For the year 2017, the Master in Management (MScM) of HEC Lausanne received an overhaul. Students must now choose between four specilisations: Strategy, Organization & Leadership, Marketing, Business Analytics et Behaviour, Economics & Evolution for which they will follow most of their courses. At the head of this, Valérie Chavez-Demoulin who agreed to an interview to discuss the Master one year after its launch.

Where did the need to remodel the Master came from? Are you satisfied by the result?

They were two major needs. The first one was to define more clearly the orientations of the Master and to reinforce the degree of specialisation to form specialized Managers in each orientation. The second one was to answer to the needs for the future Managers in a world in evolution at the era of “Big Data”. This has been done by introducing a brand-new orientation “Business Analytics” and by and making the global studies of the Master more quantitative.

As for the satisfaction with the results, we are still in the process of the reformation and there are still updates to make (from the timetables to the courses content) and we are working on it. I don’t aim for final results, but rather for evolving solutions which adapt to the needs of the real world. We are constantly looking at the best Master worldwide curriculums to position ourselves as competitors. I am optimist.

The four orientations don’t have the same popularity. Do you think that it will become more homogenous as time goes by?

No. The proportion of students in the four orientations should ideally reflect the needs of the industry or organisations. Nowadays, there are more Managers in charge of strategy and organisation than of Business Analytics. These proportions will evolve. The profiles of our future Managers will themselves change those proportions in the companies by offering new skillsets.

More precisely, Behaviour, Economics & Evolution, for example, opens itself to a niche market characterized by a strong sensitivity to sustainability. Also, we are aware of the demand growth for Business Analysts in every institutions and companies. It is a new domain which is in the same time growing and essential nowadays.

Are the skills taught in adequacy with the market demand?

We are in close collaboration with the firms. With the introduction of the course “Company Project” which aims to make all the students work on real, concrete and current problems in partnership with the corporations. Many of them ask us for always more cooperation: on the one hand by offering internships to our students and on the other hand by expressing their needs for the different student profile that they are looking for, adequately trained to new and up to date skills.

For example, few of the current Managers in the industry are trained for analytical or quantitative skills. The entire industry regardless of its size will be confronted to some needs in “workforce analytics” for example to provide better forecasting and therefore to take more accurate decisions.

Do you have any recommendation to give to the students who hesitate between working in the industry or doing doctoral studies?

The question needs to be asked at the time of the Master thesis because it gives a taste of what could follow. Students who hesitate can start with an academic thesis that will open the door to the research domain. The PhD allows to perfect skills in a particular field and the specialisation it brings is, most of the time, a plus for the industry. Sometimes however, and depending on the field, recruiters will see the PhD as an over qualification.

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Pour la rentrée 2017, le Master en Management (MScM) de HEC Lausanne a bénéficié d’une cure de jouvence. Les étudiants doivent dorénavant choisir parmi quatre spécialisations : Strategy, Organization & Leadership, Marketing, Business Analytics et Behaviour, Economics & Evolution dans laquelle il suivra la majorité de ses cours. À la direction de cette nouvelle formule, Valérie Chavez-Demoulin qui nous a accordé un interview pour discuter du Master un an après son lancement.

D’où provenait la nécessité de remanier le Master ? Êtes-vous satisfaite du résultat ?

La nécessité provenait de deux besoins. Le premier, dessiner plus clairement des orientations propres au Management et renforcer le degré de spécialisation pour former des vrais Managers spécialistes en chaque orientation. Le deuxième, répondre aux besoins de former les futurs Managers dans un monde en évolution à l’ère du « Big Data » ; ceci en introduisant une orientation totalement nouvelle « Business Analytics » et en rendant la formation globale du Master plus quantitative.

Quant à la satisfaction par rapport aux résultats, nous sommes toujours dans la mise en place de la réforme et il y a encore des modifications à effectuer (qui vont de l’horaire des cours à leur contenu) et nous travaillons dessus. Je n’espère pas de résultats finaux, mais plutôt des solutions évolutives qui s’adaptent aux besoins du monde réel. Nous regardons constamment les cursus des autres Masters de renommée mondiale afin de nous positionner comme compétiteurs. Je suis optimiste.

Les quatre orientations ne jouissent pas de la même popularité. Pensez-vous que l’on tend vers plus d’homogénéité au fil des années ?

Non. Les proportions d’étudiants dans les quatre orientations devraient idéalement refléter les besoins de l’industrie ou des organisations. Pour le moment, il y a dans l’industrie plus de Managers en charge de stratégie ou d’organisation qu’en charge de Business Analytics. Ces proportions évolueront. Les profils de nos futurs Managers modifieront eux-mêmes ces proportions dans l’entreprise en présentant de nouvelles compétences.

Plus précisément, Behaviour, Economics & Evolution, par exemple, s’ouvre vers un marché de niche caractérisé notamment par une grande sensibilisation à la durabilité. Aussi, nous sommes très conscients de la croissante demande en Business Analytics dans toutes les institutions ou entreprises. C’est un nouveau domaine qui est, en même temps, en pleine expansion et également indispensable aujourd’hui.

Les compétences enseignées sont-elles en adéquation aux demandes du marché ?

Nous sommes en étroite collaboration avec les entreprises. Notamment avec l’introduction du cours « Company Project » qui a pour but de faire travailler les étudiants sur des problèmes réels, concrets et actuels en collaboration avec les entreprises. Beaucoup d’entre elles nous demandent toujours plus de partenariats : d’une part en proposant des stages à nos étudiants, et d’autre part en exprimant leur besoin sur les différents profils d’étudiants recherchés, adéquatement instruits à des compétences nouvelles et à jour.

Par exemple, peu de Managers actuels de l’industrie ont été formés avec des compétences analytiques ou quantitatives. Toute industrie, quelle que soit sa taille est ou sera confrontée à des besoins en « workforce analytics », si ce n’est, par exemple, pour bien anticiper le futur et prendre des décisions en conséquence.

Avez-vous un conseil à donner aux étudiants qui hésitent entre monde du travail et doctorat ?

Permettez-moi une correction de termes dans votre distinction entre « monde du travail » et « doctorat », le doctorat étant un vrai travail, souvent même très conséquent mais il est vrai qu’il se fait dans un monde « parallèle » à celui de l’industrie …

La question doit se poser au moment du travail de Master car il donne un avant-goût de ce qui pourrait suivre. Les étudiants qui hésitent peuvent se lancer dans un mémoire académique qui donnera une première impression du domaine de la Recherche. Le doctorat permet de perfectionner les compétences dans un domaine particulier et la spécialisation qu’il apporte est, la majeure partie du temps, un atout pour l’industrie. Parfois, et en fonction du domaine, des recruteurs verront le doctorat comme une surqualification.

 

Luca Bron

 

Source

https://www.unil.ch/hec/fr/home/menuinst/etudes/masters/management.html