La Minute Actu : Volkswagen, was ist passiert ?

Coup de tonnerre dans le monde de l’automobile ! En plein salon de Francfort, Volkswagen, le géant allemand, est impliqué dans une vaste affaire de fraude, accusé d’avoir équipé ses véhicules d’un logiciel permettant de fausser les tests anti-pollution.

Qui ?

Volkswagen, la sacro-sainte marque de Wolfsbourg, ainsi que ses filiales : Audi, Seat, Skoda, pour ne citer que les marques dont les véhicules sont soupçonnés d’être équipés du logiciel « tricheur ». Toutes les voitures concernées sont des modèles extrêmement courants, possédant un moteur diesel : Golf, Polo, Passat, A3…

Quoi ?

Un logiciel extrêmement intelligent, implanté dans les modèles à moteurs diesels, permettant de déjouer les tests anti-pollution pratiqués par les autorités et de valider haut la main les contrôles. Le programme permet de limiter l’émission de gaz polluants uniquement lorsque la voiture est sur un banc d’essai, sans avoir aucune conséquence lors de la conduite. Selon le Bild, c’est l’équipementier Bosch qui aurait produit ce petit bijou de technologie dès 2007, mettant Volkswagen en garde dès cette époque sur le caractère « illégal » d’installer un tel logiciel sur les voitures. Affaire à suivre…

Combien ?

Quelque 11 millions de voitures équipées du système de fraude à travers le monde ! Et des conséquences immédiates : au niveau des Etats Unis, Volkswagen risque une amende s’élevant à 37’500 dollars par véhicule fraudeur, soit environ 18 milliards de dollars uniquement pour le marché américain ! Face à cette annonce cataclysmique, les marchés financiers n’ont pas tardé à répondre : le titre Volkswagen a dévissé de plus de 30% les trois jours après l’annonce, pour une dévalorisation de 25 milliards d’euros. Les conséquences pourraient être également colossales pour l’image de marque de Volkswagen.

Et après ?

Le PDG de Volkswagen, Martin Winterkorn a d’ores et déjà démissionné, remplacé au pied levé par Mathias Muller, jusqu’alors président de Porsche. Et c’est loin d’être fini ! Le Présidum, un comité réduit du conseil de surveillance devrait tenir une nouvelle réunion de crise. L’organe de surveillance a promis « une enquête sans concession ».

Toute la classe politique européenne a fustigé Volkswagen ces deux dernières semaines, le ministre allemand des Finances blâmant « l’avidité de gloire et de reconnaissance » du groupe Volkswagen.

Volkswagen est le premier groupe automobile surpris les mains dans le pot de confiture. Mais n’accablons pas nos camarades allemands ! Devant l’ampleur de la fraude, il serait naïf et prétentieux de désigner VW comme le tricheur public n°1. L’arbre, aussi gros soit-il, cache souvent une forêt dense. Des soupçons planent actuellement sur une autre firme allemande, BMW, excusez du peu. Deutsche qualität, vous dis-je…

Enguerran Badoux & Thibaud Rullier

 

 

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