Deux semaines se sont écoulées depuis l’exposition Bestioles à l’espace Saint-Martin et la rencontre de votre équipe de rédaction avec le collectif d’artiste PBK9, revenons ensemble sur ce moment.

PBK9

Créé par quatre personnes en 2009 pour combler la recherche d’une structure associative sérieuse, le but du collectif est la promotion de la culture graphique urbaine en Suisse, avec des personnes enthousiastes et motivées.

Drop est le premier projet sérieux; il se veut un mélange de disciplines d’exposition de posters et de graffs en noir et blanc. Succès et échos en 2012, lancement de plus petites expositions centrées sur les membres, dans quelque chose qui rassemble :

«C’est l’envie de faire des trucs qui nous plaisent, entre nous et qui nous motivent» Tone.

PBK9 veut faire découvrir des talents, des œuvres, des artistes dans un endroit vivant et dans tous les périphériques de l’art graphique : dessins ou illustrations vectoriels, graffs, autocollants, peintures, VJing, markers, peintures live, art toys, vêtements…

Beaucoup de personnes autodidactes, qui en plus de leur job font ces expositions, au calme, sans contrainte pour se faire plaisir et partager avec des non-initiés graffeurs, des curieux; cette sensibilité qui les habite au travers de ce langage visuel et cette envie de faire, de créer, d’imaginer.

Bestiole 2- City

 Bestioles

La première idée porte sur le cadavre exquis, d’un point de vue de l’illustration, où le jeu collectif s’articule autour de la création d’animaux par l’assemblage de certaines parties de plusieurs d’entre eux. Des créatures dont la structure découle de la conjonction du travail de plusieurs artistes. En partant de ces métamorphoses une réflexion s’arrête sur l’évolution animale. Qu’adviendrait-il si celle-ci n’était tout simplement pas figée et continuait ? Quels changements pourraient s’opérer et que deviendraient en fait les animaux actuels ?

Ces bestioles pourraient avoir évolué de tant de façons possibles qu’il n’y a pas de manières de les imaginer, de les penser et de les dessiner. Elles forment le sujet d’interprétation qui rend l’exposition spéciale. Une proposition ouverte d’états d’esprits pour dépasser son horizon et porter son regard plus loin que ce que l’on pourrait seulement envisager. Cela laisse, à mon sens et ressenti de l’exposition, libre part à l’imagination pour ce type de travail.

PETCH – PBK9 – 2017

Une proposition de l’espace Saint-Martin dans un cadre industriel, s’éloignant d’un modèle d’exposition que l’on ne retrouve plus dans les musées, pour offrir aux artistes un support plus brut et une toile de fond afin de s’adonner pleinement à la création. Les artistes ont eu carte blanche pendant deux mois de préparation, un temps court mais un travail réalisé de façon autonome par des personnes spontanées et motivées.

« On fait, parce qu’on a envie »

Je vous invite vivement à consulter la vitrine de leurs travaux sur Facebook en attentant de prochains projets et évènements !

 

Jean-Konrad Mignon