Aujourd’hui, nous recevons Claire Tepper, Compensation & Benefits Specialist chez SICPA, pour nous parler de son parcours et de son expérience à la suite d’études à HEC Lausanne.

 

Parcours

Après avoir obtenu le baccalauréat français, j’ai enchaîné avec un bachelor et un master à HEC Lausanne avec un ERASMUS à Mannheim. Durant mes études, j’ai aussi été assistante du Professeur Julian Marewski au département de comportement organisationnel. Par la suite, j’ai travaillé en tant que HR Executive Trainee chez SICPA pendant 10 mois et jusqu’à présent en tant que Compensation & Benefits Specialist.

– En quoi consiste le poste que vous occupez actuellement ?

Il s’agit de s’occuper de la paie pour la Suisse, gérer aussi, en collaboration avec des cabinets externes, la paie pour d’autres pays (comme la France, la Thaïlande, la Slovaquie), s’assurer que la base de données RH est maintenue pour tous les pays, s’occuper des expatriés et gérer divers projets.

Côté carrière

– Pourriez-vous définir un exemple-type d’une journée professionnelle ?

Il n’y a pas de journée-type. Selon les urgences et les priorités, il faut apprendre à gérer et être extrêmement flexible. À titre d’exemple, il est impossible de prévoir les demandes et questions émanant de collaborateurs. En revanche, la paie est une tâche plus facile de planifier et d’anticiper.

– Qu’est-ce qui vous passionne dans ce métier ?

C’est déjà un peu le côté imprévisible mais aussi la partie « chiffres » avec la revue salariale, la paie, et aussi la partie « contact humain » où j’ai l’occasion de m’entretenir avec les collaborateurs pour des questions.

– Vous mentionnez parmi les différents aspects de votre travail, la gestion, la collection et la maintenance de bases de données : comment travaille-t-on avec des masses de données conséquentes tout en garantissant la protection et la confidentialité de celles-ci ?

Nous avons un département qui s’occupe de la confidentialité des données. Néanmoins, il nous arrive parfois de devoir travailler ensemble pour certains projets afin de s’assurer qu’il n’y ait pas de problèmes de ce point de vue-là.  Autrement, c’est une coopération entre les différents bureaux au sein des différents pays dans lesquels est implantée SICPA. Les données provenant de ces différents pays sont introduites dans un système centralisé et le département IT s’occupe du développement, des améliorations technologiques du système (cryptage des données) et des dépannages nécessaires éventuels.

Enfin, lors de nouveaux projets, le département de la sécurité des données intervient pour vérifier si par exemple un nouvel outil que nous proposons est en accord avec toutes nos réglementations.

– SICPA c’est 50 nationalités, 35 bureaux dans le monde et plus de 2000 employés. Comment maintient-on la culture d’entreprise ?

C’est une bonne question. Nous avons déployé des outils qui permettent de maintenir un lien fort entre les pays. Nous disposons ainsi d’un intranet très actif, en anglais et en français, accessible à tous les employés et sur lequel sont partagés des informations liées à nos activités dans le monde. Nous disposons également d’outils collaboratifs et nous nous apprêtons à en déployer une nouvelle version, très en pointe, pour encourager de nouveaux usages, pour créer des synergies entre des équipes qui étaient auparavant isolées géographiquement ou dans un secteur technologique spécifique. Tous ces changements n’empêchent pas l’entreprise de garder ses valeurs fondamentales. C’est en travaillant autour de ces valeurs que l’on s’assure que les comportements sont adéquats.

– Vous proposez un Internship Program chez SICPA : comment cela se passe et qu’est-ce que vous offrez par exemple à un jeune qui sort des études et qui est motivé ?

Après le bachelor, ce sont des internships d’une année qui se passent en général dans un seul département. Mais du moment que quelqu’un est motivé, je dirai qu’il n’y a pas de limites.

Du temps des études

– Que vous a apporté HEC Lausanne ?

Le fait d’apprendre à travailler en groupe et gérer les priorités. Ayant pris 42 crédits durant un semestre avec en plus un projet de groupe dans chaque cours, j’ai dû m’adapter à la charge de travail conséquente. Ceci m’a permis de me préparer car aujourd’hui cela se rapproche à la charge de travail que j’ai en tant que Compensation & Benefits Specialist.

– Quelles étaient vos matières de prédilection ?

Les cours de comportement organisationnel, le marketing et les statistiques.

– Êtes-vous parti en échange ? Si non pour quelles raisons ? Si oui, où ?

Oui, à Mannheim pour apprendre l’allemand.

– Selon vous, quels sont les points forts de la faculté HEC et de l’Université de Lausanne ?

C’est assez international (surtout au master) ce qui permet d’avoir un autre regard, d’élargir son point de vue et de confronter ses idées.

– Un commentaire sur la ré-accréditation de la faculté par EQUIS pour 5 ans ?

Je trouve que c’est une excellente nouvelle et cela ne me surprend pas car HEC Lausanne est une très bonne école.

– Imaginez la possibilité de faire le bachelor entièrement en anglais, vous seriez preneuse ?

Oui, pourquoi pas ?

Questions pratiques/autre

 – Quels sont vos principaux canaux d’information ?

Je cherche partout sans avoir une référence en particulier. Parfois une anecdote peut même m’amener à réfléchir sur un autre sujet, voire stimuler ma créativité et me donner une idée à implémenter ailleurs dans mon travail. Du moment que l’on regarde tout avec un regard critique, cela ne pose pas de problème.

– Un journal/média en particulier à recommander aux étudiants ?

The Economist mais encore une fois, il ne faut pas se borner à une seule source d’information et rester ouvert.

 

Alexandre Lachat

AU NOM DE TOUTE L’ÉQUIPE HECONOMIST, UN GRAND MERCI À CLAIRE TEPPER POUR CET ENTRETIEN.