Dans le monde d’aujourd’hui interconnecté et qui ne s’arrête jamais, nous recevons en permanence de nouvelles informations et souvent ces dernières narrent un fait affligeant. Entre guerres économiques, montée du racisme, crise des loyers ou encore les catastrophes naturelles, nous sommes submergés par un flot continu de négativité. Pourtant, chaque jour, des évènements heureux marquent le monde.
Alors aujourd’hui, il est temps de revenir en arrière et de vous partager cinq nouvelles positives de cette année, qui ont ébranlé la toile ou sont passées inaperçues, pour vous rappeler que le monde est aussi composé de progrès et de solidarité.
Le démocrate Zohran Mamdani est élu maire de New York
Pour ce début de mois de novembre, Zohran Mamdani, candidat démocrate socialiste, est devenu le plus jeune maire de New York et le premier musulman a occupé ce poste. A seulement 34 ans, il se place à la tête de la capitale financière du monde, alors qu’il était inconnu du grand public il y a seulement quelques mois. Cet exploit repose sur le fait que Zohran Mamdani n’est pas un candidat comme les autres.
Zohran Mamdani est né en Ouganda, dans une famille d’origine indienne, et a immigré aux États-Unis dans les années 90. Par conséquent, il ne vient pas d’une famille prestigieuse américaine qui baigne depuis longtemps dans la politique, et n’a ainsi pas d’expérience politique. Un deuxième désavantage pour sa course à l’élection repose sur le fait qu’il est de confession musulmane chiite. Cela a eu comme conséquence d’être la cible de nombreux propos islamophobes durant sa campagne électorale. De plus, Mamdani se considère comme un socialiste démocrate et est dénoncé comme un extrémiste, voir un « communiste » par ses adversaires, ce qui est perçu négativement aux États-Unis. Pour finir, il est propalestinien et exprime sans nuances ses opinions sur la situation actuelle à Gaza. Cela va sans dire que tous ses aspects font de lui un farouche opposant du président américain Donald Trump.
Durant sa campagne, il se présente à la mairie dans le but de réduire le coût de la vie des New-Yorkais de la classe ouvrière, et pour y remédier, il propose de taxer les plus riches. Petit à petit, il séduit les New-Yorkais par son authenticité et par sa proximité avec la population. Celui qui, selon les premiers sondages, n’avait que 1% des voix a fini par gagner la course à l’élection. Il bat Andrew Cuomo, un politicien expérimenté et largement soutenu financièrement par les grands milliardaires de New-York.
Sa campagne repose sur trois promesses, le gel de certains loyers, la gratuité des crèches et des bus, ainsi qu’une taxe plus élevée sur les revenus supérieurs à un million. Suite à une participation particulièrement importante, Mamdani redonne espoir aux New-Yorkais de classe moyenne et aux démocrates dans le pays entier.

L’accord de paix de Kuala Lumpur est signé entre la Thaïlande et la Cambodge
Le 26 octobre 2025, le Cambodge et la Thaïlande ont signé un accord de paix mettant fin à des décennies de tensions.
Le conflit frontalier entre ces deux pays remonte à l’époque coloniale, notamment aux traités franco-siamois de 1904 et 1907, et s’est intensifié en 2011, ainsi que cette année. La Thaïlande conteste toujours le tracé établi à l’époque, estimant l’avoir signé sous la pression des autorités coloniales françaises. L’enjeu principal de ce différend concerne les temples historiques de Peah Vihear et de Ta Muen Thom.
Le 26 octobre 2025, la Thaïlande et le Cambodge ont signé un accord de paix qui ne délimite pas les frontières expressément mais qui autorise le retour des milliers d’habitants expulsés vers leurs villages, désormais à l’abri du risque d’affrontements armés. Cet accord de cessez-le-feu a été conclu à l’aide de médiateurs internationaux comme la Chine, la Malaisie et les États-Unis.
Cet accord ne garantit pas une paix durable et certaine dans la région mais il nourrit un sentiment d’espoir et de répit aux habitants vivant dans la zone frontalière.

La couche d’ozone revient gentiment à son état initial
En septembre dernier, l’ONU nous indique que le trou dans la couche d’ozone devrait disparaitre dans les prochaines décennies.
Depuis des années, les nouvelles, notamment les rapports du GIEC, liées à l’environnement sont généralement alarmantes. Entre l’impossibilité de respecter l’accord de Paris et sa limite de réchauffement fixée à 1,5°C, la déforestation de la forêt amazonienne, les records de chaleur en été, ou encore les incendies qui ravagent les forêts et les habitations partout dans le monde, la situation semble empirer d’année en année.
Pourtant, les efforts faits par la population ne sont pas vains. La couche d’ozone guérit. Le respect des directives climatiques et l’écoute des avertissements scientifiques nous démontrent que des progrès sont possibles.
Dans les années 1970, les scientifiques ont identifié les chlorofluorocarbones (CFC), très utilisés à l’époque dans les aérosols et les systèmes de réfrigération, comme les principaux responsables de l’amincissement de la couche d’ozone. Leur présence dans l’atmosphère provoquait chaque année la formation de “trous”, dont un particulièrement large au-dessus de l’Antarctique. Un problème particulièrement grave car la couche d’ozone stratosphérique filtre les rayons ultraviolets du soleil, qui peuvent provoquer des cancers, altérer le système immunitaire et même endommager l’ADN des êtres vivants. Le monde, alarmé par cette découverte, s’est donc mobilisé pour sauver la couche d’ozone en signant le Protocole de Montréal en 1987, qui interdit l’usage de ces substances nocives. Selon l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM), le Protocole a permis d’éliminer plus de 99% de la production des produits chimiques qui appauvrissent la couche d’ozone. On peut ainsi espérer une guérison totale de la couche d’ozone !
En conclusion, les changements de comportement portent réellement leurs fruits, les progrès observés prouvent qu’une amélioration de l’environnement est possible. Il faudra continuer sur cette voie pour garantir des résultats durables.

Une nouvelle technologie de sang artificiel compatible avec tous les groupes sanguins a réussi les premiers essais
Une avancée majeure qui pourrait révolutionner le monde scientifique, a été découverte : des chercheurs ont développé un sang artificiel compatible avec tous les groupes sanguins.
Selon la Croix-Rouge, quatre personnes sur cinq auront besoin de sang ou d’un médicament à base de produits sanguins au moins une fois dans leur vie, ce qui correspond à 80 % de la population suisse. Or, seulement 2,5 % de la population donne régulièrement son sang ce qui, vu l’évolution démographique, n’est pas suffisant. De plus, les problèmes d’incompatibilité de groupes sanguins et la courte durée de conservation de sang (42 jours environ) compliquent d’avantages les choses.
Heureusement, le travail du professeur Hiromi Sakai pourrait révolutionner le monde de la médecine. Le sang synthétique créé est élaboré à partir de sang périmé issu de dons. Ce scientifique japonais a réussi à développer des globules rouges synthétiques stables et en bonne santé qui permettent de s’adapter à tous les groupes sanguins, et dont la durée de conservation est largement supérieure à celle du sang naturel (2 ans à 5 ans environ).
Cette technologie prometteuse a été un succès pendant les essais initiaux. Cependant, les chercheurs doivent encore examiner si divers effets secondaires pourront être observés. En fonction des résultats, cette nouvelle technologie pourrait être utilisée d’ici 2030 et permettrait de sauver de nombreuses vies sans dépendre du manque de donneurs de sang compatibles.

Bill Gates donne 99% de sa fortune
Bill Gates, autrefois l’homme le plus riche du monde, ne figure même plus dans le top 10 des plus grandes fortunes du monde, ni même dans le top 10 américain, et cela pour une seule et bonne raison: son engagement philantrophique massif à travers sa fondation Bill-et-Melinda-Gates.
En mai 2025, Bill Gates anonce qu’il va léguer 99% de sa fortune, estimée à 200 milliards de dollars, à sa fondation d’ici les 20 prochaines années. L’essentiel de sa fortune a pour but de lutter contre la mortalité infantile, les maladies infectieuses et financer des initiatives éducatives en Afrique. Depuis sa création en 2000, la fondation a déjà dépensé 53,8 milliards de dollars et a un budget de 8,7 milliards de dollars par année.
S’il réalise le plus grand don de l’Histoire, c’est parce qu’il se sent responsable de rendre à la société ce qu’il a gagné, une valeur transmise par sa mère.
Ce don spectaculaire d’un milliardaire apparaît d’autant plus marquant dans un contexte où les sociétés réclament de plus en plus une taxation accrue des ultra-riches pour soutenir les populations défavorisées. De son propre gré, il décide de céder presque l’intégralité de sa fortune à ceux qui en ont le plus besoin et qui vivent dans des pays défavorisés et non, contrairement aux traditions, de tout faire hériter à ses enfants.
Le fondateur de Microsoft prouve sa générosité en affirmant : « J’espère que d’autres personnes fortunées réaliseront à quel point elles peuvent améliorer le sort des plus pauvres dans le monde en augmentant leurs dons »
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Pour conclure, il faut toujours se rappeler que, même si ce n’est pas toujours flagrant, il y a toujours des bonnes nouvelles qui valent la peine d’être retenues !
Noémie Caballero
Sources :




