Une image contenant texte, drapeau, Carmin, Police Description générée automatiquement

Que se passe-t-il dans le monde n°3 ? À une année des élections américaines, où en sommes-nous ?

343 jours, c’est ce qui nous sépare de la prochaine élection présidentielle américaine. Ce prochain 5 novembre, le monde prendra un tournant d’une importance incalculable. Mais alors quels sont les candidats déjà en lice, où en est les primaires et les débats de chaque camp, et surtout quelles sont les dates clés ? Toutes les réponses à vos questions dans cet article.

Le camp Démocrate

Grâce à (ou à cause de) la volonté affichée de Joe Biden, 81 ans, de se représenter pour la réélection en 2024, les démocrates ne semblent pas avoir une pléthore de candidats pour rivaliser avec lui. Cette situation pourrait s’expliquer par plusieurs facteurs. D’une part, la présidence en cours de Biden n’ayant pas encore abouti, les démocrates pourraient attendre avant de se lancer dans une compétition interne. De plus, la position relativement stable du président au sein du parti et la polarisation politique peuvent dissuader d’autres candidats potentiels de se lancer dans la course pour le moment.

Présidentielle américaine : Avec son discours sur l'état de l'Union, Joe Biden vise 2024 | Tribune de GenèveJoe Biden

Doit-on encore le présenter ? Joe Biden, le 46e président des États-Unis, incarne l’expérience politique à travers ses années de service exemplaire. Doté d’une carrière sénatoriale remarquable de près de 36 ans et ayant été vice-président sous l’administration Obama, il a façonné sa réputation sur un engagement constant envers les questions sociales, la politique étrangère et les lois en faveur de la classe ouvrière. Son approche sérieuse et réfléchie dans la sphère politique est parfois ponctuée d’une pointe d’humour subtil, illustrant sa capacité à combiner sérieux et légèreté pour aborder les enjeux cruciaux de notre époque. Tout en se préparant à de nouveaux défis pour les prochaines élections, Biden jonglera entre ses promesses électorales et son talent pour divertir la galerie, prêt à délivrer sa prochaine punchline présidentielle tout en visant à maintenir sa position en tête de course.

Marianne Williamson

Marianne Williamson begins 2024 challenge to Biden - POLITICO

Ancienne égérie spirituelle d’Oprah Winfrey et auteure à succès sur le développement personnel, Marianne Williamson, âgée de 71 ans, avait ébloui les projecteurs lors des élections présidentielles de 2020 avec une vision politique axée sur l’avènement d’un « État de paix ». Pour elle, Joe Biden représentait un « choix timide », tandis que Donald Trump n’était rien de moins qu’un « symptôme d’une crise profonde dans l’âme américaine ». Cette démocrate passionnée se lance à nouveau dans la course à la Maison-Blanche, portant toujours ses idéaux de compassion et de guérison pour la nation. Cependant, bien que son engagement soit fort, sa campagne actuelle est en pause en raison de difficultés financières. Une pause temporaire qui jette une ombre sur ses ambitions présidentielles, à moins qu’elle ne trouve une solution pour relancer sa campagne avec succès.

Le camp républicain

Les élections présidentielles de 2024 voient émerger une pléthore de candidats républicains, principalement pour trois raisons clés. Premièrement, l’absence d’un président sortant républicain ou d’un leader incontesté au sein du parti après le mandat de Donald Trump a créé un vide politique, incitant plusieurs personnalités à envisager sérieusement une candidature présidentielle. Deuxièmement, le parti républicain est en pleine période d’introspection et de redéfinition après la présidence controversée de Trump, suscitant un débat interne sur l’orientation future du parti, attirant ainsi des candidats souhaitant façonner une nouvelle voie républicaine. Enfin, la polarisation politique actuelle et les questions brûlantes comme les politiques économiques, l’immigration, le climat et la gouvernance ont alimenté un désir chez de nombreux candidats d’influencer le parti républicain dans une direction qui reflète leurs valeurs et leurs priorités. Cette convergence de facteurs a conduit à une scène politique républicaine florissante, avec plusieurs candidats cherchant à capturer l’attention et le soutien de l’électorat pour les primaires présidentielles à venir.

Primaires républicaines: Les adversaires de Trump cherchent la faille | Tribune de Genève
(De gauche à droite, en partant du haut): Tim Scott, Ron DeSantis, Donald Trump, Nikki Haley, Mike Pence, Chris Christie, Doug Burgum et Vivek Ramaswamy

Donald Trump

L’ancien président Donald Trump, 77 ans, connu pour son style franc et ses tweets tonitruants, a de nouveau fait irruption sur la scène politique en annonçant sa candidature. Son retour suscite déjà l’enthousiasme des partisans fidèles, mais il pourrait être entravé par des procès en cours, un aspect crucial qui ajoute un voile de suspense à sa campagne. Malgré ses déclarations d’intention et son attrait persistant pour ses partisans, les poursuites judiciaires en cours pourraient compliquer son chemin vers une nouvelle candidature à la Maison-Blanche, transformant cette élection en un véritable feuilleton politique plein de rebondissements imprévus.

Ron DeSantis

À l’approche des élections présidentielles de 2024, le gouverneur de Floride, Ron DeSantis, 45 ans, se profile comme l’un des candidats les plus sérieux pour les primaires républicaines. Reconnu pour sa gestion affirmée de l’État de Floride et sa ferme opposition à la « culture woke », DeSantis a émergé comme une figure influente au sein du parti républicain. Cependant, malgré sa stature politique et sa réputation solide, sa campagne présidentielle semble éprouver des difficultés à mobiliser un soutien massif. Ses positions politiques affirmées ont polarisé l’électorat, et bien qu’il ait rallié des conservateurs avec sa lutte contre la « culture woke », il peine à conquérir une audience plus large. En outre, il semble demeurer dans l’ombre de l’influence persistante de Trump et des partisans MAGA. Les défis actuels de sa campagne laissent planer des incertitudes quant à sa capacité à élargir sa base électorale et à générer l’élan nécessaire pour se hisser en tête de la compétition républicaine.

Vivek Ramaswamy

Inconnu jusqu’à récemment, le milliardaire Vivek Ramaswamy, 38 ans, a soudainement gagné en notoriété suite à sa participation remarquée au débat des candidats républicains à la présidence des États-Unis. Avec un profil atypique, cet entrepreneur affiche des similitudes avec la méthode de communication directe de Donald Trump, démontrant une assurance et une absence totale d’expérience politique traditionnelle. Ses propos francs et controversés, abordant des sujets tels que les énergies fossiles, les frontières ouvertes et une réduction drastique du gouvernement fédéral, ont suscité des réactions mitigées. Cette prestation a néanmoins propulsé Ramaswamy dans les sondages des primaires républicaines, obtenant 11% des intentions de vote, derrière Donald Trump et juste après Ron DeSantis. Cependant, bien que cette ascension soudaine ait attiré l’attention, des doutes subsistent quant à sa longévité dans le paysage politique, en raison de son style affirmé et de son manque d’expérience politique traditionnelle, qui pourraient à terme lasser une partie de l’électorat.

Nikki Haley

Nikki Haley, 50 ans, a récemment émergé comme la seule candidature féminine républicaine pour les élections présidentielles de 2024. Son succès dans les sondages est remarquable, surtout après avoir été peu connue il y a six mois en dépit de son mandat en tant qu’ambassadrice des États-Unis à l’ONU sous Trump. Saluée pour sa maîtrise des dossiers et son positionnement modéré-conservateur, elle est reconnue pour son expertise en politique étrangère, soutenant le rôle des États-Unis dans le monde et critiquant la politique isolationniste de Trump. Cependant, malgré son ascension, son plus grand défi reste la popularité persistante de Trump au sein du parti républicain, bien qu’elle bénéficie d’un soutien croissant, surtout auprès des anti-Trump et des indépendants. Son discours centré sur le rêve américain, son héritage familial immigrant, et son éloignement du populisme clivant du parti républicain actuel la positionnent comme une alternative à la vieille garde politique.

Asa Hutchinson

Asa Hutchinson, 72 ans, ancien gouverneur de l’Arkansas, se lance dans la course présidentielle de 2024 en se présentant comme une alternative à Donald Trump. Lors de son annonce sur ABC, il a plaidé pour une frontière sécurisée et des réductions budgétaires fédérales, mais a également suggéré que Trump se retire après son inculpation récente par la justice new-yorkaise. Cette position tranchée, contraire à celle de la majorité des Républicains, pourrait redéfinir les primaires républicaines.

Chris Christie

Chris Christie, 61 ans, ancien gouverneur du New Jersey et candidat à la primaire républicaine pour l’élection présidentielle américaine de 2024, a été impliqué dans une relation autrefois alliée avec Donald Trump, également candidat. Cependant, cette relation a depuis pris une tournure hostile, marquée par des échanges d’insultes et des désaccords. Autrefois proche de Trump, Christie s’est depuis éloigné de lui, critiquant ouvertement son comportement et ses politiques. Il qualifie Trump de « vieil homme égocentrique, sûr de lui et en colère », et le tient pour responsable des revers électoraux du parti républicain. Malgré ses tentatives, les chances de Christie de remporter la nomination républicaine semblent minces, avec un faible soutien dans les sondages, bien loin derrière Trump.

Doug Burgum

Doug Burgum, 67 ans, homme d’affaires et politicien républicain, s’est hissé sur la scène nationale en tant que candidat peu connu à la primaire républicaine pour la présidentielle américaine. Le gouverneur du Dakota du Nord est parvenu à se qualifier pour le débat télévisé en offrant des bons d’achat de 20 dollars à 50 000 personnes ayant fait un don minimum d’un dollar à sa campagne. Cette stratégie controversée lui a permis de répondre aux critères de participation imposés par le parti républicain, l’amenant ainsi à partager la scène avec des figures politiques bien établies telles que Donald Trump, Ron DeSantis et Nikki Haley. Burgum a critiqué ces règles restrictives, les qualifiant d’obstacles pour les nouveaux visages et les innovateurs sur la scène politique nationale. Élu gouverneur en 2016 sans avoir occupé de poste électif auparavant, il a adopté des positions conservatrices, soutenant des lois anti-LGBTQ+ et des restrictions strictes en matière d’avortement. Bien que son soutien dans les sondages reste faible, sa stratégie publicitaire en ligne lui a valu une certaine notoriété médiatique.

Les indépendants

Robert F. Kennedy Jr.

Robert F. Kennedy Jr annonce être candidat indépendant à l'élection présidentielle américaine de 2024

Robert F. Kennedy Jr., 69 ans, avocat et militant environnementaliste de renom, ainsi que membre de la dynastie politique Kennedy, s’est lancé en tant que candidat indépendant aux primaires présidentielles américaines. Malgré son héritage familial et son engagement dans la protection de l’environnement, ses prises de position antivaccins et ses déclarations racistes et antisémites ont éclipsé sa campagne. Bien qu’il ait suscité une couverture médiatique importante, il est peu probable qu’il remporte l’investiture, mais son impact sur le paysage politique et ses implications électorales restent source de préoccupation pour certains.

Cornel West

Cornel West, 70 ans, universitaire afro-américain de renom ayant enseigné à Harvard, se lance lui aussi dans la course sous la bannière du People’s Party, prônant une « quête pour la vérité et la justice ». Son programme inclut la lutte contre la pauvreté, l’incarcération de masse, les guerres et l’effondrement écologique, ainsi que l’accès aux soins de santé, à l’éducation et à des salaires équitables pour tous. Considéré comme une alternative très à gauche de Joe Biden, il incarne un mouvement politique progressiste. Cependant, en se présentant pour un parti tiers, son impact réel et la présence de son nom sur les bulletins de vote dans les différents États demeurent incertains.

Ceux qui retenteront peut-être la prochaine fois

Tim Scott

Tim Scott, sénateur républicain de Caroline du Sud, s’est retiré de la course à l’investiture pour la présidentielle américaine. Ayant exprimé l’ambition de devenir le premier président républicain noir des États-Unis, il n’a pas réussi à générer un soutien significatif, se classant sixième avec seulement 2,5% d’appuis selon les sondages. En tant que seul sénateur noir républicain, il a souvent été un porte-parole sur les questions de race, de justice et de réforme policière au sein de son parti. Sa campagne, axée sur sa foi chrétienne et ses valeurs conservatrices, n’a pas pris de l’ampleur malgré ses efforts pour gagner du terrain dans des États clés. Après avoir suspendu sa campagne, Scott a affirmé avoir reçu un message clair des électeurs exprimant un manque d’intérêt pour sa candidature. À l’instar de l’ancien vice-président Mike Pence, il a décidé de se retirer sans chercher à être colistier pour la présidentielle à venir, tout en refusant de soutenir un autre candidat pour le moment.

Mike Pence

Former VP Mike Pence launches 2024 bid, criticizes Trump's Jan. 6 actions - Iowa Capital Dispatch

L’ancien vice-président américain, Mike Pence, âgé de 64 ans, avait officiellement déposé sa candidature à la Maison Blanche pour l’élection présidentielle de 2024. Annonçant sa participation aux primaires républicaines, il se positionnait ainsi en rival direct de son ex-allié, Donald Trump. Pence, connu pour ses convictions en tant que chrétien évangélique et son opposition à l’avortement, avait précédemment été le colistier de Trump lors de sa victoire électorale de 2016. Toutefois, après l’assaut du Capitole en janvier 2021 où il avait dû se cacher face aux pressions de Trump lors de la certification de la victoire de Joe Biden, leur relation s’est alors rapidement détériorée. Pence a vivement critiqué Trump pour avoir mis sa vie en danger lors de cet incident, qualifiant ses actions « d’irresponsables ». Malgré ses mois de préparation, une rupture évidente avec l’ancien président a conduit à une baisse de popularité pour Pence, le laissant loin derrière Trump ainsi que d’autres rivaux républicains dans les sondages. Finalement, en octobre 2023, Pence annonce son désistement de la course présidentielle, marquant la fin de sa candidature à l’élection de 2024.

Will Hurd

Will Hurd, 46 ans, n’a pas non plus réussi à s’imposer. Ancien officier de la CIA et représentant du Texas au Congrès, il a échoué à se qualifier pour les débats télévisés du parti républicain en août et septembre. Il a annoncé son retrait début octobre, soulignant la nécessité de rassembler le parti pour vaincre à la fois Donald Trump et le président Biden. Critique virulent de Trump et l’un des rares à refuser publiquement de lui prêter allégeance, il a choisi de soutenir Nikki Haley.

Les dates à ne pas manquer

15 janvier : Caucus de l’Iowa

Le caucus de l’Iowa est un événement clé qui marque le début des primaires. C’est une réunion publique où les électeurs se rassemblent pour discuter des candidats et voter ouvertement pour leur favori. Contrairement à un vote traditionnel, c’est un processus interactif où les participants se regroupent physiquement pour soutenir leur candidat préféré. Le résultat du caucus de l’Iowa est important car il peut influencer la dynamique de la course présidentielle en donnant de l’élan à certains candidats ou en en éliminant d’autres, influençant ainsi le soutien financier et médiatique pour la suite de la campagne.

3 février : Primaire en Caroline du Sud

Les primaires en Caroline du Sud sont des élections où les électeurs expriment leur préférence pour les candidats à la présidence. Pour les démocrates ou les républicains, ces primaires sont essentielles car elles peuvent influencer le choix du candidat de chaque parti pour l’élection présidentielle. En Caroline du Sud, qui a une population significative d’Afro-Américains, ces primaires sont souvent considérées comme un baromètre crucial pour évaluer le soutien des électeurs de couleur.

4 mars : début du procès fédéral de Donald Trump sur l’élection de 2020

Donald Trump sera jugé à partir du 4 mars 2024 à Washington pour ses actions présumées lors de l’élection de 2020. L’annonce de la date du procès, veille du Super Tuesday crucial pour les primaires démocrates et républicaines, a suscité une réaction immédiate de Trump, le qualifiant d’« ingérence électorale » sur son réseau social Truth Social et prévoyant de faire appel, affirmant que la juge avait une aversion envers lui. La juge fédérale Tanya Chutkan a tranché entre la proposition du procureur spécial pour un début de procès le 2 janvier 2024 et la demande de la défense pour avril 2026, fixant la date de mars 2024. Trump risque 55 ans de prison mais peut toujours être candidat et s’auto-gracier en cas de victoire en 2024.

5 mars : « Super Tuesday »

Le Super Tuesday est un jour clé lors des primaires présidentielles aux États-Unis. Il se déroule généralement au début du calendrier électoral et implique la tenue simultanée de primaires ou de caucus dans plusieurs États américains. Ce jour-là, un nombre important de délégués, nécessaires pour décrocher l’investiture d’un parti, sont en jeu. Cette année, il s’agit d’une quinzaine d’États (dont la Californie et le Texas) qui votent avec un tiers des délégués nécessaires pour l’investiture républicaine. Si Trump domine, il pourrait presque assurer sa nomination pour l’investiture républicaine.

25 mars : début du procès de Donald Trump dans l’affaire Stormy Daniels

Le favori des primaires républicaines a été inculpé fin mars par la justice de l’État de New York pour avoir orchestré des paiements visant à acheter le silence de trois individus avant l’élection présidentielle de 2016, y compris l’actrice pornographique Stormy Daniels, liée à une supposée liaison en 2006. Ces paiements, déclarés comme des « frais juridiques » par Donald Trump dans les comptes de son entreprise, font l’objet d’accusations. Le procès, axé sur des accusations de fraude électorale, a été repoussé pour privilégier les poursuites fédérales. L’ex-président a plaidé non coupable et une procédure judiciaire est attendue après sa comparution à New York le 4 avril.

20 mai : début du procès fédéral de Donald Trump sur les documents classifiés

Le procès des documents classifiés en Floride constitue l’une des affaires les plus solides contre Donald Trump. Accusé d’avoir illégalement saisi et stocké des documents classifiés de la Maison Blanche à Mar-a-Lago après son mandat, Trump fait face à des preuves substantielles, y compris des photos des documents stockés à son domicile en Floride et des enregistrements audio le mentionnant devant des personnes non autorisées. Bien que cette affaire soit solide sur le plan juridique, la composition du jury, potentiellement favorable à Trump dans le sud de la Floride, pourrait influencer le verdict final. Trump est inculpé de 37 chefs d’accusation mais pourrait suspendre une condamnation en cas de victoire présidentielle.

2024 Presidential election calendar: Key dates and events | CNN Politics

4 juin 2024 : Fin de la primaire républicaine

Il y a 2’467 délégués en jeu, et pour obtenir automatiquement l’investiture à la convention, un candidat doit en obtenir la moitié, soit 1’234 délégués. En 2016, Donald Trump avait tout juste franchi cette barre pour remporter l’investiture face à Ted Cruz. À moins d’un événement inattendu, son avance devrait être bien plus confortable cette année.

8 juin : Fin de la primaire démocrate

Sauf imprévu, Joe Biden, qui n’a pas d’adversaire sérieux, devrait s’en sortir haut la main.

15-18 juillet : Convention républicaine à Milwaukee

Le Wisconsin a été sélectionné par les républicains car c’est l’un des États les plus disputés ces dernières années : Joe Biden l’a emporté par 20’000 voix en 2020, tandis que Donald Trump avait remporté une victoire serrée par 23’000 voix en 2016 face à Hillary Clinton.

5 août : Procès de Donald Trump en Géorgie sur l’élection

Donald Trump, confronté à quatre poursuites pénales, a plaidé non coupable dans une affaire l’accusant de tentative de renverser le résultat électoral de 2020 en Géorgie. L’ancien président américain évite ainsi une comparution en cour pour l’acte d’accusation, et a choisi de ne pas comparaître en public. Ce dossier, où Trump est poursuivi avec 18 autres personnes, dont Rudy Giuliani, est basé sur une loi contre la délinquance en bande organisée et pourrait entraîner des peines de cinq à vingt ans de prison. La procureure Fani Willis a proposé une date de début de procès pour le 5 août 2024, tout en fixant une date limite pour plaider coupable au 21 juin. Trump tente de transférer l’affaire vers une cour fédérale pour obtenir un jury potentiellement plus favorable, mais même en changeant de juridiction, les accusations demeureraient au niveau de l’État de Géorgie. Ainsi, une éventuelle condamnation ne pourrait être annulée par une grâce présidentielle en cas de victoire de Trump en 2024. Il qualifie ces affaires judiciaires d’ingérences politiques pour l’écarter de la course présidentielle. La procureure anticipe un procès prolongé, peut-être jusqu’à la fin de 2025.

19-22 août : Convention démocrate à Chicago

Les Démocrates se rassemblent à Chicago pour défendre leurs positions.

5 novembre : Election présidentielle américaine

17 décembre : Les grands électeurs enregistrent leur vote

Le collège des grands électeurs est constitué de représentants élus dans chaque État américain et à Washington D.C. Chargés d’élire le président et le vice-président des États-Unis, ces membres sont désignés en fonction des résultats du vote populaire dans chaque État lors des élections présidentielles. Le nombre de grands électeurs pour chaque État est équivalent au total de ses membres au Congrès, basé sur la taille de la population de l’État. En décembre, ces grands électeurs se réunissent pour former le collège électoral et officiellement voter pour les postes de président et vice-président. Le candidat obtenant une majorité absolue de 270 votes électoraux devient le président élu des États-Unis.

6 janvier 2025 : Confirmation des résultats au Congrès

Le Congrès confirme les résultats, un moment potentiellement tendu après l’assaut du Capitole en 2021.

20 janvier 2025 : Investiture du président

Le nouveau président prête serment et s’installe à la Maison Blanche.

Qui sera le grand gagnant ?

Selon le site de sondage « Race To the White House », voici l’état des primaires républicaines :

  • Trump l’emporte à 60.3%
  • DeSantis à 13.4%
  • Haley à 9.1%
  • Ramaswamy à 5.3%
  • Christie à 2.5%
  • Burgum et Hutchinson à moins de 1%

Cependant il faut faire attention à ces chiffres, ceux-ci évoluent chaque semaine en fonction des différents évènements et des comportements des différents candidats. Avec les procès de Trump, tout peut encore changer, malgré son apparente avance. Surtout s’il est inculpé.

Aucune surprise du côté des primaires démocrates, où Biden est annoncé avec 69.8%, 13.5% pour Kennedy (bien qu’il se présente en indépendant) et Williamson à 8.2%.

Du côté de l’élection en elle-même, plusieurs possibilités en fonction du résultat des primaires :

  • Match Biden/Trump : 44.9%/45.6% et 9.5% de personne non sûre
  • Match Biden/DeSantis : 43.8%/47.8% et 8.4% de personne non sûre
  • Match Biden/Haley : 41.9%/45.9% et 12.2% de personne non sûre
  • Match Biden/Ramaswamy : 42.7%/40.7% et 16.7% de personne non sûre
L'actu en dessin : Joe Biden et Donald Trump, "vers un duel d'octogénaires" ?
Dans l’état, Biden peut donc uniquement l’emporter face à un candidat républicain si celui-ci est Ramaswamy.

Quel que soit le résultat de cette année décisive, la rédaction se réjouit de vous faire vivre toutes les émotions de ces élections présidentielles américaines 2024. Attendez-vous à des moments de suspense aussi palpitants qu’une finale de mondial, des rebondissements dignes d’un film à suspense, et des déclarations politiques parfois plus hilarantes qu’une soirée au Montreux Comedy Festival. Peu importe qui prendra finalement la tête de la Maison Blanche, une chose est sûre : préparez les popcorns, accrochez-vous à votre fauteuil et préparez-vous à être surpris, amusés et peut-être même étonnés par la folie et l’imprévu de cette course présidentielle !

Gwendoline Munsch
Gwendoline Munsch
Cliquez sur la photo pour plus d’articles !
SOURCES (cliquez sur les titres pour en savoir plus)

Toutes les sources à un seul endroit : https://docs.google.com/document/d/13iisEHE-7SnbrN2w_KsatQ6KK8cmVrAquTtu6aYZirI/edit?hl=fr

Dans la même thématique, la rédaction vous propose les articles suivants :

INTRODUCTION À LA TECTONIQUE AMÉRICAINE
– SADJAN OEHLER –

TRUMP’S IMPEACHMENT PROCESS
– MARIELA CHACALTANA BONIFAZ –

VOTER GAUCHE OU DROITE EST-IL DÉPASSÉ ?
– CHARLES EMSENS –