The Apprentice : le portrait troublant de Trump que l’Amérique a ignoré

C’est dans une sorte de stupeur irréelle que l’Europe s’est réveillée le matin du 6 novembre 2024. Mis à part quelques journalistes de CNEWS, le monde médiatique européen reste perplexe : comment une telle personnalité a-t-elle pu se hisser – une deuxième fois – à la tête de la plus grande puissance du monde ? Les comparaisons vont bon train : LCI, par exemple, décrit cette victoire comme un succès improbable, semblable à celui du Rassemblement National soutenu par les électeurs musulmans. Une ironie cruelle quand on sait combien ces mêmes députés attaquent régulièrement ces communautés dans leurs discours.

Durant la nuit du 5 novembre, nous avons vu un Trump de plus en plus assuré à mesure que les heures passaient, et que les États basculaient les uns après les autres. Pourtant, personne n’aurait parié un dollar sur le « come-back » spectaculaire dont se vantait JD Vance. Un exploit politique absolument mythique. Et pour les Européens, ce retour semble encore plus difficile à comprendre, surtout au vu des nombreuses accusations criminelles qui pèsent sur Trump.

Pour rappel, en mai 2024, il a été reconnu coupable pour falsification de documents comptables visant à cacher un paiement à l’actrice Stormy Daniels – un scandale qui fait de lui le premier ancien président américain condamné au pénal. En plus de cela, il fait l’objet de poursuites fédérales pour son rôle présumé dans l’assaut du Capitole en janvier 2021 et pour la rétention de documents confidentiels à Mar-a-Lago. En Géorgie, il est également accusé de tentative de fraude électorale concernant l’élection de 2020. Bien que sa victoire puisse entraîner la suspension de certaines de ces procédures, en particulier les poursuites fédérales, la situation reste complexe. Les affaires étatiques, comme celle en Géorgie, pourraient néanmoins se poursuivre, malgré les défis juridiques posés par son statut.

Ce retour de Trump sur la scène américaine prend une résonance particulière avec la récente sortie du film The Apprentice, arrivé dans les salles suisses romandes le 16 octobre. Ce biopic s’intéresse aux jeunes années de Trump, de sa vingtaine à sa quarantaine, et explore sa relation avec l’avocat Roy Cohn, une figure influente qui a contribué à façonner l’homme controversé qu’il est devenu. Présenté au Festival de Cannes en mai et salué par une standing ovation de huit minutes, The Apprentice semblait destiné à susciter une large attention médiatique.

Pourtant, la sortie anticipée du film, quelques semaines avant l’élection, semble n’avoir eu que peu d’impact. À peine deux semaines après le 5 novembre, il est même curieusement passé sous les radars. Ce silence interroge : est-ce une simple coïncidence ou le signe d’une volonté d’ignorer un film jugé trop prémonitoire ? On aurait pu imaginer que ce portrait, qui montre un Trump de plus en plus tyrannique dans ses dernières scènes, résonne particulièrement à l’heure de sa potentielle réélection. On en vient à se demander si les électeurs américains ont même eu l’occasion de voir ce film avant de se rendre aux urnes, comme si cette sombre vision de leur président avait volontairement été ignorée, au moment même où celle-ci aurait pu servir d’avertissement.

Résumé du plot

Mais alors pourquoi ce film mérite-t-il d’être vu ? The Apprentice dépeint l’ascension fulgurante de Donald Trump dans le New York des années 1970 et 1980, illustrant comment un jeune ambitieux s’est métamorphosé en magnat de l’immobilier influent. Cherchant à s’émanciper de l’ombre de son père, Fred Trump, il se retrouve confronté à une enquête fédérale pour discrimination raciale dans les propriétés familiales. Pour se sortir de ce mauvais pas, il fait appel à l’avocat Roy Cohn, célèbre pour ses méthodes peu orthodoxes, qui devient son mentor. Sous l’influence de Cohn, Trump adopte des stratégies offensives et développe des projets immobiliers ambitieux, tels que la transformation du Commodore Hotel en un Hyatt luxueux et la construction de la Trump Tower, renforçant ainsi sa notoriété. Parallèlement, sa relation avec son père se détériore, notamment lorsqu’il surpasse les succès immobiliers de ce dernier.

The Apprentice - Film 2024 - AlloCiné

Le film explore également sa vie personnelle, notamment son mariage avec le mannequin Ivana Zelníčková, ainsi que des drames familiaux, comme la mort de son frère. Au fil des années, les divergences avec Cohn s’accentuent, et leurs relations prennent un tournant final quand ce dernier tombe malade – Trump se détourne, toujours en quête de ce qui lui est profitable.

The Apprentice brosse le tableau d’un Trump en devenir, établissant les bases de l’homme que nous connaissons aujourd’hui. La représentation, particulièrement dans les dernières scènes, d’un Trump dont le teint devient progressivement plus orangé et le caractère de plus en plus autoritaire, confère au film une portée prophétique. Au fil du récit, la richesse de son teint emblématique et l’évolution de sa coiffure transforment progressivement le personnage, dévoilant une métamorphose lente mais inéluctable vers la figure contemporaine de Trump.

Fiction, ou réalité ?

The Apprentice s’ouvre par un avertissement précisant que, bien que le film s’inspire de faits réels, certaines scènes sont romancées. Cette approche permet aux créateurs de prendre des libertés tout en intégrant des épisodes controversés de la vie de Trump. Après sa présentation au Festival de Cannes en mai dernier, le film a suscité des réactions fortes, dont des menaces de poursuites de la part de l’entourage de Donald Trump. Le porte-parole de Trump a dénoncé le film comme « pure fiction qui fait du sensationnalisme avec des faits mensongers qui ont été éclaircis depuis longtemps » (Variety).

Un des points les plus sensibles est la scène d’un viol présumé entre Trump et son ex-femme Ivana, tirée de la déposition de divorce de cette dernière en 1990. Cet incident, relayé par le journaliste Harry Hurt III dans son livre Lost Tycoon: The Many Lives of Donald J. Trump (1993), avait ensuite été nuancé par Ivana, qui avait précisé : « En tant que femme, je me suis sentie violée, car l’amour et la tendresse qu’il manifestait habituellement envers moi étaient absents. J’ai qualifié cela de ‘viol’, mais je ne souhaite pas que mes mots soient pris dans un sens littéral ou criminel ». Ce passage délicat a incité certains distributeurs et investisseurs à la prudence.

En plus de ces accusations, le film reprend plusieurs spéculations de longue date concernant l’apparence de Trump, telles que des interventions capillaires et une liposuccion pour réduire la graisse abdominale. Bien que Trump ait nié ces rumeurs, leur inclusion brouille la limite entre réalité et fiction, alimentant l’image d’un homme soucieux du contrôle de son apparence.

The Apprentice' Trump Movie Interview: How It Overcame Legal Threats

Le film se situe donc entre vérité historique et dramatisation. Si certains éléments sont basés sur des faits, d’autres sont enrichis ou réinterprétés pour renforcer un portrait dont les excès semblent correspondre à la perception publique d’un Trump complexe et controversé. Dès lors, si ce n’est pas la rigueur historique, la question se pose encore : pourquoi ce film mérite-t-il d’être vu ?

Le génie de The Apprentice

The Apprentice dépeint avec minutie l’ascension de Donald Trump et la transformation qui l’accompagne, mettant en lumière les influences et dynamiques qui ont façonné sa personnalité publique. Au début du film, Trump apparaît comme un jeune homme un peu gauche, attachant et avide de reconnaissance dans le monde des affaires new-yorkais. Ambitieux, il est d’abord limité à des tâches subalternes dans l’entreprise familiale, comme la collecte des loyers impayés. Son admission dans un club prestigieux de New York — largement facilitée par son nom de famille — incarne ses premiers pas vers la réussite sociale.

Ce chemin vers la puissance et l’autorité se voit cependant profondément marqué par sa rencontre avec l’avocat Roy Cohn, figure redoutée et impitoyable de l’époque. Cohn devient le mentor de Trump et lui transmet trois règles fondamentales :

1ère règle : « Attaquer, attaquer, attaquer ».

2ème règle : « Ne jamais rien admettre, toujours tout nier ».

3ème règle : « Quoi qu’il puisse se passer, revendique la victoire et ne concède jamais la défaite ».

Ce code de conduite devient le pilier de la transformation de Trump en une figure de plus en plus calculatrice et en quête de pouvoir. La sociologue du travail Sophie Louey note que cette évolution va de pair avec la socialisation et les ressources de Trump. « Le film dévoile en partie combien l’ascension entrepreneuriale de Donald Trump est déterminée d’une part par une socialisation primaire poussant à l’entreprise de soi, et d’autre part par des ressources familiales dont il a hérité en même temps qu’il en a joué », explique Louey.

The Apprentice (2024) - Photos - IMDb

The Apprentice met en évidence cette double influence : d’un côté, les valeurs d’ambition et de compétitivité qui lui sont inculquées dès l’enfance, et de l’autre, l’accès privilégié aux réseaux d’affaires. Cohn orchestre pour lui des rencontres stratégiques avec des figures de pouvoir, des chefs d’entreprise aux responsables municipaux, jusqu’à des magnats de la presse comme Rupert Murdoch. Louey ajoute que ces ressources, que Trump utilise sans scrupule, illustrent une stratégie où les relations sont avant tout des outils à exploiter. « Sa place dans l’entreprise familiale lui permet de fréquenter des clubs et d’entrer dans des réseaux de relations sociales affairistes », précise-t-elle.

Ce pragmatisme est illustré dans une scène mémorable où Trump offre à Cohn des boutons de manchette, prétendument en diamant, qui ne sont en réalité que du zirconium. Ce geste révèle son approche utilitaire des relations humaines : celles-ci ne servent qu’à avancer, sans engagement ni retour.

Cette transformation est superbement interprétée par Sebastian Stan, qui incarne la métamorphose de Trump avec une précision troublante. Au fur et à mesure que son personnage adopte le code de conduite impitoyable de Cohn, Stan module subtilement ses expressions et sa gestuelle pour évoquer le Trump public que l’on connaît aujourd’hui. Les sourires en coin, les regards perçants et le ton dominateur de ses discours prennent peu à peu forme, et le spectateur voit apparaître sous ses yeux, un personnage de plus en plus proche du Trump contemporain. La transformation physique est également marquée : le teint de Stan devient progressivement plus orangé, sa chevelure plus rigide et son style plus flamboyant, une véritable « trumpification » que l’acteur interprète avec une intensité croissante.

See 'The Apprentice' Cast Side-by-Side with the Real People They Play

À gauche, l’acteur Sebastian Stan, et à droite, Donald J. Trump.

Pour renforcer cette immersion dans les années 1970 et 1980, le réalisateur Ali Abbasi a adopté une approche visuelle distinctive. Les scènes des années 1970 sont filmées en 16 mm, donnant une texture granuleuse et brute qui capture l’essence de cette décennie, tandis que celles des années 1980 adoptent des filtres évoquant les enregistrements VHS, conférant aux images une authenticité rétro. Ce choix stylistique ancre le récit dans son époque, donnant l’impression au spectateur de visionner de véritables archives.

Du côté de New York, sa représentation dans le film va au-delà du portrait d’une ville. Le film capture une époque marquée par l’excès et la démesure d’un capitalisme effréné. Les grands projets immobiliers, les flux massifs d’argent et l’exubérance de la culture new-yorkaise donnent vie à une ville à la fois fascinante et destructrice. Le « Trump Taj Mahal » à Atlantic City, casino emblématique de cette époque, est l’incarnation de cette démesure : des machines à sous constamment remplacées pour répondre à la demande sans cesse croissante des joueurs, des buffets où la quantité semble éclipser la qualité – autant de symboles d’une ambition incontrôlée et insatiable. Le film évoque ainsi ce que l’historien François Cusset appelle « le grand cauchemar des années 1980 » : un rêve capitaliste qui finit par s’épuiser de lui-même, laissant un arrière-goût d’écœurement.

Cette plongée dans l’excès s’accompagne d’une absence de nostalgie, et The Apprentice se garde bien de condamner explicitement ou de magnifier cette période. Au lieu de cela, Abbasi invite le spectateur à voyager dans le temps, en enchaînant les scènes comme des fragments de cette époque débridée. La musique synthétique et les classiques des années 1980, comme « Yes Sir, I Can Boogie » de Baccara, rythment ce voyage immersif, enveloppant le spectateur dans l’ambiance électrique de ces années.

Sortie stratégique de The Apprentice : un impact décisif sur une campagne au coude-à-coude ?

Mais alors quid du timing de la sortie ? The Apprentice est un projet dont les financements et l’agenda politique ont suscité des interrogations dès son annonce. Financé en grande partie par un consortium de producteurs européens, principalement français et allemands, le film vise à dresser un portrait critique de Donald Trump à l’approche de l’élection présidentielle américaine. Pour les producteurs européens, ce film constitue un moyen de rappeler au public les origines et l’évolution de Trump, avec l’intention, pour certains, non seulement de documenter sa trajectoire, mais aussi de tenter d’influencer l’opinion européenne.

Aux États-Unis, cependant, le film a reçu peu de soutien des studios traditionnels, un choix financier et stratégique qui pourrait refléter la polarisation politique croissante autour de la figure de Trump. L’implication de Daniel Snyder, ancien propriétaire de l’équipe de football de Washington et donateur notable des campagnes de Trump, ajoute une dimension supplémentaire à cette controverse. En 2016, Snyder avait contribué 1,1 million de dollars au comité inaugural de Trump et au Trump Victory Fund, et en 2020, il avait versé 100’000 dollars supplémentaires à la campagne présidentielle de Trump. Sa relation financière et personnelle avec l’ancien président est donc bien établie.

Selon plusieurs sources, Snyder aurait investi dans The Apprentice via la société de production Kinematics, dirigée par son gendre, Mark Rapaport. Pensant initialement que le film offrirait un portrait flatteur de Trump, Snyder aurait soutenu le projet dans l’espoir qu’il renforcerait l’image de l’ancien président. Cependant, après avoir visionné une version préliminaire en février 2024, il en aurait été déçu, estimant que le film dépeignait Trump de manière défavorable. Sa réaction aurait conduit Kinematics à tenter de bloquer la sortie du film, en envoyant des lettres de cessation et d’abstention, marquant ainsi une rupture entre les intentions initiales et le produit final.

Si le financement de The Apprentice et les tentatives de blocage de Snyder soulèvent des questions, la sortie du film n’a cependant pas eu l’impact politique anticipé. Plusieurs analystes avancent des hypothèses pour expliquer cette indifférence relative. L’une des théories repose sur la réticence de certains acteurs politiques et médias américains à évoquer le film, de peur d’ajouter à la polarisation. En effet, dans un climat électoral déjà tendu, où la base d’électeurs est profondément divisée, toute discussion autour de The Apprentice aurait pu exacerber les tensions et renforcer le soutien des partisans de Trump.

Ironiquement, un film conçu pour être critique aurait ainsi risqué de devenir un symbole de persécution pour ses partisans, galvanisant davantage leur enthousiasme pour leur candidat. Selon certains observateurs, ce silence médiatique pourrait donc avoir été une stratégie délibérée pour éviter de provoquer des débats inflammables et de détourner l’attention des enjeux électoraux immédiats.

Une autre hypothèse est celle de la saturation médiatique pendant la campagne, qui aurait contribué à reléguer le film au second plan. Dans un contexte où chaque jour apporte de nouvelles polémiques, annonces et scandales de campagne, The Apprentice, malgré l’attention qu’il a reçue au Festival de Cannes, a eu du mal à se faire une place dans le flot constant d’informations. Il se peut que les électeurs américains, bombardés de messages politiques et d’alertes médiatiques, n’aient tout simplement pas accordé au film l’attention nécessaire pour qu’il ait un réel impact.

L’ étrange miroir de l’Amérique contemporaine

Si The Apprentice est avant tout un portrait de Donald Trump, il révèle en réalité des vérités plus profondes et troublantes sur l’Amérique contemporaine et sur le monde dans lequel Trump s’inscrit. Le film, bien qu’il prenne Trump comme figure centrale, n’est pas seulement un récit sur sa trajectoire personnelle, mais une exploration des dynamiques de pouvoir, du culte de la personnalité, et des valeurs qui imprègnent aujourd’hui la société américaine – et au-delà, notre modernité. Trump devient ici presque une excuse, un point d’entrée pour interroger le capitalisme débridé, les divisions sociales, et la fragilité des principes démocratiques lorsqu’ils sont confrontés à des personnalités qui ne reculent devant rien.

L’une des scènes les plus puissantes et amères de The Apprentice est celle où l’avocat Roy Cohn, mentor de Trump, énonce sa troisième règle : « Quoi qu’il puisse se passer, revendique la victoire et ne concède jamais la défaite. »

What to Know About 'The Apprentice,' the Controversial Trump Biopic - The  New York Times

Ce mantra, d’une brutalité assumée, résonne comme un présage amer lorsque l’on repense à l’assaut du Capitole, le 6 janvier 2021. À cet instant, le spectateur ressent un frisson d’amertume en voyant combien ses mots semblent aujourd’hui prophétiques. Cette simple phrase, énoncée dans les années 1970, mais avec des échos encore puissants aujourd’hui, incarne le parcours d’une figure publique prête à tout pour se hisser au sommet, quitte à défier les institutions elles-mêmes. Le film prend alors une dimension prémonitoire, nous renvoyant l’image d’un pouvoir fondé non sur l’intégrité, mais sur la force brute de l’ambition et du refus de toute forme de concession.

Prise du Capitole : et si l'assaut n'avait rien de spontané mais avait été  préparé en avance ? - Le Parisien

Le film interroge aussi la transformation du capitalisme américain en un système où la réussite se mesure par la démesure. Les casinos flamboyants, les gratte-ciels et les fortunes soudaines représentent autant de symboles d’une quête insatiable d’excès. En embrassant cette logique de grandeur à tout prix, Trump incarne un capitalisme presque caricatural, fondé non pas sur la création de valeurs durables, mais sur l’illusion d’une réussite immédiate et spectaculaire. Ce modèle de capitalisme, qui dépasse largement le cas Trump, est aujourd’hui un miroir inquiétant d’une société où le succès est souvent synonyme de domination et où l’individu n’est que le rouage d’un vaste appareil économique.

Enfin, The Apprentice touche aux fractures de l’Amérique contemporaine, aux divisions sociales et politiques qui se creusent de plus en plus profondément. Le film montre comment Trump, en adoptant un style provocateur et une attitude de défi, a su devenir une figure polarisante qui divise autant qu’elle fascine. Cette polarisation extrême, nourrie par un culte de la personnalité exacerbé, rappelle combien la démocratie elle-même peut être vulnérable face à des figures charismatiques qui détournent les institutions pour leurs propres fins. À travers Trump, The Apprentice questionne les limites de la démocratie face aux dynamiques de pouvoir qui flirtent avec l’autoritarisme et le populisme, soulignant l’importance de rester vigilant face à l’ascension de personnalités qui exploitent les failles du système.

Au-delà du personnage de Trump, The Apprentice se révèle donc être une réflexion sur notre époque, un miroir qui renvoie les traits d’une société en quête de célébrité, d’absolu, et d’immédiateté. Le film brosse un portrait de l’Amérique mais, en réalité, il parle à tous ceux qui se demandent quelles valeurs sous-tendent aujourd’hui nos démocraties et quelles failles pourraient les fragiliser.

Pour ceux qui ne l’auraient pas encore vu, ce film offre une opportunité de réflexion bien au-delà de son sujet apparent. J’invite chaque spectateur à se forger sa propre opinion, à examiner la figure de Trump comme une métaphore des dérives contemporaines, et à prendre conscience que ce qui est en jeu dépasse la carrière d’un homme.

Gwendoline Munsch

Sources :

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