Voitures sans chauffeurs bientôt sur nos routes ? Le vrai du faux

Un véhicule totalement automatisé, qui saurait vous acheminer d’un point à un autre sans que vous ayez à intervenir, à aucun moment. Si ce scénario est pour la plus plupart d’entre nous trop futuriste, voir même impossible à imaginer, cet article pourrait bien changer votre vision du monde. En effet, nous serons probablement témoins d’ici la fin de cette décennie de l’invasion des voitures sans chauffeurs et assisteront sans doute à l’extinction des permis de conduire.
Peter Schwarzenbauer, membre du conseil d’administration de BMW AG affirme qu’en 2030, les voitures conduites par un humain vont complètement disparaître des villes.

Technologie de pointe

Pour avoir une idée simplifiée du fonctionnement de ces véhicules du futur, il faut passer par trois étapes interdépendantes :

  • Tout d’abord, une voiture autonome est une voiture d’apparence « ordinaire », dotée de centaines de capteurs numériques, de caméras, radars, sonars et autres lidars. Ces derniers transmettent des données au logiciel qui, en fusionnant les différents paramètres, arrive à reconstituer la situation en 3 dimensions, identifiant ainsi les signalisations, la position des différents véhicules, les conditions métrologiques…
  • La prise de décision sur la manœuvre à adopter se fait alors grâce à des algorithmes d’intelligence artificielle.
  • Enfin, intervient la servocommande qui va réaliser l’action sur les interfaces physiques de la voiture tel que le volant, l’accélérateur, la boite de vitesse et le frein.

Composition technologique détaillée de la voiture autonome Renault

Concurrence acharnée

Google a été le premier à se lancer dans la course de la voiture autonome, en annonçant il y a huit ans déjà son projet. Aujourd’hui, plusieurs de ses prototypes test sont en circulation aux Etats-Unis. Le service de taxi en ligne Uber a même dédoublé le géant de l’internet en offrant au grand public la joie – ou pas – de monter à bord de ces voitures sans conducteur. Les habitants de Pittsburgh (Pennsylvanie) peuvent, depuis le mercredi 14 septembre 2017 commander des taxis sans chauffeurs.

Par ailleurs, les grands constructeurs mondiaux comment à entrer dans la course et promettent tous des modèles complètement autonomes pour le début de la prochaine décennie.

Google Car mise à l’épreuve depuis 2014

Flotte de UBER à Pittsburgh

Enjeux

Plusieurs paramètres psychologiques et législatifs sont à prendre en considération.
Si 90% des accidents de la route sont dus aux fautes humaines, toutes les législations requièrent la présence d’une personne détenant le permis de conduire sur le siège du conducteur. Outre la loi, la mise en place de ses véhicules risque d’être difficile pour le passager du point de vue psychologique. Accepter de mettre sa vie « entre les mains » d’un ordinateur constituera sûrement un blocage (compréhensible !) chez de nombreux individus.
L’apparition de cette technologie de pointe pourrait également mettre en péril des emplois, comme les auto-écoles, les chauffeurs de poids-lourd, les taxis…
Sans compter les aficionados de la conduite, sûrement réticents à l’idée de ne plus se prendre pour Fangio !

Asma Mezghani

safe-driving

Conduisez prudemment !