Journée Mondiale de la Terre

La Journée Mondiale de la Terre, célébrée chaque année depuis 1970, a eu lieu ce samedi. Ce fut l’occasion de (re)prendre conscience du changement climatique et de ses effets négatifs pour notre environnement et nous-mêmes. Cette journée du 22 avril a en outre marqué le premier anniversaire de la signature de l’Accord de Paris sur le climat. Cet accord a lancé un signal fort, notamment à ceux s’engageant activement dans la poursuite d’un mode de vie durable, et bien que critiqué par certains le trouvant trop peu contraignant, il est le premier texte élaboré par l’ensemble des pays de la planète.

Des actes concrets
Si l’Accord de Paris peut sembler abstrait, la Journée Mondiale de la Terre propose à tout un chacun d’effectuer des actions simples en donnant des conseils et astuces sur leur site (earthday.org). On trouvera ainsi comment réduire son empreinte écologique, pourquoi il ne faudrait plus utiliser de plastique jetable, manger moins de viande, ou faire un don pour planter un arbre. En effet, selon la Earth Day Organisation, « l’éducation est la base du progrès » et donc cette année, la campagne met en avant l’information et la prévention autour des thèmes de l’environnement et du climat. Cette information est essentielle car elle est l’élément déclencheur de toute action en faveur de l’environnement.

Dans un monde incertain
Cette année, la Journée Mondiale de la Terre coïncide avec la Marche pour les sciences : série de manifestations visant à soutenir les sciences et née en réaction du climatoscepticisme de Trump. Car à l’heure où il est question de « fake news » et de troubles politiques, l’inquiétude est de savoir si la liberté scientifique et donc la vérité sur les enjeux climatiques, sera ou non perpétuée et surtout considérée.

Alexandre Lachat

Télépathie homme-téléphone grâce à Facebook

Pouvoir communiquer avec son téléphone au travers de ses pensées et se passer du clavier ou du contrôle vocal : voici le nouveau défi du géant bleu des réseaux sociaux.

Le projet a été dévoilé lors de la F8 conférence annuelle de Facebook pour les développeurs d’applications, à San José en Californie. Regina Dugan, la responsable du laboratoire expérimental Building 8, travaille aux cotés de 60 scientifiques et ingénieurs.
L’objectif ultime de l’équipe est de pouvoir dicter à son téléphone, rien qu’en pensant, ce qu’on veut dire. Pour cela, une synergie entre trois technologies est requise : l’imagerie cérébrale, les prothèses neurologiques et l’intelligence artificielle.
Une solution de “capteurs non invasifs”, qui permettrait d’«entendre» la peau, est en cours de développement.
Cette prouesse pourrait aider des milliers de personnes handicapées, mais également améliorer le quotidien du grand public. A ce sujet, Regina Dugan affirme que : «  [Le smartphone] nous permet de communiquer avec des gens à des milliers de kilomètres mais bien souvent au détriment des personnes assises juste à côté de nous. Nous savons tous intuitivement et par expérience que ce serait mieux pour tout le monde si nous levions un peu plus souvent la tête de nos écrans. »

L’objectif visé est de pouvoir retranscrire 100 mots par minute. Une vitesse cinq fois plus rapide que le temps actuellement nécessaire pour écrire sur un smartphone, selon l’entreprise de Mark Zuckerberg.

Rappelons que le multimilliardaire Elon Musk s’est lui aussi lancé dans un nouveau projet qui relève de la science-fiction. Le nouveau pari est intitulé Neuralink et permettrait de relier les neurones du cerveau à un appareil connecté dans le but d’augmenter les capacités cognitives humaines.

Asma Mezghani

Le cannabis bientôt légal en Suisse ?

Une nouvelle initiative populaire pour légaliser le cannabis a été déposée mercredi dernier, à la Chancellerie Fédérale. Elle émane de l’association « Legalize it !». Lorsque la conformité légale aura été vérifiée, les initiant auront 18 mois pour récolter les 100’000 signatures nécessaires.

Une initiative « pour une politique raisonnable en matière de chanvre protégeant efficacement la jeunesse » réclamant la légalisation du cannabis avait été déposée et rejetée en 2008 par 63% des votants. Cette dernière visait à en dépénaliser la consommation, et ce même pour les mineurs.

En automne 2013, une nouvelle loi est entrée en vigueur, suite à une initiative parlementaire du parti démocrate-chrétien, approuvée en mars 2009 par la commission de la santé du National. Elle vise à punir d’une simple amende d’ordre de cent francs la consommation de chanvre par un adulte, pour autant qu’il s’agisse de 10 grammes tout au plus.

L’initiative de « Legalize it ! » vise à rajouter un alinéa à l’article 105 de la Constitution Fédérale qui concerne actuellement la réglementation de l’alcool. Cet alinéa légaliserait la consommation personnelle et la production de cannabis, mais uniquement pour les personnes majeures. La culture collective pour ses propres besoins ne sera plus non plus punissable.

Une seconde disposition placerait le cannabis récréatif dans la liste des marchandises soumises à un impôt spécial, tout comme le tabac, l’alcool ou le pétrole.

Les arguments principaux des initiants sont que cette disposition aurait pour effet de considérablement assécher le marché noir ainsi que d’apporter de nouvelles recettes aux caisses fédérales, plutôt que d’enrichir des organisations criminelles.

A l’exception du Parti Socialiste, qui est majoritairement favorable selon le conseiller national Cédric Wermuth, l’accueil par les autres partis politiques est plutôt mitigé.

Marija Todorovic