Un mois déjà depuis le début des cours ! Pour certains, la routine est déjà bien installée, pour d’autres, les vacances ne sont pas encore terminées. Quoiqu’il en soit, la majorité d’entre nous ne se réjouit pas particulièrement des trois mois à venir qui rimeront avec de longues heures passées à la bibliothèque à lutter contre des problèmes de motivation et de procrastination.

La tentation est alors bien souvent de couper toute activité n’ayant pas de rapport avec les études afin de se focaliser sur la réussite des examens. Beaucoup arrêtent la pratique de leur instrument de musique, leur cours de théâtre ou l’observation des cieux. Le raisonnement est logique : en s’accordant plus de temps pour les études, on augmente ses chances de réussite. Malheureusement, cela ne prend pas en compte tout ce qui est nécessaire.

 

Tout d’abord, il ne faut pas se voiler la face. Ce n’est pas cinq heures par semaine de pratique de son activité favorite qui vont faire rater des examens. D’autant plus qu’en arrêtant, le temps gagné ne sera probablement pas utilisé pour des révisions, mais pour de la paresse à la maison.

 

Également, il est important de sortir sa tête de ses bouquins et de décompresser. Avoir une soupape qui fait oublier la routine est une chance dont on ne prend pas assez conscience. Parce que le travail ne se compte pas en nombre d’heures, mais en nombre de tâches accomplies. S’il y a moyen d’être plus efficace, il faut chercher à l’être. Bien souvent, le prospect de relâcher la pression est le su-sucre qui motive, le réconfort après l’effort. Mieux vaut se mettre au boulot content et être efficace que de se faire violence à s’y mettre en songeant à la morosité de sa vie.

 

Dernièrement, les passions empêchent de n’être qu’un parmi d’autres. Elles s’accompagnent de rencontres de personnes qui donneront des tuyaux, aideront à progresser. Elles permettent d’être calé dans un domaine où peu d’autres le sont. En plus d’avoir permis des études universitaires plus agréables, elles ouvrent de nombreuses portes à la fin de celles-ci. Le bonus, c’est de coller à l’adage : «Choisis un travail que tu aimes, et tu n’auras pas à travailler un seul jour de ta vie».

Cette phrase a de quoi rendre sceptique, il y a des gens compétents partout, il est dur de rivaliser ! Par contre, il y en a probablement peu dans son domaine de prédilection. L’important, c’est de s’impliquer dans ce qu’on fait.

 

En cette rentrée, je vous recommande donc de cultiver vos passions ! Elles sont toutes belles, vous définissent et vous font avancer.

 

Luca Bron