Procrastina-quoi ?

Il est n’est pas utile de le répéter : la procrastination est votre pire ennemi à l’université. Ce comportement est souvent synonyme de facilité et de faiblesse d’esprit, ce qui n’est évidemment pas recherché chez les étudiants.

Pour les novices, la procrastination est le fait de repousser à plus tard tout type d’activité, en général non plaisante à réaliser. Nous sommes tous passés par là. Un projet, un écrit, les impôts (pas bien), l’organisation d’un événement, les tâches ménagères…

Pour les férus de microéconomie, l’ajournement est synonyme de nombreuses heures d’incompréhension pour ce pauvre Botond qui n’arrive pas à aller au fitness.

Tim Urban, spécialiste sur le sujet, fournit une illustration parfaite avec son panick monster, qui représente le stress de dernière minute. Prenons un exemple connu : vous avez un projet à rendre pour le vendredi, mais vos amis vous invitent à sortir le jeudi soir. Résultat : vous vous êtes amusé sur le moment mais votre semestre est compromis par un projet terminé le vendredi matin dans le métro sous la terrible pression associée au panick monster. Ainsi, une activité importante est considérée comme secondaire à partir du moment où une autre activité – inutile pour le futur – offre une satisfaction immédiate. L’impression d’avoir beaucoup de temps devant soi surpasse l’urgence de l’activité et démotive totalement l’auteur. Mais alors, existe-t-il des méthodes ou astuces pour pallier ce terrible fléau ?

 

La to-do list : un remède parmi tant d’autres.

Je vous l’accorde, c’est un cliché. Cependant, prendre l’habitude de créer et mettre à jour une to-do list a un double avantage.

Premièrement, elle permet de se souvenir des choses que l’on doit faire. Elle peut servir à se rappeler des cours qu’il reste à revoir, des slides à imprimer ou encore de s’inscrire aux examens. Le fait qu’une tâche soit expressément écrite lui donne un caractère plus impératif. Ainsi, la to-do list nous contraint à prendre conscience d’un événement, et donc à le réaliser plus rapidement.

Deuxièmement, et le plus important, elle libère l’esprit d’une foule de petites pensées qui le traversent et l’encombrent. Une to-do list, qu’elle soit structurée ou non, permet d’avoir une vision globale des activités qu’il reste à réaliser. Il sera donc plus facile de distinguer une activité prioritaire d’une autre et de se projeter dans le futur. Le cerveau ainsi libéré, le sentiment d’accomplissement sera d’autant plus satisfaisant au moment de cocher une nouvelle ligne sur la liste.

Plusieurs applications existent pour mettre en forme ces petites coches. Parmi les plus connues, on peut citer Todoist, Evernote ou plus simplement les applications par défaut d’un smartphone.

 

Conclusion

Procrastineur ou non, il est important de se rappeler que l’apprentissage commence dès le début du semestre, sous peine d’allonger peu à peu la masse de travail et d’arriver au examens la tête pleine de regrets.

Antoine Mathieu