Dans le velours rouge du ciel, incertain et nu de désirs, voici Jacquemort notre psychiatre et figure de proue du bateau de pêcheur, que nous allons visiter jusqu’à la poupe ! Nous parlerons davantage de ce musicrain dans une tonalité beaucoup plus pleine une autre fois, mais pour le moment, restons dans la musique et l’obscurité, dont l’association selon Vian est onctueuse, et vous met un pansement sur l’âme.

Les mots prennent vie, quand on prend la porte, eh bien, on part avec. Rien n’est plus magique que les limaces dans cette histoire et nous nous retrouvons dans un monde aux formes et aux couleurs muables selon la qualité de l’âme du lecteur (c’est pour cela qu’il y a parfois des trous, d’où le besoin de pansement expliqué plus haut ! Suivez un peu, s’il vous plait !). Dans ce récit comme tout un chacun, on se cherche, on comprend l’environnement dans lequel on évolue, on le quitte, on le méprise, on l’adore ou on le retrouve. C’est exactement ce que Jacquemort va vivre en arrivant au moment précis de la naissance des trumaux : des jumeaux, Noël et Joël et « un isolé », Citroën. Plus particulièrement encore, dans ce village où l’or de la honte cache le visage des pieux, refoulés et rouges donnant ainsi au vide l’étiquette d’espoir.

« On n’est libre que lorsqu’on a envie de rien, et un être parfaitement libre n’aurait envie de rien. C’est parce que je n’ai envie de rien que je me conclus libre » et parce qu’au final c’est l’histoire qui arrache le cœur.

Bonne Lecture.

Jean-Konrad Mignon