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Si le monde vous hait, sachez qu’il m’a haï avant vous. Si vous étiez du monde, le monde aimerait ce qui est à lui; mais parce que vous n’êtes pas du monde, et que je vous ai choisis du milieu du monde, à cause de cela le monde vous hait.…
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Pour ce deuxième article sur la « RedWeek », qui s’est déroulée du 17 au 23 novembre. L’événement, organisé par l’organisation Aide à l’Église en Détresse (ACN), a impliqué plus d’une vingtaine de pays, en hommage aux millions de personnes qui sont menacées en raison de leur croyance Chrétienne.
A Genève, « Redweek » a fourni une voix aux personne de différents pays pour partager leurs expériences personnelles. Ces témoignages, souvent très éloignés de nos réalités, sont malheureusement négligés dans les discours publics.
A travers ce deuxième article, l’attention sera portée sur deux témoignages convaincant : l’un d’une sœur en Inde, et l’autre d’un chrétien en Iran.

Les Chrétiens en Inde : Témoignage de Sœur Christine
« Je m’appelle Sœur Christine. Je suis religieuse indienne, engagée depuis des années dans l’éducation, la santé et la défense des plus pauvres. J’ai été supérieure de ma communauté, chargée d’accompagner mes sœurs dans la vie religieuse, dans la mission, dans la prière, et aujourd’hui encore je me réjouis de pouvoir servir dans l’Esprit, en étant particulièrement proche de celles et ceux qui sont exploités et marginalisés. Mon cœur se trouve là où les personnes sont écrasées, là où les voix sont étouffées, là où les blessures sociales et religieuses se croisent dans un contexte de plus en plus tendu. »
La sœur Christine décrit une situation qui se dégrade durablement en Inde. Bien que le pays reste officiellement une république laïque. Le nationalisme hindou est progressivement devenu la force politique et culturelle dominante. L’idéologie de « l’Hindutva » a peu à peu imposé l’idée que l’identité indienne véritable est synonyme d’être hindou ; les autres groupes religieux, y compris les musulmans, les chrétiens, et plus largement toutes les minorités, ne sont tolérés qu’à la condition qu’ils restent discrets. Cette logique descend jusque dans les lois : douze États ont désormais adopté des législations dites “anti-conversion”. Ces lois sont prétendument conçues pour protéger les personnes vulnérables des conversions forcées, mais elles sont massivement utilisées pour intimider et criminaliser les activités chrétiennes.
Les dernières années ont vu une augmentation préoccupante de la violence. Des organisations indiennes comme le United Christian Forum ont documentés 834 incidents de violence ou de harcèlement à l’encontre des chrétiens pour la seule année 2024, contre 139 dix ans plus tôt : une hausse d’environ 500 %. Pour la première moitié de 2025, 378 nouveaux incidents ont déjà été signalés, soit plus de deux attaques par jour. Derrière ces chiffres, il y a des scènes très concrètes : des services religieux interrompus par des groupes nationalistes, des pasteurs et des prêtres battus, des fidèles emmenés de force dans des commissariats, souvent faussement accusés de “conversion illégale” alors qu’ils se réunissaient simplement pour prier. Des rapports parlementaires, comme ceux présentés au Congrès américain ou à l’ONU, ont noté que des policiers restent parfois passifs lors des agressions, ou arrêtent les victimes au lieu des agresseurs.
« Dans certaines régions, de petits orphelinats ou des centres éducatifs ont été détruits ou fermés. Des religieuses ont été accusées de trafic d’enfants ou de conversions forcées, alors qu’elles ne faisaient qu’accueillir et protéger les plus vulnérables. Des responsables politiques ont déclaré que tout cela faisait partie d’un processus plus large pour « protéger » l’identité religieuse majoritaire, et que les chrétiens devaient être surveillés. »
Dans ce contexte, le témoignage de Sœur Christine n’est pas un cas isolé ou simplement un récit spirituel. C’est le visage humain derrière ces statistiques. « Je m’unis au charisme de notre fondatrice, Mère…dont je porte l’héritage, et qui a voulu que nous soyons présentes précisément là où la vie est la plus blessée. C’est l’histoire de l’Église en Inde : souvent très minoritaire, parfois seule, souvent incomprise, mais semence de vie, de justice et de réconciliation. » Elle parle des marges, là où les fractures sociétales sont les plus évidentes : les villages, les bidonvilles, les périphéries rurales.

Ce n’est pas seulement l’Église qui est visée. L’hostilité envers les musulmans, y compris les lynchages prétendument liés à la consommation de bœuf et la discriminations en matière de logement et de citoyenneté, a créé un espace dans lequel toute minorité religieuse peut devenir cible. Mais la petite minorité chrétienne, souvent active parmi les Dalits (anciennement appelés « intouchables ») et les populations tribales, est particulièrement vulnérable. Des nationalistes les accusent de ”voler ” les plus pauvres en les détournant de l’hindouisme.
Sœur Christine nous parle spécifiquement de ces “intouchables” « Parmi les « intouchables », ces personnes qui sont très nombreuses et que l’on considère encore comme les plus basses dans la hiérarchie sociale, il y a une vie spirituelle très profonde, une dignité intérieure, une foi d’une grande intensité. Ils ont très peu de moyens, leurs possibilités sont très limitées, et pourtant ils se rassemblent dans la joie, ils chantent, ils prient ensemble, ils crient vers Dieu pour demander la santé, la paix, la justice. Ils se soutiennent les uns les autres. Ils demeurent dans la conscience que Jésus est présent là où deux ou trois sont réunis en son nom, même s’ils n’ont pas de grands bâtiments ni de grandes structures.» La même scène peut être lue différemment : par les voisins, comme un lieu de “conversion”; par elle, comme un endroit où les gens brisés découvrent leur valeur infinie aux yeux de Dieu.
Dans certains États, des religieuses sont arrêtées pour des accusations fabriquées de toutes pièces, comme la traite d’êtres humains ou conversions forcées, même lorsqu’elles ne font que soutenir des femme à trouver un emploi ou à accéder aux soins de la santé. Des évêques ont signalés des cas de prêtres âgés ayant été ligotés et battus par des groupes se réclamant de mouvements nationalistes, sans intervention efficace de l’Etat. Au niveau national, près de 5 000 attaques contre des chrétiens, englobant tous les types d’incidents, ont été enregistrées au cours de la dernière décennie.
« …Beaucoup de ces agressions restent silencieuses, invisibles au monde extérieur, mais elles brisent des cœurs, des communautés, des familles. On a vu des petites communautés chrétiennes dont les lieux de culte ont été incendiés, parfois plusieurs églises dans la même région. Plus de trois croyants ont été gravement blessés dans un seul incident, et dans d’autres cas des personnes très âgées, fidèles gardiennes d’un bâtiment ou d’une chapelle depuis des années, ont été violemment chassées, humiliées, privées de leur lieu de prière. »
Malgré ces défis, sœur Christine ne parle ni de haine ni de revanche. « L’Église me demande de prendre part à cette mission, d’être présente, de tenir bon, de faire entendre la voix de ceux que l’on ne voit pas, de porter avec eux le poids de la persécution, mais aussi la joie de l’Évangile. Dans ce cheminement, je découvre que le mystère du Christ est plus fort que la haine, plus fort que la mort, plus fort que toute idéologie.» Elle ne romantise pas la souffrance, mais elle refuse de laisser la peur définir l’Église.
Elle reconnait que tout ne peut pas être exprimé ouvertement. « La vie du Ressuscité demeure au cœur même de ces situations où, extérieurement, tout semble se fermer, tout semble désespéré. La liberté extérieure peut être limitée, la parole peut être contrôlée, mais la liberté intérieure demeure. Et quand la liberté extérieure est étouffée, la liberté intérieure devient d’autant plus grande, plus profonde, plus essentielle. »
En Inde, pour beaucoup, vivre sa foi se situe désormais dans cet espace précis : suffisamment visible pour ne pas renier l’Évangile, suffisamment discret pour protéger les plus vulnérables.
Les Chrétiens d’Iran – Témoignage de Darius
En Iran, tout commence toujours par une précaution. Avant même de parler de foi, il faut parler de danger. C’est pourquoi, pour ce témoignage, nous avons choisi de ne pas donner le vrai nom de ce chrétien iranien. Nous l’appellerons « Darius ».
« J’aurais voulu me tenir devant vous à visage découvert, donner mon vrai nom, dire au monde entier ce que Jésus a fait pour moi. Mais j’ai dû apprendre à mesurer le danger. J’ai compris que parler trop ouvertement pouvait exposer ma famille, mes amis, ceux qui sont encore en Iran. J’ai eu, il y a quelque temps, une longue discussion avec une personne qui travaille dans les services de renseignements de la République Islamique. J’ai réalisé après coup que j’avais sous-estimé les risques, que j’avais parlé avec trop de naïveté. Cela m’a obligé à réfléchir à la protection de ceux que j’aime. »
En Iran, la religion officielle n’est pas seulement reconnue comme une majorité culturelle ; elle est tissée dans la structure même de l’État. La République islamique articule son droit pénal autour d’une interprétation de la charia qui autorise la peine de mort pour des chefs d’accusation comme “inimitié contre Dieu” (moharebeh), “corruption sur terre” (efsad-e fel-arz) “insulte au prophète” (sabb al-nabi) ou “ apostasie” (ertedād). Ces catégories servent de cadre pour poursuivre des dissidents politiques, ainsi que les personnes accusées d’abandonner l’Islam ou de faire du prosélytisme pour le Christianisme.
Bien que la conversion d’une religion à une autre ne soit pas explicitement définie comme un crime par la loi, les juges peuvent se référer à la jurisprudence islamique (fiqh) et à la Constitution pour qualifier un converti d’apostat, le soumettant à la peine de mort (ce qui arrive souvent)ou à de longues peines de prison sous des accusations plus “politiques”.
Officiellement, les statistiques continuent de dépeindre un pays presque entièrement musulman. Cependant, sous cette contrainte juridique, la société iranienne a subi des transformations profondes. Une enquête à grande échelle publiée en 2020 par GAMAAN, englobant plus de 50 000 répondants, a estimé que seulement 40 % des Iraniens se déclaraient musulmans, dont environ 32 % chiites. De plus, 9 % se sont identifiés comme athées (bien que les estimations actuelles placent le pourcentage d’athées à plus de 50 %), 8 % comme « spirituels mais pas religieux », 7 % comme zoroastriens et 1,5 % comme chrétiens. Si ce 1,5 % est appliqué de manière prudente aux adultes on arrive à près d’un million de personnes se reconnaissant chrétiennes dans un pays où, selon les chiffres officiels, ils ne seraient qu’un peu plus de cent mille.
Ce changement est également évident dans un autre indicateur : une haute autorité religieuse, Mohammad Abolghassem Doulabi, a admis en 2023 que près de 50 000 des 75 000 mosquées sont aujourd’hui fermées, en raison d’un manque de fidèles et d’imams, , et que 70 à 80 % n’ont plus de personnes pour diriger la prière quotidienne. Un aveu qui a fait l’effet d’une fissure dans le narratif triomphant du régime. Officiellement, on parle de manque de moyens, de répartition inégale, mais la conclusion implicite est là : la pratique de l’islam d’État s’effondre, surtout chez les jeunes générations.
C’est dans ce contexte que se déroule le voyage de Darius. « Je viens d’une famille respectée, d’un milieu éduqué. J’ai grandi dans une société où la religion officielle est partout : à l’école, à l’université, dans les médias, dans les lois. On m’a appris très tôt ce qu’il fallait croire, à quelle communauté j’appartenais, ce qui était autorisé ou interdit. J’ai fait mes études, j’ai fréquenté l’université, j’ai étudié la philosophie, les sciences humaines. Tout cela dans une société où, officiellement, il n’y a rien d’autre que la religion dominante, où les minorités existent, mais sont invisibles ou marginalisées. » Pendant un certain temps, il a fait ce que l’on attendais de lui : il a étudié, progressé, et réciter les doctrines requises. Puis un jour, un objet en particulier a trouvé sa place dans la bibliothèque familiale.
Un jour, son père lui a ramené à la maison une Bible en persan, publiée par une maison d’édition britannique des années 60. Par curiosité, il a commencé à la lire. Ce livre est devenu pour lui la source d’un profond changement. Ce n’était pas une campagne missionnaire, ni une émission satellite ou une église clandestine qui a initié sa quête, mais plutôt un objet interdit, ramené secrètement par son père pendant une période où le fondamentalisme religieux a dévastait déjà l’Iran.
En lisant, il a découvert une vision différente de Dieu que celle qu’il avait connue auparavant. « J’ai découvert un Dieu qui donne sa vie, un Dieu qui se laisse crucifier, un Dieu qui ne cherche pas d’abord à imposer une loi, mais à offrir une relation d’amour. Pour moi, ce fut une révolution.»
Il n’est pas seul dans cette transformation. Malgré les interdictions et la surveillance, un mouvement discret de conversion est en cours depuis des années. Les Iraniens, hommes et femmes, découvrent le Christ par le biais d’Internet, des médias sociaux, des diffusions en ligne, des livres, des amis ou, plus couramment, par le biais de rêves. De nombreuses personnes témoignent avoir vu Jésus en rêve, ou avoir été visitées la nuit par une présence radieuse, et une voix les appelant par leur nom. Même certains chercheurs non croyants reconnaissent la réalité de ce phénomène, que quelque chose de profond se passe sous la surface. Des études estiment qu’il y a maintenant des centaines de milliers de chrétiens d’origine musulmane en Iran, certains estimant que ce nombre approche le million.
« Les convertis au christianisme sont considérés comme un danger pour l’ordre établi. Ils doivent rester à la fois cachés et fidèles. » La plupart se rassemblent dans des églises domestiques : quelques familles, des voisins, un salon, une Bible et un hymne chanté doucement. Ces communautés sont régulièrement soumises à des raids, leurs membres arrêtés, interrogés et parfois condamnés. « Ils savent que chaque réunion peut être surveillée, que chaque contact peut être observé. Ils vivent dans la tension entre le désir de témoigner et la nécessité de protéger leur famille. Malgré tout, l’histoire des premiers siècles de l’Eglise revient, mais aujourd’hui dans les ruelles de l’appartements de Téhéran, de Mashhad, de Chiraz et d’autres villes encore. »

Le coût est également bien documenté. Un rapport publié début 2024, basé sur le travail de plusieurs organisations dédiées à la défense des chrétiens iraniens, note qu’au moins 166 personnes ont été arrêtées en 2023 pour des activités liées à la pratique ou à la diffusion de la foi chrétienne, et que 21 d’entre elles ont été condamnées à des peines de prison, parfois pour des accusations telles que « propagande contre le régime » ou « mise en danger de la sécurité nationale ». La loi ne punit pas explicitement l’apostasie, mais tout le monde comprend ce qui est en jeu.
Pour Darius, la conversion est plus qu’un simple changement d’affiliation religieuse. « Dans mon pays, chaque enfant est enregistré dans une religion dès la naissance, sans qu’on lui demande son avis. La conversion n’existe pas comme un choix libre Si quelqu’un décide de suivre le Christ, c’est tout autre chose : il s’expose à l’accusation d’apostasie, de trahison. Les convertis sont arrêtés, interrogés, parfois torturés. On cherche à leur faire dénoncer d’autres chrétiens, à identifier les responsables de communautés Ceux qui restent en Iran vivent dans un climat de peur permanent. »
Son propre chemin l’a finalement conduit à l’exil. Il est venu en Europe pour ses études et a découvert des églises ouvertes, des clochers qui sonnent sans attirer l’attention de la police et des baptêmes annoncés dans les bulletins paroissiaux. «En France, j’ai découvert des paroisses, des communautés, des personnes qui vivaient la tradition chrétienne au grand jour. J’ai commencé à poser des questions, à lire les Évangiles, à entrer dans une relation vivante avec le Christ. Petit à petit, je savais que je ne pourrais plus revenir en arrière Il y a eu un moment, quelques années plus tard, où tout s’est cristallisé : j’ai compris que je devais demander le baptême, que ma vie entière devait être confiée au Christ.
Ce jour-là, j’ai compris ce que je perdais, ma place officielle, ma sécurité, une partie de mon histoire, mais aussi ce que je recevais : une vie nouvelle, une appartenance plus profonde, une liberté intérieure que personne ne pourrait plus m’enlever. J’avais quitté l’image que l’on attendait de moi, mais j’avais trouvé la vérité de mon être. »
Aujourd’hui, Darius vit ouvertement sa foi chrétienne en Europe. Il peut entrer dans une église, recevoir la communion et tenir sa Bible persane sans la dissimuler sous ses vêtements ou la cacher parmi ses livres. Cependant, son anonymat ici en dit long : même loin de Téhéran, il ne se sent pas vraiment en sécurité. Il est conscient que les services de renseignement iraniens surveillent les communautés d’expatriés, que des informateurs circulent au sein de certains groupes et que les déclarations publiques peuvent entraîner des répercussions pour ceux qui sont encore en Iran. Il s’exprime donc sous un pseudonyme, absent malgré tout et accablé par la même anxiété de bas niveau qui hante de nombreux Iraniens dispersés : le danger n’a pas disparu, il s’est simplement transformé. « Mon corps est en Europe, mais mon cœur reste tourné vers la terre d’où je viens, vers ceux qui prient à voix basse derrière des rideaux fermés. Je porte dans la prière l’Église en Iran, ceux dont je ne pourrai jamais prononcer le nom. Que leur courage devienne aussi le nôtre. »

Les Persécutions des Chrétiens d’Orient : un nettoyage religieux sous silence
De l’Inde, aux prises avec le nationalisme religieux, à l’Iran, confiné par son système théocratique, un fil conducteur émerge : des communautés minoritaires vulnérables et sans protection qui défendent obstinément leur foi chrétienne au milieu d’une atmosphère de crainte. Au-delà de ces nations, se trouve la situation pénible des autres chrétiens du Moyen-Orient : en Syrie, en Irak, au Liban, en Palestine, en Égypte et en Turquie. Ce sont les terres mêmes où le christianisme a pris naissance, où les prières étaient offertes en araméen et où les premières liturgies ont été célébrées. Aujourd’hui, nous entendons parler de départs, de disparitions, de quartiers désertés et de villages rayés de la carte. Dans ces endroits, une pression incessante, des actes de violence, des menaces et des déplacements forcés mettent en œuvre une forme discrète de nettoyage ethnique, une tragédie largement ignorée par l’Occident. C’est comme si la disparition progressive d’une présence vieille de deux mille ans était considérée comme un bruit de fond insignifiant.
Que ce soit en Afrique, berceau des plus anciennes Églises, en Orient, où les premiers fidèles ont laissé derrière eux leur langue et leur héritage durable, ou en Occident, qui renie de plus en plus son propre héritage chrétien, tout en bénéficiant encore de ses contributions, la douleur reste la même. « La RedWeek » sert de rappel frappant que le christianisme reste l’une des religions les plus persécutées au monde, et que ces persécutions sont trop souvent accueillies avec une indifférence tiède. Peut-être est-ce parce que cette foi incarne résilience, pardon et patience que nous tenons sa persistance pour acquise. C’est précisément pour cette raison qu’il est maintenant impératif de ne plus tenir pour acquis que sa survie est garantie.
Je terminerai ici avec les paroles de Sœur Christine :
« Je participe moi-même à cette souffrance, à cette croix, mais aussi à cette espérance. »
Dario Joan-Anton Domenech
Sources :
Liste des Martyrs Chrétiens 2025
Violence Monitor Report 2025 India
Augmentation des attaques sur chrétiens
Conseil des droits de l’homme sur la protection des Chrétiens d’Inde
Amesty Rapport sur les éxécutions en Iran



