Pendant, avant, ou après cette période de labeur, sous de lourdes chaleurs, et d’humeur vagabonde, pourquoi ne pas faire une halte avec deux livres ?

L’Écume des jours

Boris Vian

Le plus clair de mon temps, je le passe à l’obscurcir

Souvent étudié ou cité en classe, souvent connu ou aperçu, mais encore, qu’importe ! Apologie du langage dans toute sa splendeur, la description prend vie, elle parle, sans orage, elle parle.

Je ne peux que dire combien en quelques pages, le monde dans lequel je vogue transforme mon teint d’un rose braisé à un pâle morbide. Je me sens impliqué dans l’histoire des personnages. On peut se voir en chacun d’eux, de façon normale, et passer de l’un à l’autre sans aucun problème.

Un monde cohérent par son incohérence. Certains de mes proches n’ont pas du tout eu le même ressenti en lisant ce livre. Certains n’ont même pas pu le finir. Amusant n’est-ce pas ? Pour ce qui est de mon avis : une épiphanie. Je vous conseille de prendre un peu de poussière de temps et de vous plonger dans ces quelques pages.

Ce n’est pas parce que c’est absurde qu’il ne faut pas le prendre au sérieux.

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Lettres à un jeune poète

Rainer Maria Rilke

De pressantes questions d’être à être

Conseils d’un aîné : que ce soit dans notre système éducatif, d’apprentissage de la vie, nous avons tous eu besoin de la sage parole d’un ‘ainé’ pour se guider, et peu importe le domaine ou la situation, quelqu’un qui s’y connaît ou du moins que l’on pense ainsi. Est-ce la même chose lorsque l’on veut écrire de la poésie ? Eh bien, il faut s’adresser à un ‘poète’ pardi !

Lettres à un jeune poète est une relation épistolaire entre Franz Xaver Kappus, qui porte en lui le plaisir d’écrire et une flotte entière de questionnements par rapport à son désir de poésie, une envie presque ineffable tant le sentiment est fort, et Rainer Maria Rilke lui-même, qui traitera ce jeune inconnu avec une sincérité et une plume des plus admirables.

La patience est tout

Jean-Konrad Mignon