Biennale Arte 2017

Vos rédacteurs d’HEConomist sont partis cette année à la rencontre de la 57e édition de la Biennale d’art de Venise.

 

Cette année le « thème » choisi pour cette prodigieuse manifestation artistique est l’humanisme. L’humanisme n’a pas, à proprement parler, de définition précise, mais un ensemble de manières différentes d’interprétation et de visualisation. Les artistes invités à la Biennale l’ont défini en répondant de manière personnelle, en transmettant leur propre vision et expression de l’homme et des valeurs humaines au travers de leurs yeux, de leurs mots et de leurs œuvres.

Cette accessibilité de l’Art qu’offre la Biennale dans cette féérie vénitienne permet une diffusion de valeurs et d’idéaux propres aux artistes exposant qui fait retentir une cloche d’émotions lors de quelques contemplations éclairées, et place une dimension puissante sur ce qui importe: les capacités de réflexion sur le monde actuel dans lequel nous évoluons.

La Biennale rassemble 120 artistes représentant 86 nationalités dans des pavillons d’exposition répartis au cœur de deux sites principaux, Giardini et Arsenale, ainsi que d’autres pavillons et évènements collatéraux disséminés sur toute l’étendue de Venise.

Venise est lieu qui se porte, qui se vit, qui se découvre et rend ainsi encore plus marquantes les rencontres que l’ont fait en voyageant de pavillon en pavillon. J’aimerais aborder quelques-uns d’entre eux qui, en tant que simple voyageur, mon particulièrement interpelé :

Pavillon Autrichien : Licht-Pavillon

Brigitte Kowanz, Erwin Wurm

Image associée

Pavillon Autrichien : Licht-Pavillon

Deux projets dans le même espace, Brigitte Kowanz travaille la lumière, avec des néons, miroirs et poésie donnant une profondeur physique et un mouvement à ses créations.

Erwin Wurm invite les spectateurs à oser et à participer à l’exposition, à leur faire vivre sa vision artistique haute en couleur en quittant une contemplation passive pour interagir et en posant un message sur la relation entre l’artiste et le public.

Pavillon Français : Studio Venezia

Xavier Veilhan

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Pavillon Français : Studio Venezia

Une aventure dans les profondeurs mêmes de la musique avec ce studio d’enregistrement géant. Le pavillon entier est repensé en une grotte auditive, une expérience sensorielle incroyable. Divers musiciens sont invités durant le déroulement de la Biennale, dans ce pavillon qui prend vie à la moindre note. L’acoustique a été travaillée et retravaillée de telle sorte que le son est tout simplement d’une pureté et d’une clarté enivrante.

Fermons les yeux durant cet interlude sonore et écoutons.

Pavillon Grec : Laboratory of Dilemmas

George Drivas

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Pavillon Grec : Laboratory of Dilemmas

Une installation de vidéo narrative basée sur la pièce d’Eschyle : Les Suppliantes. Un choix cornélien se pose: sauver l’autre de son tourment ou ne pas agir. Une mise en scène qui plonge le spectateur dans les archives vidéo et audio d’un laboratoire où ce choix va se poser de nouveau en un dilemme des plus prenants.

Pavillon Suisse : Women of Venice

Carol Bove et le duo Teresa Hubbard, Alexander Birchler

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Pavillon Suisse : Women of Venice

Ces trois artistes abordent l’univers de l’artiste Alberto Giacometti qui n’a, de son vivant, jamais voulu exposer dans le pavillon suisse. Au travers de ses œuvres, Carol Bove rend un hommage à ses sculptures.

Teresa Hubbard et Alexander Birchler se sont plus précisément penchés sur sa relation avec une sculptrice américaine, Flora Mayo, autour d’un film recto-verso en noir et blanc, mêlant à la fois fiction et documentaire, un témoignage pour une femme aimée.

Deux « petites » choses encore à vivre :

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Treasures from the Wreck of the Unbelievable

Treasures from the Wreck of the Unbelievable de Damien Hirst au Palazzo Grassi et la Punta della Dogana sur la découverte d’un trésor sous-marin oublié, réalité, fiction ou mythes, jugez-en par vous-même.

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One and One Makes Three

One and One makes Three de Michelangelo Pistolleto à la basilique de San Giorgio Maggiore, dans le cadre des évènements collatéraux de la Biennale d’Art, la basilique est devenue une galerie d’exposition.

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La Biennale se tient jusqu’au 26 novembre, en toute subjectivité, prenez un moment pour vous y rendre: le voyage en vaut suffisamment la peine. Tout d’abord pour découvrir Venise et, si cela est déjà fait, et bien recommencez ! Et pour ce magnifique interlude d’Art que nous offre la Biennale!

Conseil de dernière minute: se perdre à Venise est quelque chose de normal, et si cela vous arrive, prononcez tout simplement:

 « Una birra per favore « 

Viva Arte Viva

 

Jean-Konrad Mignon

Crédits Images

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@jeankonrad