La première date butoir pour les échanges est dernière nous. Bien heureusement, pour les malchanceux qui n’auraient pas gagné la loterie du premier tour, il reste plein de destinations chouettes pour le deuxième tour du 20 février. Parmi elles, Louvain, où j’ai eu l’opportunité d’y faire un séjour d’une année en troisième de Bachelor.

Louvain la flamande (à ne pas confondre avec Louvain-la-Neuve dans la partie francophone), est probablement une des destinations les plus méconnues des étudiants HEC quand bien même l’université est très réputée, principalement pour ses facultés polytechniques et de médecine, mais aussi pour celle d’économie. Avant de la repérer sur la liste des universités partenaires, je n’en avais moi-même jamais entendu parler, ce qui a contribué au charme du voyage.

Bien évidemment, la plupart des étudiants veulent aller à l’autre bout du monde ou dans une grande ville européenne aux multiples réputations pour avoir des souvenirs fous de leur expérience. Pourquoi donc aller dans une ville de 100’000 habitants dont la moitié sont des étudiants belges qui désertent la ville le week-end pour rentrer chez eux? Comme il n’y a pas d’attentes, il n’y a pas de déceptions !

Un échange sera réussi seulement si on fait en sorte qu’il le soit et Louvain incarne parfaitement cela : il n’y a pas grand-chose à faire, ce qui donne beaucoup d’opportunités de découvertes.

Si vous avez grandi en ville comme moi, vous avez sans doute eu une enfance où votre monde se limitait à votre quartier et où tous les lieux importants (école, parc, maisons des amis) se trouvaient à moins de quinze minutes de chez vous. Louvain, c’est pareil. Tout le monde se déplace à vélo et je n’ai pas dérogé à l’usage. Que ce soit pour aller faire un foot, boire un thé, rejoindre des gens à la bibliothèque, ou manger une mitraillette, tout me prenait cinq minutes de trajet. Il n’y avait pas de flemme de se déplacer, d’empêchements de dernière minute ou d’obligations temporelles. Pas d’organisation non plus. Avec mes amis, on s’écrivait pour se voir, et dans les vingt minutes on était tous réunis. Le tout dans une ambiance détendue, à déguster des bières belges et des spécialités culinaires (grasses) comme les moules-frites, les gaufres, les fricadelles, les tomates crevettes, le waterzooi et les carbonnades.

Je ne me suis jamais lassé de ce sentiment de liberté, de pouvoir toquer à la porte d’un ami sans prévenir, juste pour savoir s’il était là et voulait faire quelque chose. Retrouver cette simplicité était ma plus grande découverte à Louvain. Quand le besoin d’atmosphère citadine se faisait ressentir, je partais pour Bruxelles, à vingt minutes en train.

Alors, je vous le recommande vivement : partez ! Le lieu importe peu. Vous prendrez le temps d’aimer des choses dont vous seriez passé à côté. Tant qu’il y aura des gens, il y aura des amitiés et donc des souvenirs inoubliables.

Luca Bron