Rétrospective d’une année hors du commun

Chères lectrices, chers lecteurs,

Toute bonne chose a une fin, comme le dit l’adage. L’année académique se termine et il est temps pour votre journal préféré de prendre des vacances bien méritées. Il y a un an déjà, alors que le monde était encore sous choc et sous cloche, HEConomist se préparait à une rentrée hors du commun. La distance physique a été un défi de tous les instants. Ce challenge, nous l’avons relevé grâce à une équipe soudée et d’importants efforts pour vous fournir, chères lectrices, chers lecteurs, un article par jour, du lundi au samedi, et parfois même le dimanche.

Garder le lien social

L’un de nos premiers défis a été d’instaurer une routine qui deviendra vite la bouffée d’oxygène hebdomadaire dont nous avions besoin. Qui sera le loup-garou ou l’imposteur ? Peu importe, il n’est point de rancune tenace. Le plus important est que nous ayons pu faire connaissance malgré l’incommensurable distance qui nous séparait. Puis, il y a eu Gartic phone, un jeu mais surtout un moyen très intéressant de découvrir l’âme d’artiste qui sommeille en nous. Vous l’aurez compris, toutes les astuces sont bonnes pour entretenir la flamme. Et quand est venu le temps de sortir enfin de nos prisons (plus ou moins) dorées, nous n’avons pas hésité à organiser de sympathiques sorties, sur présentation toujours d’un autotest négatif. Dans un contexte si compliqué, nous n’étions pas peu fières de n’avoir jamais créé de cluster.

Bien que nous n’ayons pas pu faire notre traditionnel voyage culturel d’avril, la situation actuelle nous permet de nous retrouver en septembre prochain dans notre paradis secret, ce petit coin de France qui est le garant d’une rentrée toujours réussie. Comme à l’accoutumée, nous vous permettrons de vivre ce voyage aux travers de nos réseaux sociaux. Loin des yeux mais près du cœur, chères lectrices, chers lecteurs, il nous est impossible de nous séparer de vous pendant de si longs mois.

Toujours initier de nouveaux projets

Alors que la situation globale aurait pu nous dissuader de nous lancer des défis supplémentaires, nous sommes restées fidèles à l’esprit de ce journal : ne jamais se complaire dans la facilité, mais toujours trouver l’innovation qui rendra notre activité plus plaisante pour les personnes qui nous permettent d’exister. Vous, chères lectrices, chers lecteurs, avez été au cœur de toutes nos préoccupations. Au lieu de vous abreuver de nouvelles toujours plus angoissantes sur ce virus qui sabote nos vies estudiantines, nous avons fait le choix de vous proposer, autant que possible, de vous évader au travers de nos articles.

Cette année, nous vous avons proposé d’élire votre rédacteur·trice de la semaine, afin de vous faire participer à cette grande famille qui est la nôtre. Nous avons également complété notre équipe grâce à une dessinatrice et un dessinateur qui ont su apporter de la couleur dans nos vies et dans nos articles. Aujourd’hui, notre fabuleuse équipe se compose de trente membres. Il est loin le temps où une petite dizaine de personnes faisaient naître un nouveau journal sur le campus. Il serait trop fastidieux de répertorier ici tous les projets que nous avons menés à bien cette année. Toutefois, si nous ne devions garder qu’une seule belle réalisation à jamais dans nos mémoires, il ne fait nul doute que ce souvenir serait celui de l’article du 8 mars, co-écrit par toutes les femmes de l’association. Car cette année a aussi été l’année du woman power chez HEConomist.

La force du sexe faible

Pour la première fois de son histoire, HEConomist a eu, le temps d’une belle année, trois femmes à ses postes-clés. Cette particularité fortuite a fait notre fierté et notre force. Si les attentes sont toujours plus élevées envers les femmes à cause d’une pression à la réussite que nous nous imposons parfois inconsciemment, nos efforts n’en ont été que décuplés. Surtout, nous avons mis un point d’honneur à défendre les valeurs d’égalité et de diversité qui ont fait la réputation de ce journal. Chez HEConomist, il y aura toujours une oreille attentive aux préoccupations de chacune et chacun. Nous n’avons jamais toléré aucune discrimination à l’égard d’aucun·e membre de cette grande et belle famille.

Cette expérience nous a poussées à dépasser nos limites et à oser entreprendre. Chères lectrices, prenez ces quelques mots comme un encouragement à ne jamais renoncer à vos rêves et à vos ambitions. Simone de Beauvoir disait : « Il est peu de vertus plus tristes que la résignation ; elle transforme en fantasmes, rêveries contingentes, des projets qui s’étaient d’abord constitués comme volonté et comme liberté ».

Ce n’est qu’un au revoir

Cependant, tout ce que nous avons réalisé cette année n’aurait pas été possible sans nos fidèles partenaires. Nous tenons à remercier la faculté des HEC, l’association des Alumni HEC Lausanne, le comité HEC, la Fondation Jean Monnet pour l’Europe et le journal Le Temps pour leur soutien sans faille. Et un grand merci, à toutes les personnes qui ont cru en ce projet depuis tant d’années. Un merci tout particulier pour les « dames de la cafet’ d’Internef » qui n’avaient même plus besoin de nous demander si nous prenions du sucre ou de la crème dans nos (trop) nombreux cafés.

Et pour finir, nous tenons à remercier notre belle équipe, sans qui nous n’en serions pas là aujourd’hui. Merci pour leurs plumes, pour leur engagement et pour leur joie de vivre, même lorsque la panique nous prenait à l’approche de notre FOCUS annuel. Votre fidèle trio pour l’année cède en partie sa place à une nouvelle équipe pour l’année à venir. Si d’aventure il vous venait l’envie de rejoindre cette joyeuse et grande famille, il vous suffirait de cliquer ‘ici’. Nous vous laissons entre de très bonnes mains, qui reprendront la rédaction dès la prochaine rentrée. Place désormais aux examens et que la chance soit avec vous, chères lectrices, chers lecteurs !

Lara Aksu, Sirine Chodan, Deborah Intelisano