The Binch Factory est un projet de trois jeunes Lausannois qui a pour but d’ouvrir le premier bar automatisé de Lausanne. Ce concept se veut convivial, et local, en servant uniquement des bières de la région. Afin de le monter sur pied, the Binch Factory a ouvert un financement participatif (crowdfunding) sur son site. L’objectif est d’atteindre 50 000 CHF pour pouvoir créer le bar.

Nous avons pu poser quelques questions à l’équipe : Adrien, Alex, Élodie et Sélim

Pouvez-vous présenter votre équipe en quelques mots ?

Adrien : J’étudie la physique à l’EPFL. Avec Alex on a décidé de lancer le projet il y a environ 1 an. Mon rôle est de m’occuper principalement de la partie technologique du projet. En gros, dès qu’il y a une machine, je suis là.

Alex : Je suis étudiant à HEC St. Gall. Actuellement, je suis en échange à New York à Columbia University ! Dans l’équipe, je me charge de tout l’aspect finance et partenariat. Avec Adrien, on travaille ensemble sur la stratégie long-terme et la vision générale du bar.

Élodie : Je suis étudiante dans la communication visuelle à l’ECAL. Mon but dans l’équipe est de faire des visuels qui se veulent accrocheurs et chaleureux.

Sélim : Je suis stagiaire en tant que coordinateur d’événements. Ce qui m’intéresse c’est le marketing et la communication. The Binch Factory c’est donc l’occasion en or de faire ce qui me plaît dans un domaine que je connais bien.

Comment vous êtes-vous rencontrés ?

Alex : Adrien et moi, nous nous connaissons depuis la première primaire. Elodie et Adrien se sont rencontrés au gymnase après une année d’échange à l’étranger. Et finalement, Sélim, ami proche d’Elodie et expert en communication, nous a rejoint dans le projet plus récemment.

Comment vous est venue l’idée de créer The Binch Factory ?

Adrien : Comme toutes les bonnes histoires, nous étions dans un bar un vendredi soir à discuter. Au fur et à mesure de la conversation, nous avons commencé à parler de ce qui ne nous plaisait pas dedans. Je suis persuadé que presque chaque personne en étant un peu ivre a dû se dire au moins une fois dans sa vie : « On devrait ouvrir un bar ! ». C’est ce qui nous est arrivé ! Ainsi, le lendemain le projet était parti !

Votre objectif est donc de créer le premier bar automatisé de Lausanne ! Mais comment est-ce qu’on automatise un bar ?

Adrien : Le principe est plutôt simple. En fait, nous nous sommes juste demandés quelle était la valeur ajoutée d’un barman. Nous nous sommes rendus compte que sa véritable importance était dans le contact humain et pas forcément dans le service. Du coup, nous proposons au client de se servir lui-même grâce à des tireuses spécialisées tout en ayant la possibilité de discuter avec un barman.

Pour mettre ce projet sur pied vous avez créé un crowdfunding un peu particulier avec des systèmes de parrainage et de « récompenses » proportionnelles au montant offert. Ce système peut notamment permettre des « binches à vie », c’est-à-dire le rêve de n’importe quel-le étudiant-e !

Est-ce que ceci vous a permis de récolter plus d’argent qu’avec un crowdfunding « classique » ?

Alex : Avant d’avoir mis en place ce système avantageux pour nos collègues étudiants, nous avons fait un travail de recherche afin de savoir si cela en valait vraiment la peine. En effet, il se trouve que des recherches académiques ont été conduites à ce sujet. On observe qu’en général, des récompenses dans un crowdfunding incitent les personnes à faire des donations plus généreuses. Par rapport au système de récompense, une question revient souvent : comment allez-vous réussir à faire de l’argent plus tard avec toutes les personnes qui ont de « la binch à vie » ?! Du côté finance, nous comptabilisons les récompenses du crowdfunding comme des ventes à l’avance. Par rapport à la perpétuité, nous avons discuté de ce concept avec d’autres bars qui ont utilisé le même système lors de leur crowdfunding, et il se trouve que cela n’a pas impacté la future réussite de leur business !

6. Votre projet se veut aussi plus durable en ne proposant que des bières de la région, mais également via votre système d’automatisation qui permet d’économiser un fût de bière pour trois consommés.

Comment est-ce possible de gaspiller autant de bière dans un bar normal ?

Adrien : Le problème principal d’un bar « lambda » se trouve au moment du service. En effet, il est presque impossible de tirer une bière sans avoir des pertes inhérentes à la tireuse. En plus de ça, s’ajoutent toutes les bières trop mousseuses qui créent également des pertes. Nous nous sommes rendu compte que sur le mois, ces pertes n’étaient pas négligeables. Ainsi avec notre système ingénieux, nous réduisons les pertes de bière de 90-95% par rapport à une tireuse classique.

Vous reste-t-il beaucoup d’argent à récolter ?

Alex : Aujourd’hui, nous avons déjà récolté environ 10 000 CHF. Notre objectif serait d’atteindre au moins 25 000 CHF afin de pouvoir lancer le projet ! Idéalement, nous aimerions atteindre 50 000 CHF (qui est un objectif très ambitieux) afin de pouvoir ouvrir le bar au plus vite. Pour ce faire, le but serait de collaborer avec un maximum d’associations étudiantes afin de promouvoir le système et récolter de l’argent pour le crowdfunding.

Maintenant une question un peu moins sérieuse : quelle est votre bière préférée !?

Alex : Celle du moment, la Brooklyn Lager !

 

Si vous voulez soutenir The Binch Factory et ainsi gagner de la bière à vie et autres récompenses, rendez-vous sur leur site : https://www.thebinchfactory.com

 

Merci à l’équipe de The Binch Factory pour leur temps

 

Jean Loye