Votre balade commence sur le parvis du Sacré Cœur, aux aurores. Perchée sur la butte Montmartre, à 131 mètres d’altitude, l’imposante basilique surplombe la capitale française, encore plongée dans l’obscurité. Vous êtes totalement ébahi·e devant les minutieux détails de la basilique et vous vous demandez comment elle peut être si parfaite. Si vous avez le temps, poussez la porte, votre regard ne saura plus où donner de la tête, entre les majestueuses fresques, la vertigineuse coupole et l’impressionnant vitrail du fond. Plongée dans le silence avant la venue des touristes, votre esprit vagabonde entre pensées mystiques et positives, puis vous sortez pour continuer votre route. Là-haut, assis·e sur les escaliers, vous admirez la ville lumière émerger de son sommeil, tout en écoutant la fameuse musique de Jacques Dutronc, “Il est cinq heures, Paris s’éveille”.

 

En ce doux matin de mars, n’oubliez pas votre écharpe et un bonnet. Lorsque le soleil commence à chatouiller votre nez, quittez les lieux, c’est le signal d’arrivée d’une pléthore de touristes, vendeurs et autres artistes de rue. Direction la place du Tertre, en plein cœur de Montmartre, pour assister à la mise en place des chevalets de peintres. Charles Aznavour murmure “La bohème”, et c’est ainsi que vous êtes transporté·e au XXème siècle. Faites halte dans un café du coin, vous en aurez besoin pour le reste de la journée. Saluez et riez avec le patron Victor.

 

En serpentant dans les étroites rues piétonnes, vous croisez bons nombres d’amoureux et pensez à votre amant·e car oui, n’oublions pas que Paris est fait pour cela. Un ticket à la main, vous descendez dans cette effrayante et sombre bouche de métro, pour gagner du temps. Un autre monde s’ouvre, vous êtes noyé·e dans cette masse informe, une masse composée de personnes aux visages durs, aux visages sur lesquels il est très difficile de déceler une once de bonheur. Pris de peur, envahi·e par cette odeur nauséabonde, voulant retrouver en quête la lumière, vous sortez à la prochaine station, enjambez les escaliers deux par deux et vous voilà à nouveau charmé·e par l’architecture Haussmannienne. En plus, vous êtes passé·e à côté du majestueux Opéra Garnier, de la place de la République, symbole de la révolution française et de nombreuses rues qui n’attendent qu’à être explorées. Vous jurez que vous ne prendrez plus jamais le métro.

 

Vous admirez la façade d’un immeuble. Le soleil l’illumine d’une couleur dorée impossible à décrire, mais qui réchauffe votre cœur. À l’angle de la rue, de jeunes collégiens marchent en riant et dansant. Habillés avec beaucoup d’élégance, ils vous rappellent que Paris est la capitale de la mode. Vous décidez de les suivre et vous vous retrouvez sur les bords de la Seine. En mars, cette dernière déborde très fréquemment, mais vous décidez quand même d’emprunter le petit chemin qui borde le fleuve. Le bruit des douces et minuscules vagues vous transporte presque au bord de l’océan car elles sont même accompagnées du chant des mouettes. Vous vous asseyez cinq minutes sur un banc. Devant vous, un spectacle se met en place. Entre les coureurs, les bateaux-mouches et les promeneurs de chien, vous ne pouvez pas vous ennuyer. Les canards curieux viennent à vos pieds, attendant uniquement un lancer de nourriture en leur direction.

 

En parlant de nourriture, votre ventre commence à crier famine. Trouver un bon restaurant à Paris n’est pas la mission la plus compliquée, la capitale française possédant l’une des meilleures gastronomies du monde. Passez simplement de rue en rue, laissez-vous transporter par les douces odeurs parcourant les cuisines et craquez pour l’une d’elle, vous ne serez que très rarement déçu·e.

 

Vous passez l’après-midi dans le 5ème arrondissement, celui des universités, du 7ème art et du quartier latin. Vous marchez à côté de vieux cinémas, de l’université de la Sorbonne et de la majestueuse église de Saint-Sulpice, avant d’arriver dans le parc du Luxembourg. Cette parcelle de verdure au milieu de la mégapole française vous permet de reposer vos jambes pour quelques instants, tout en profitant du soleil de l’après-midi. Des universitaires vous entourent et vous êtes à nouveau fasciné·e par l’architecture du palais. Plus tard, vous flânez dans le quartier très huppé de Saint-Germain-des-Prés, entre les étroites rues de Buci et de Furstenberg. Vous vous perdez, mais essayez de retrouver la rue Mouffetard, un passage incontournable. Cette rue piétonne, qui garde toute son originalité, reste très peu touristique. L’effluve des crêpes envahit vos sens et vous cédez à la tentation. Vous êtes probablement servi·e par une bonne maman.

 

Finalement, votre ballade se termine sur la plus belle place du Paris, la place du Panthéon. Vous ne pouvez pas vous empêcher de marquer un arrêt pour admirer les bâtiments qui vous entourent. Devant vous, l’imposant Panthéon, sur la gauche, l’université de droit, où les étudiants finissent leur journée. Et, derrière vous, tout au fond, la Tour Eiffel s’illumine tandis que le soleil se couche. Dans un café, Edith Piaf vous chante la vie en rose. Vous souriez.

Tristan Bochatay
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