Oh dear… doit probablement se dire la reine depuis sa luxueuse résidence, impuissante face aux déboires de son parlement.

C’était il y a exactement 2 ans, 9 mois et 26 jours : les britanniques ont choisi de se détourner du chemin continental pour faire un pas en terre autarcique. Aussi critiquable que puisse être cette décision, elle a été prise démocratiquement et doit donc être appliquée. Mais le parlement ne l’entend pas de cette oreille…

Anarchy in the U.K.

Le refus systématique et idéologique du deal de Theresa May a conduit au report du Brexit au 31 octobre 2019. Une aubaine pour certains, car ce malencontreux délai va permettre la participation de la Grande-Bretagne aux prochaines élections européennes.

Septante-trois députés anglo-saxons vont ainsi siéger au Parlement européen, ce qui ouvre la voie à deux possibilités : les députés pourront éventuellement saborder le Brexit de l’intérieur en révoquant l’article 50, ou au contraire tout faire pour affaiblir l’accord et ainsi provoquer une sortie peu harmonieuse de l’Europe.

Il y a seulement quelques mois, personne ne misait sur une sortie sans accord ou à une annulation du Brexit. Ces scénarios extrêmes sont pourtant aujourd’hui possibles, voir même probables selon certains.

Pretty vacant

Je ne suis malheureusement pas doué du don de voyance, et je peux affirmer sans trop m’avancer que cet état de fait est semblable pour tous mes congénères. Répondre ainsi à la question du Brexit me semble bien aléatoire, et parier sur l’avenir d’une telle façon relèverait plus de l’acte divinatoire que de prédictions réalistes.

Dans tous les cas, et c’est mon opinion personnelle que j’avance ici, le parlement britannique a failli à son devoir. En refusant systématiquement l’accord européen, la volonté même du peuple est bafouée : celui-ci n’a jamais voté pour un divorce sec et sans-accord, comme démontré par de nombreux sondages.

Problems

L’obstination idéologique constante de l’opposition au deal est, selon mon humble opinion, un désastre démocratique et économique pour la Grande-Bretagne. Le parlement s’obstine vers une sortie sans accord aux dépends du peuple qu’ils sont sensés représenter. S’en suit un décalage antidémocratique inacceptable entre le petit peuple et les lords issus d’un temps révolu et d’un système archaïque qui n’a gère lieu d’être de nos jours.

Je suis britannique et j’ai voté contre le Brexit. J’accepte cependant la tyrannie majoritaire des 51,9% de la population, et ne peut qu’espérer que mes compatriotes garderont ces refus en tête lors des prochaines élections parlementaires.

Never mind the bollocks

Alex Oktay