La COP 22 : Bilan

La conférence internationale sur le climat s’est achevée ce vendredi 18 novembre à Marrakech. Les 197 délégations présentes se sont mises d’accord pour appliquer d’ici 2018 l’accord sur le climat conclu l’an dernier à Paris. Les objectifs principaux de cet accord sont de contenir le réchauffement climatique en dessous de 2°C jusqu’en 2100 (en limitant principalement la production de gaz à effet de serre) et de venir en aide aux pays déjà touchés par ce réchauffement.

Le point des financements

Toutes les délégations mobilisées sont unanimes pour agir ensemble contre le réchauffement climatique mais le problème est de trouver les financements nécessaires. De plus, il subsiste un net décalage entre les besoins des pays du Nord et du Sud : les pays du Nord doivent prévenir le réchauffement tandis que les pays du Sud sont déjà touchés par celui-ci et veulent des actions concrètes (construction de digues…). Les pays du Nord ont promis un versement de 100 milliards de dollars par an aux pays du Sud pour qu’ils puissent s’adapter au dérèglement climatique. Cependant, cet engagement reste toujours en suspens.
Cette année, le président de la COP 22 a annoncé le lancement du prix Mohammed VI, d’un montant de 1 million de dollars, qui sera décerné aux initiatives les plus innovantes dans le monde, à chaque COP.

Impact de l’élection surprise de Donald Trump

Durant sa campagne électorale, Donald Trump a annoncé vouloir se retirer de l’accord de Paris, Il qualifiait en effet de « canular » toute les projections relatives au réchauffement climatique. Pour l’heure, le nouveau président des Etats-Unis ne s’est pas encore prononcé officiellement sur le sujet, mais pourrait retirer la signature des Etats-Unis dans un délai de quatre ans. L’administration d’Obama avait également imposée aux industries d’énergie fossile de baisser de 32% leurs émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030. Trump pourrait revenir sur cette loi et l’abroger dans le futur.

Les pays présents dans cette ligue restent toujours mobilisés mais les actions concrètes demeurent en attente.

Microsoft rejoint la Linux Foundation

Voilà une annonce qui devrait ravir les adeptes de l’open source sur Internet : Microsoft rejoint la Linux Foundation en tant que membre platinum, apportant donc un soutien de taille au système d’exploitation alternatif libre et gratuit. Une nouvelle qui, il encore quelques années, aurait été jugée aussi peu crédible que de savoir Donald Trump à la tête des Etats-Unis : lorsque l’ex-PDG de Microsoft Steve Ballmer comparait Linux au cancer et à un « nid de communistes ».

Pour les infortophobes, Linux est un système d’exploitation à part entière, installable gratuitement sur votre machine (à la différence d’une licence OSX ou Windows) et est principalement utilisé/apprécié pour sa sécurité, les mises à jour plus fréquentes que chez son concurrent Microsoft et la transparence de son code source. En outre, la quasi-totalité des applications proposées sur Linux sont gratuites et modifiables au bon goût de l’utilisateur.

Concrètement, Microsoft va débourser 500.000 dollars par an pour obtenir son billet d’entrée chez Linux, ce qui reste une somme « modique » pour la deuxième capitalisation boursière au monde.

« La Fondation Linux n’est pas seulement la maison de Linux, mais celle de tous les projets open source les plus novateurs de la communauté », déclare à ce sujet Scott Guthrie, vice-président exécutif de Microsoft Cloud and Enterprise.

Après avoir largement profité de la promotion du logiciel fermé (= sous licence propriétaire), Microsoft se retrouve désormais en tête du classement des contributeurs sur GitHub, devant Facebook et Google. Parmi les plus gros projets du site, l’ouverture de PowerShell ou des outils de développement Visual Studio (récemment porté sur OSX).
En marge de l’événement, Microsoft rend publique la préversion de SQL Server sur Linux. L’éditeur prévoit toujours de porter sur le marché une version définitive de la base de données d’ici mi-2017.

L’arrivée de l’américain à la Fondation Linux marque un nouveau départ dans sa volonté de travailler avec le système open source, devenu primordial pour sa conquête du Cloud via Azure. De son côté, Linux pourrait profiter de l’expérience du géant en la matière : en 2007, James Zemlin – qui dirige la Fondation – rendait hommage aux « talents de Microsoft concernant la standardisation et les protections juridiques ». Des compétences faisant défaut à Linux selon lui, et sur lesquelles il vient de « mettre la main ».

Primaires de la droite en France: coup de tonnerre !

Les français votaient ce dimanche pour le premier tour des primaires de la droite et du centre. Plus de 4 millions d’électeurs se sont déplacés pour aller voter, un chiffre record pour une primaire.

Fillon, le coup de maitre

En déjouant tous les pronostics, François Fillon a assommé la concurrence et remporte largement ce premier tour des primaires, réunissant plus de 44.1% des voix. L’ancien premier ministre a sans doute bénéficié d’une forte dynamique suite au dernier débat télévisé, mais personne n’aurait imaginé qu’il puisse réaliser un tel score. Le sarthois a désormais une semaine pour consolider son électorat, recueillir les voix des candidats qui le soutiennent, et convaincre les derniers indécis. Sans s’avancer sur les résultats de dimanche prochain, François Fillon est plus que jamais dans une position idéale pour être le candidat de la droite en mai 2017.

Juppé, la déception

Le grand perdant de cette soirée électorale. Alain Juppé, donné large gagnant de ces primaires par les instituts de sondages, n’a réuni que 28.6% des suffrages, bien loin du score exceptionnel de Fillon. Un résultat plus que décevant pour le maire de Bordeaux, qui aura beaucoup de difficultés à s’imposer au second tour. Caché derrière un faux enthousiasme, Juppé portait hier soir les traits de la déception, sans doute conscient du défi à relever en une semaine.

Sarkozy, clap de fin ?

Une page de la vie politique française vient peut-être de se tourner. Seulement 20.6% des électeurs se sont réunis derrière l’ancien président de la République, le plaçant ainsi en troisième position, premier non-sélectionné pour le second tour. L’ancien chef de l’Etat, que l’on avait désigné comme l’adversaire certain de Juppé au second tour, s’est exprimé brièvement dans la soirée, reconnaissant sa défaite et saluant la qualification de ses adversaires. Malgré les relations tendues qu’il entretenait avec son ancien premier ministre, Nicolas Sarkozy a apporté son soutien François Fillon et votera pour lui dans une semaine. Une décision qui devrait être suivie par l’ensemble des électeurs sarkozystes.

Derrière les trois premières forces de ces primaires, les autres candidats se partagent quelques pourcents de l’électorat. Nathalie Kosciusko-Morizet a obtenu 2.6% des suffrages, Bruno Lemaire 2.4%, Jean-Frédéric Poisson 1.5% et enfin Jean-François Copé un bien maigre 0.3%.

Notez que les résultats ne sont pas encore totalement définitifs. A 11H00 ce matin, 94% des bulletins étaient dépouillés.

COP 22

Par Julie Morvant-Mortreuil

Marie Charlotte Launay, Hadrien Lapierre & Thibaud Rullier

Image
Image 1 ; 2 ; 3