébés n’ont encore que 12 à 20 mois. Si on manque cette fenêtre d’opportunité, on ne parvient plus à diminuer le déficit intellectuel associé à l’autisme, ou pas dans les mêmes proportions. Il est donc très important que le diagnostic soit posé le plus précocement possible ». En Suisse néanmoins, il faut aujourd’hui environ 7 ans pour pouvoir diagnostiquer cet handicap.

Le but principal de la journée mondiale de l’autisme est de « rendre visible un handicap qui reste souvent invisible » selon Isabelle Steffen, présidente du comité d’organisation de la manifestation en Suisse romande.
Pour sensibiliser la population à ce handicap, de nombreux bâtiments suisses, comme la cathédrale de Lausanne ou le Jet d’eau à Genève s’illumineront de bleu ce samedi 2 avril, « la couleur de l’autisme », précise Isabelle Steffen. Les associations romandes organisatrices de la Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme vous donnent rendez-vous dès le lundi 3 avril 2017 au CHUV à Lausanne, où seront exposées des œuvres magnifiques réalisées par des adultes atteints d’autisme.

Pour plus de détails : https://www.autisme.ch/index.php

Othamne Lamrani

Starbucks vient mettre sa capsule dans les machines Nespresso

Starbucks a annoncé la semaine dernière la mise en vente prochaine de ses propres dosettes compatibles avec le système de Nespresso, filiale du groupe Nestlé. Ce n’est pas le premier essai de compagnie américaine dans ce domaine : en 2006 déjà, la firme avait lancé ses Starbucks Espresso Pods, dosettes compatibles avec les machines au format Easy Serving Espresso. Starbucks s’était alors positionné sur le marché au même titre que Mondelēz International avec Tassimo, Philips et Douwe Egberts avec Senseo et bien sûr Nestlé avec Nespresso. En Suisse, ce n’est que depuis quatre ans environ que Starbucks propose son propre système Verismo.

La marque à la sirène sait pertinemment que la présence de machines Nespresso dans les ménages suisses est très élevée : dans presque un ménage sur deux selon le chef de Starbucks Suisse, Frank Wubben.

D’autres distributeurs ont déjà profité de l’ouverture du système de Nespresso depuis avril 2014, ce qui ne semble pas trop perturber Nestlé et sa filiale, très présente d’une part dans l’espace publicitaire et d’autre part sur le terrain grâce à ses propres boutiques. Il semble donc que la guerre se fera autour du prix ; on s’attend à ce qu’il soit légèrement inférieur chez Starbucks.

L’occasion de grappiller quelques parts de marché était trop tentante pour Starbucks et l’on peut désormais s’attendre à ce que le chant de la sirène fidélise davantage la clientèle.

Alexandre Lachat

Mi-homme, Mi- machine la nouvelle prouesse de Musk ?

Relier les neurones du cerveau à un appareil connecté dans le but d’augmenter les capacités cognitives humaines, tel est le nouveau pari du multimilliardaire Elon Musk.

Longtemps préoccupé par l’évolution exponentielle des intelligences artificielles, le patron de Tesla s’est lancé dans une croisade qu’il compte bien gagner. Selon lui, l’humanité se dirige vers un monde dans lequel elle sera bientôt dépassée par la puissance de l’intelligence artificielle : il faut donc trouver des solutions pour booster l’intelligence humaine et parer à cette évolution.

Le Wall Street Journal a publié cette semaine quelques informations sur le nouveau projet. L’entreprise baptisée Neuralink œuvrera à l’amélioration du cerveau humain. Le but ultime serait de supprimer les interfaces physiques entre le cerveau et la machine et de les relier à travers un « cordon neuronal ». Ce processus nécessitera l’implantation d’électrodes dans le cerveau pour les relier aux ordinateurs, afin de pouvoir ensuite transférer les pensées et les souvenirs…
Le milliardaire avait déclaré au cours d’une interview : « nous sommes déjà des cyborgs. Votre téléphone ou votre ordinateur sont des extensions de vous-mêmes, mais les interfaces (vos doigts ou votre voix) sont très lentes », en précisant qu’un cordon neuronal permettrait de se passer d’une telle interface. Une avancée réalisable en quatre ou cinq ans, selon lui.

Neuralink, fondée en juillet 2016, a déjà embauché plusieurs scientifiques dont une ingénieure experte en électrodes flexibles, un professeur de l’Université de Californie à San Francisco, spécialiste du contrôle et des mouvements du cerveau ainsi q’un professeur de l’Université de Boston, réputé pour ses expériences d’implantation de microélectrodes dans le cerveau des pinsons.

Aucun prototype n’est à ce jour disponible, mais Musk n’est pas le seul à se ranger du côté des détracteurs de l’évolution de l’intelligence artificielle. Bill Gates, l’ex-patron de Microsoft et l’astrophysicien britannique Stephen Hawking ont aussi exprimé leur inquiétude, allant même jusqu’à mettre en doute le sort de l’humanité.

Asma Mezghani

Le lancement du Brexit.

Par Julie Morvant Mortreuil