« La bulle la plus importante c’est l’amour,

La deuxième c’est le rêve, »

La troisième c’est le loup-garou de Boris Vian.

 

On n’a plus le temps de lire, en fait, non, ce temps nous l’avons, mais on ne le prend pas. C’est comme votre complice qui à chaque proposition de soirée rocambolesque s’exclame d’un air accompli « je te redis ». Pas la peine d’insister, cette personne ne prendra jamais de votre temps, et finira dans les limbes à attendre un carrosse qui ne viendra pas.

Après cette introduction qui n’a rien à voir avec le livre concerné « Vian » ainsi, deux histoires contées par Boris Vian lui-même ! J’aimerais donc tacher de quelques gouttes d’encre le blanc de ce recueil.

Résultat de recherche d'images pour "Le loup garou boris vian"Les histoires font souvent mention du grand méchant loup représenté par une foule de personnages acerbes et antipathiques, mais parfois, il faut sauver le dragon de la princesse.

Le premier visage de ce recueil de nouvelles est un pauvre loup, qui ne demande son dû à personne, et qui se fait mordre par un loup-garou, se retrouvant ainsi transformé en humain les nuits de pleine lune ! (Quelle triste destinée). Passant de quatre pattes à deux, n’en déplaise aux énigmes du sphinx, il faut redécouvrir les folies post hoc ergo propter hoc de son nouvel univers. On sait cependant, qu’il se nommait Denis, et que « sa distraction favorite consistait à regarder les voitures. »

Une vie d’homme pour un loup ce n’est pas une vie. La suite, découvrez-la vous-même !

Restons dans le thème du bal HEC, et explorons ainsi un conte impromptu.

Conte de fées à l’usage des moyennes personnes est une histoire dans l’histoire qui traite de plusieurs histoires. Trois lecteur·rice·s ont soupiré durant la lecture de cette phrase.

Dans un fouillis de fanfreluches, l’on trouve tout de même son compte dans le conte (j’arrête promis). Soit. Une épopée fantastique et grotesque entraîne nos héros de fortune dont le Graal est le sucre gourmand de nos délices endormis.

On déguste les fleurs citronnées de ce conte très rapidement au détour d’un changement de décor, acte après acte et orchestré, pourtant de la plus douce des manières possibles. Avec du temps, et un soupçon d’envie.

Jean-Konrad Mignon