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Besoin d’évasion après un semestre chargé ?

La rédaction vous embarque pour un tour du monde de suggestions estivales, entre paysages à couper le souffle et échappées accessibles pour des budgets étudiants. Que vous partiez loin ou restiez proches, ces destinations sont autant d’invitations à célébrer la fin des examens comme il se doit.

Bel été à toutes et tous ! On se retrouve en septembre, reposé·e·s (on l’espère) et prêt·e·s pour une nouvelle saison d’articles.


Proposition d’Arno : Cologne, Allemagne

Cologne n’est pas forcément une très belle ville au premier regard, son architecture peut sembler assez austère. Elle reste toutefois une destination intéressante pour un court séjour. En été, les bords du Rhin deviennent un agréable lieu de rencontre, qui peut rappeler l’ambiance de Vidy. Les terrasses permettent notamment de déguster la bière locale, la Kölsch, même si cela se fait parfois avec un peu trop peu de modération. Cologne est à proximité de Phantasialand, l’un des meilleurs parcs d’attractions d’Europe, avec des montagnes russes parmi les plus réputée du continent.


Proposition de Jonas : Vancouver, Canada

Vancouver est une ville qui est souvent dans l’ombre des grandes métropoles canadiennes comme Toronto et Montréal, mais qui reste aussi moins connue que ses voisines de la côte ouest californienne. Pourtant, c’est une ville unique, une vraie perle entourée par une nature grandiose et de célèbres forêts côtières. L’océan y est parfait pour l’observation de la vie marine et, juste à côté, l’île de Vancouver est une autre destination incroyable, idéale pour explorer les forêts de la côte ouest, faire du surf ou visiter la vieille ville de Victoria, qui semble figée dans le temps.
La ville elle-même est un véritable melting-pot, une diversité que l’on peut ressentir dans son Downtown dynamique et à travers ses nombreux musées, marchés et restaurants. C’est aussi une ville de cinéma où énormément de films sont tournés grâce à ses coulisses uniques, comme son université avec son campus historique. Un buffet complet pour tout type de voyageur : que vous aimiez la nature, la ville ou la culture, Vancouver a tout pour plaire.


Proposition de Matthieu : La Suède

La Suède : pays de ABBA et de Ikea, il possède aussi des paysages somptueux. On peut y faire un grand nombre d’activité différentes comme le canoé, la marche etc.. ! De plus, il est possible de faire un campement où l’on veut (tant que ce n’est pas dans une propriété privée. J’y emmène ma troupe scoute pour 10 jours, ce qui promet un voyage inoubliable.


Proposition de Domenic : Fukuoka, Japon

In the current day and age, when someone utters the wish of wanting to go to Japan this summer, you can already imagine the planned itinerary, temples, overcrowded crosswalks, and maybe getting ripped off in a host bar, the tame tourist usual most often confined to the main island Honshu, not a big deal for those who fear original experiences but for those who do value a vacation in Japan far from any posers conducting the same business, Fukuoka is an absolute hidden gem. Nestled in Hakata Bay on the North Coast of the western-most main island of the Japanese archipelago, Fukuoka boasts an impressive historic port district, easy access to nature and bustling nightlife. I was especially delighted by the Tenjin thrift stores, the yatai food stalls and the good selection of Techno clubs.

Before I went, I asked a friend of mine what to expect and she said: « Fukuoka is like the Florida of Japan, hot-tempered people, maybe a little crazy but warm and open-minded. » And I was not disappointed.

So, if you plan on visiting Japan any time soon, be sure to stop by in Fukuoka, three full days were enough for me, but next time I’ll be sure to book a week, because who could have thought thrifting, dancing and eating fried chicken could anywhere be as good is it is in Fukuoka?


Proposition de Arifjan : New York, la claque

Il y a des villes qu’on pense connaître avant même d’y avoir mis les pieds. New York est de celles-là : tellement filmée, tellement racontée, tellement mythifiée qu’elle semble déjà familière depuis le canapé. Je me rappelle encore mon arrivée depuis l’aéroport à bord d’un emblématique « yellow cab », le regard subjugué par la vue au loin des buildings. Du cockpit d’un hélicoptère en survol de Manhattan à un jogging à l’aube dans Central Park, en passant par les salles du MoMa où l’on se perd avec délice – sans oublier de s’égarer dans les rues aux vitrines qui n’en finissent pas – New York, c’est vivre enfin ce qu’on n’avait vu qu’à l’écran.


Proposition de Nicolas B. : Gran Canaria, Espagne

C’est une destination qu’on ne présente plus. Située au large des côtes marocaines, cette île voisine de Tenerife offre des paysages aussi divers que magnifiques. Le nord de l’île est très vert et vallonné, tandis que le sud est sec, presque désertique. Au centre de l’île on peut retrouver des montagnes et des volcans inactifs, desquels il est nécessaire d’admirer la vue.

Un conseil ? Louer une voiture et parcourir les routes (qui sont soit dit en passant relativement bonnes, bien qu’étroites à mesure que l’on s’approche du centre). Les habitants sont très chaleureux et accueillants. Quant à la gastronomie locale, les amoureux de viande seront au paradis ! Je recommande vivement d’aller faire un tour dans les marchés situés hors des villes car ils regorgent de fruits, de charcuterie et de pâtisseries plus appétissants les uns que les autres. En bref, c’est une destination idéale pour ceux qui aiment la nature, et cela à un coût relativement contenu !


Proposition de Joris : Amsterdam, Pays-Bas

Si on aime l’architecture, l’art, la nature, les bons cafés, les gens heureux et les belles promenades, c’est naturellement que je conseille la capitale des Pays-Bas. Du musée Van Gogh et ses tournesols mouvants au Palais royal en passant par les boutiques souvenirs et le marché aux tulipes, c’est une ville riche tant culturellement qu’humainement. Les gens sont dotés d’une rare élégance vestimentaire, certes, mais d’une aide lorsque l’on se perd entre les ruelles qui se ressemblent toutes, parole d’un connaisseur. Bref, une ville européenne classique à visiter parmi tellement d’autres proche de chez nous.


Proposition de Meryem : Essaouira, Maroc

Personne n’est étranger au creux des bras de ce petit coin de paradis bleu cobalt qui s’offre à soi comme univers parallèle. Essaouira est une maison pour toute âme prenant la main chaleureuse que tend cette dernière.

C’est d’abord par le regard qu’elle saisit l’âme. À portée des pupilles se dresse ce promontoire rocheux, estrade d’une œuvre blanche et bleue, douce, lumineuse et apaisée, qui se dessine délicatement comme les lignes d’un poème. En contrebas, les vagues cristallines viennent frapper les rochers écumants et se mêler à l’hymne mélodieux des oiseaux. Il n’y a qu’à fermer les yeux et se laisser emporter par le chant marin. Telle une offrande jaillissent d’innombrables paysages somptueux, majestueux, surplombant un océan cristallin qui semble s’étendre à l’infini sous le ciel lapis-lazuli. Et l’océan, lui, murmure contre les remparts avec la patience infinie de ce qui existera toujours. Dans cette harmonie visuelle et sonore, tout semble respirer la douceur d’une expérience sensorielle immersive et intense.

Car Essaouira ne s’admire pas seulement par les yeux. Elle se respire, se touche, s’écoute. Le murmure des délicats effluves d’argan et de noisette grillée émanant des échoppes, mêlé au parfum du jasmin qui borde les balcons fleuris. Un vent doux et sucré qui susurre ses secrets à ceux qui osent se perdre en son cœur habillé de ruelles entrelacées aux murs blancs et bleutés. Un air apaisant et des bras qui viennent envelopper son visiteur et lui conter les mystères de son histoire.

Ces murmures prennent aussi la forme d’une quintessence olfactive : les effluves de mets grillés subtils qui embaument l’air parfumé par la chair délicate de crabe et autres offrandes luxueuses de la mer. Les plats de sole fumée sur le charbon incandescent des fours en fer forgé, disposés sur les tables en bois de thuya.

Essaouira n’invite pas seulement à contempler, elle appelle également à s’élancer.

Rien n’égale la liberté et l’euphorie procurées par l’expérience du galop à cru sur les galets et le sable fin d’une plage envoûtante et sauvage, sous un coucher de soleil où viennent se mêler des teintes somptueuses de roses et d’orangé. De respirer pleinement l’océan, emporté par l’ivresse de la vitesse et du vent tout en n’en faisant qu’un avec sa monture, tandis que rugit le fracas des vagues qui viennent frapper la côte. Des horizons à couper le souffle s’offrent aux cavaliers lancés à bride abattue à dos de pur-sang arabes, dans la course effrénée où se déploie leur fougue majestueuse. Créatures royales, dont l’âme sauvage a su croiser celle de l’homme au fil des millénaires.

On revient à la ville différent, imprégné de cette liberté sauvage pour mieux en saisir l’essence. Cité bleue de pêcheurs habitée d’une chaleur humaine qui se perpétue et forme l’âme de la ville elle-même. Elle est un héritage sacré et une présence berbère, à jamais inscrits au creux des murs et dans l’hospitalité et le sourire de son peuple. La nuit se drape subrepticement de satin. Un tableau surréaliste qui se contemple jusqu’au crépuscule, lorsqu’un ciel de velours vient enfin s’étendre au-dessus de la ville comme une mer d’étoiles et venir abriter son voyageur, désormais enveloppé dans ses bras tandis que l’océan le berce de sa mélodie en contrebas.

C’est aussi dans cet envoûtement nocturne que naît, sans qu’on y prenne garde, la nostalgie. Car au final, on n’oublie jamais Essaouira. On l’emporte avec soi dans son cœur, tout comme on garde au creux de sa poitrine une berceuse d’enfance qui nous raconte une histoire de plusieurs siècles. Le mot « ville » semble même insuffisant pour la contenir. Ce n’est pas seulement une ville. C’est une histoire d’amour entre l’homme et la mer. Un amour tendre, doux, réciproque et intense. Une beauté brute qui hante l’âme en même temps qu’elle offre sa chaleur dans chaque recoin. J’aurai toujours une part d’Essaouira en moi.


Proposition de Candelaria : UNIL, Internef

Moi aussi, je comptais vous partager ma destination de l’été. Bien que je compte me déconnecter quelques jours et m’envoler sous des latitudes un peu plus exotiques, je crois que l’endroit où je passerai le plus de temps cet été reste ce bon gros bloc de bitume, Internef.

Car si certains associent l’été aux plages, aux festivals ou aux longues soirées en terrasse, les étudiants de la session d’août savent qu’une autre destination les attend : une place attitrée à la bibliothèque, un ordinateur, quelques centaines de pages de cours et les mêmes visages croisés chaque jour sans jamais connaître leur prénom. Finalement, Internef est peut-être la destination la moins flashy de l’été, mais c’est certainement celle dans laquelle nous serons le plus nombreux à embarquer.

L’équipe HEconomist

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Essaouira

Essaouira

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