Un monde naïvement idéal ou une vision apocalyptique sociétale ? L’utopie et la dystopie analysées au travers des blockbusters.   

« La liberté, c’est la liberté de dire que deux plus deux font quatre » nous dit le protagoniste, Winston Smith, dans l’œuvre dystopique la plus connue ; « 1984 » de George Orwell. Elle résume à elle seule la mécanique de la dystopie classique, à savoir un État tout-puissant qui contrôle tout. Si l’État impose que deux plus deux fassent cinq, cela va d’abord passer par le conditionnement des individus. La pensée des citoyens est orchestrée par la peur généralisée de ne pas être conformes aux normes voulues par le gouvernement. Depuis « 1984 », la dystopie s’est infiltrée dans tous les arts populaires, films, séries, musiques mais également l’art visuel tout court. Mais elle ne sort pas de nulle part, elle répond au courant antagoniste : l’utopie. Souvent jugée naïve, ennuyeuse ou même mielleuse, elle revient également en force dans un monde toujours plus proche de l’anti-utopie. 

Cet article a pour but, non pas d’indiquer quel courant serait un meilleur choix ou une meilleure interprétation des sociétés, mais d’exposer que la dystopie et l’utopie ne sont pas ennemies ; elles se complètent. Car les deux courants de pensée partagent une même source à savoir nos peurs et nos désirs. L’un met en garde, dénonce et inquiète alors que l’autre idéalise et espère. Ces philosophies se complètent donc, la dystopie se définit par l’avertissement alors que l’utopie se traduit par son aspiration. Les deux philosophies reprennent souvent les mêmes thématiques : le gouvernement, l’individu et la liberté, mais depuis quelques siècles, la thématique des machines et de la technologie survient également plus souvent. 

Pour une meilleure compréhension de ces courants complexes et pour alléger quelque peu ces lourds sujets, nous prendrons toujours des parallèles populaires au travers de célèbres films et séries. 

/Users/dario/Library/Containers/com.microsoft.Word/Data/tmp/Content.MSO/507AE357.tmp  

Modèle de couverture de l’œuvre « 1984 » de George Orwell. 

 

La dystopie ou la crainte d’un futur apocalyptique 

La surveillance de masse informatisée 

Un des points-clés de la philosophie dystopique représente le plein pouvoir du gouvernement. La hiérarchie suprême n’est pas juste, elle réagit souvent de manière forte et autoritaire face aux révoltes. Le philosophe Thomas Hobbes, défend dans son œuvre emblématique « Le léviathan » que l’état de nature des hommes est un état de « guerre de tous contre tous ». Cela signifie que les hommes ne peuvent pas s’organiser eux-mêmes entre eux et que cela justifierait une soumission totale à un roi souverain sur tous. C’est une dystopie théorique. Si l’on suit la mentalité de Hobbes, on accepte une surveillance totale de l’État sur tous nos agissements. C’est le fameux concept orwellien du « Big Brother is watching you », « l’État te surveille ».  

/Users/dario/Library/Containers/com.microsoft.Word/Data/tmp/Content.MSO/D6F4BE7D.tmp  

Page de couverture représentant le « Léviathan », le souverain dont le corps est fait des citoyens. 

 

Si cette surveillance massive présente dans « 1984 » sous forme de « télécrans », des caméras de surveillance présentes au domicile de tous les individus afin de les surveiller même dans leur intimité, ce n’est qu’une des premières pierres posées autour des caractéristiques dystopiques. Cette dimension se retrouve dans de nombreux exemples filmographiques ? 

La saga de films « Hunger Games », est une dystopie orwellienne modernisée ; un Capitole riche et cruel qui domine et surveille douze pauvres districts. Les inégalités sont omniprésentes dans une société corrompue jusqu’à l’os. Mais dans ce cas précis, la dystopie va encore plus loin. Non seulement les individus sont soumis et surveillés, mais en plus ils doivent se battre. Deux enfants par district s’affrontent pour être les derniers survivants pour une fébrile garantie de souveraineté. Chaque année, ces jeux sont organisés et tout cela est diffusé 24h/24h. Cette cruelle télé-réalité représente, à son paroxysme, l’informatisation de la surveillance individuelle ainsi que l’usage extrême du plein pouvoir étatique. Les spectateurs votent pour leurs participants favoris, la dystopie devient participative.  

Un autre exemple d’une omniprésence télévisuelle est la série « Black Mirror ». Ses épisodes montrent la dystopie dans tous ses aspects. Illustrant les dangers des progrès technologiques, le pouvoir politique tenu par les médias et même le contrôle au profit d’une élite, ils retracent toutes les facettes de l’univers dystopique moderne.  

Chaque épisode est une variation sur une peur technologique. Pas de « Big Brother » unique mais une série d’entités de surveillance diffusée dans la société. La menace ne vient pas d’en haut mais de nos propres désirs. Black Mirror a pour fil rouge de refléter les angoisses humaines traduites dans chaque épisode par un aperçu de l’angoisse vécue, principalement issues des progrès de la technologie. 

Le conditionnement invisible 

Une fois l’aspect du « Big Brother » étudié, il reste plusieurs facettes-clés de l’univers dystopique à aborder. L’individu est toujours au centre des œuvres anti-utopiques. On l’illustre comme représentant la totalité d’une société future. Le point commun de cet univers est que l’individu n’existe pas seul. Il existe, mêlé dans une société homogène, pas de tête qui dépasse, la discrétion étant prônée par-dessus tout.  

Dans la saga Matrix, on passe au-delà du « télécran » défini par Orwell. La Matrice remplace toute forme de surveillance car elle a réglé chaque paramètre du monde des individus qui ne savent pas qu’ils sont surveillés. Les citoyens sont tous ignorants des engrenages de leur monde. Ce qui déshumanise la société, est que cette même Matrice va jusqu’à penser pour tous et faire en sorte que les individus soient « satisfaits » d’elle, car n’en connaissant rien. La grande question de Matrix n’est pas « comment résister ? », mais « comment sortir d’une prison que l’on aime ? ». La pilule rouge (l’accès à la vérité de la Matrice) n’est pas un manifeste, c’est un vertige. Il y a donc dans ce film un questionnement profond sur la réalité et sur la liberté, avec une esthétique évidemment révolutionnaire qui fit de Matrix le succès qu’on lui connaît.  

Ce concept de déshumanisation reprend donc l’aspect fondamental autour de la perte d’individualité dans la dystopie. Si cette formalisation des individus semble se faire « en douceur » dans l’exemple de Matrix, le film « Orange Mécanique » de Stanley Kubrick tire ce concept dans son paroxysme le plus violent. 

Le pitch du film est le suivant : Alex, un jeune sociopathe violent mais libre s’adonne à tout un tas d’actes de pure violence. Là où dans nos sociétés, la police et la justice le prendraient en charge au travers de procès et de sanctions judiciaires légales, Alex est alors emprisonné mais se porte volontaire, ce qui fait de ce film une dystopie modérée car il n’y est pas forcé, pour participer à une expérience qui le réhabilitera dans la société. Des médecins lui font visionner des atrocités en boucle en lui affligeant en même temps des douleurs physiques pour lui faire ressentir, de la plus brute des manières, la puissance des actes malveillants (rappelant certaines pratiques sombres dans notre propre Histoire). Comparable à la torture vécue par Winston Smith dans « 1984 », il en ressort comme un nouvel homme : le citoyen modèle. Il n’est plus capable d’aucune violence. C’est le principe du « lavage de cerveau ». L’État se voit menacé par des individus rebelles qui remettent en question la légitimité du pouvoir étatique, et donc on les « met aux normes » c’est-à-dire les normes sociales exigées. L’individu ne représente donc plus de danger pour la société et, implicitement, pour le gouvernement mais un être « lessivé », et difficilement capable de discernement. 

Cette deuxième facette dystopique vient compléter la surveillance omniprésente des citoyens ; lorsque le gouvernement remarque une anomalie chez l’individu, il met en œuvre une rééducation brutale de celui-ci. Il ne s’agit donc plus uniquement de surveiller les pensées, mais de conditionner les comportements sociétaux.  

 

/Users/dario/Library/Containers/com.microsoft.Word/Data/tmp/Content.MSO/C2781293.tmp  

Illustration visuelle du conditionnement humain face à la « matrice ». 

 

La réécriture du quotidien 

Une dernière caractéristique dystopique que l’on peut mettre en avant concerne la réécriture du quotidien. L’Histoire démontre que le révisionnisme, notamment au travers des campagnes de propagandes, influe sur la vérité. C’est un désir de faire croire ce que les élites aimeraient faire croire et George Orwell, encore une fois, l’illustre brillamment dans « 1984 ». L’action de reconsidérer, voire de remettre totalement en cause des faits empiriques se traduit dans l’œuvre d’Orwell dans le ministère de la Vérité, chargé de modifier les chapitres historiques pouvant nuire au gouvernement. Les faits historiques qui ne plaisent pas à l’élite sont effacés de toute source possible et sont remplacés par de nouvelles affirmations considérées, dès lors, comme réelles. Cela ne se fait pas ouvertement, évidemment, il ne faut pas que la société remarque cette supercherie. La Matrice, pour en revenir à Matrix, réécrit en quelque sorte le passé des individus, mais le cache surtout à leurs yeux. Les individus ne connaissent rien à leur passé car même leur présent semble les dépasser.  

Ce dernier aspect complète la surveillance généralisée des citoyens ainsi que leur conformisme imposé qui englobe les caractéristiques principales de la dystopie. C’est en quelque sorte une suite logique : l’État vous observe, vous corrige et vous implante ce qu’il veut vous faire croire afin que vous ne soyez pas une tête dépassante capable de menacer l’élite au pouvoir. 

Conclusion dystopie 

En somme, le sujet de la dystopie est donc une illustration d’un monde profondément déchiré, où les individus sont subordonnés sans choix et sans voix à un régime autoritaire dans un monde en crise. Thomas Hobbes affirmait qu’il s’agit de la meilleure option qu’ont les individus pour vivre en sécurité mais là où Hobbes affirme, la dystopie prévient. Ce n’est pas une fatalité sociale ni une prophétie mais simplement un brutal avertissement. 

L’utopie ou l’espérance d’une paix intemporelle 

À l’antagonisme, on retrouve l’utopie. La philosophie utopique vient de l’humaniste anglais, Thomas More, qui rédigea au XVIe siècle « La meilleure forme de communauté politique et la nouvelle île d’Utopie », dite « l’Utopie ». Dans cet ouvrage, More imagine une société idéale, selon ses critères, vivant sur l’île imaginaire d’Utopia. Dans cette société, il n’y a pas de propriété privée, les richesses y sont partagées et le travail y est réparti équitablement, ce qui limite fortement les conflits sociaux. L’œuvre a pour but de critiquer les inégalités, la pauvreté ainsi que les abus de la société européenne dans laquelle l’écrivain vit à l’époque sous une forme romantisée pour ne pas se faire réprimander par les autorités britanniques. 

L’utopie est globalement moins présente dans l’univers du cinéma. Parfois qualifiée d’ennuyeuse, elle attire moins que son style antagoniste dans les films et séries car la dystopie reflète plus nos angoisses tout en permettant au spectateur de s’en distancer. L’utopie est passive, alors que les films anti-utopiques soulèvent des questionnements sociétaux. L’utopie est principalement présente dans des œuvres littéraires comme la « république » de Platon pour en prendre l’exemple le plus connu. Si Platon rédigea son œuvre dans un but de philosophie politique, l’utopie prit ensuite une facette plus satirique, se rapprochant du but de questionnement personnel.  

L’utopie représente donc un monde imaginaire sans problèmes. Mais cela ne veut pas dire qu’il n’y a jamais eu de problèmes. Tous les aspects imaginés par la dystopie peuvent ainsi finir en utopie. Il existe quelques exemples hollywoodiens qui l’illustrent. 

/Users/dario/Library/Containers/com.microsoft.Word/Data/tmp/Content.MSO/CD327D19.tmp  

Illustration de couverture de l’œuvre de More représentant l’île d’Utopia. 

 

La technologie douce  

Nous avons vu que les technologies représentent un bloc fondamental de la dystopie moderne. L’utopie ne les voit pas comme un obstacle à la paix civile. Dans le merveilleux film « HER » de Spike Jonze, Theodore Twonbly (Joaquin Phoenix) est un écrivain qui installe un logiciel d’intelligence artificielle puissant du nom de Samantha (Scarlett Johansson) avec laquelle il va débuter une histoire d’amour. C’est donc une vision optimiste du futur de l’intelligence artificielle en combinant utilité et plaisir qui réveille un espoir dans un monde toujours plus connecté. 

Un autre exemple de technologie bienveillante est représenté dans le dessin animé des studios Pixar : WALL-E. Un robot fabriqué pour ramasser les déchets des hommes sur Terre, il est le seul survivant technologique face à l’épuisement de travailler mais rencontre, alors, un robot. Une « robote » en l’occurrence, d’un autre genre, avec laquelle il va partir dans l’espace. Il finira par redonner espoir aux humains en retrouvant une forme de végétation après que la société a pensé avoir perdu toute verdure et donc forme de vie sur leur Terre. Contrairement aux apparences dystopiques du début du film, WALL-E est une utopie à rebours : le film montre d’abord un monde détruit, puis la possibilité de le réparer. Le film ne dit pas « c’est trop tard », mais redonne de l’espoir. WALL-E n’est pas un super-héros, il est curieux, amoureux et surtout obstiné. L’utopie naît de gestes minuscules (tenir une main, montrer une plante, danser dans l’espace). La scène finale : un enfant plante une graine, et la Terre redevient verte. Pas de discours, pas de leçon. Juste une image : l’utopie comme réparation. 

Ces deux exemples sont des contre-pieds à la dystopie filmographique. La question de la technologie peut donc aussi bien se retrouver comme arme destructrice que bienveillante et sauveuse, une fois mêlée aux humains.  

/Users/dario/Library/Containers/com.microsoft.Word/Data/tmp/Content.MSO/37DAF78F.tmp  

Le robot WALL-E découvrant une forme de végétation pensée disparue. 

 

La communauté comme la plus puissante des armées 

Un autre aspect phare du monde utopique est, comme dit précédemment, une paix sociale. Cela implique que les individus soient libres, au moins de penser. Le célèbre « Carpe Diem » reprend cette idée de souveraineté individuelle. Traduite en « cueille le jour présent », cette locution latine est reprise aujourd’hui pour dire « profite de ta vie ». Les individus, dans une philosophie utopique, sont alors libres de faire leurs choix.  

Le « cercle des poètes disparus » reprend cette citation comme cheval de bataille du message de paix général du film. Illustrant des élèves masculins, des « fils de… » (avocats, directeurs, médecins…) qui sont en hautes études « pré-Harvard » ou autre grande université dans une éducation scolaire très dure. Lorsque leur professeur de poésie, interprété par l’immense Robin Williams, bouleverse cette institution en affirmant que les élèves peuvent disposer d’eux-mêmes. « Carpe Diem » comme appel du cœur à tracer son propre chemin dans un récit utopique d’un monde qui l’accepterait.  

Mais si la communauté doit pouvoir être libre et pacifique, selon cette philosophie, les êtres humains doivent être égaux, sans discrimination. Un exemple, peut-être tiré par les cheveux mais qui illustre cela, est le chef-d’œuvre de Tim Burton : « Edward aux mains d’argent ». Johnny Depp y incarne un être mi-humain, mi-créature articulée métallique (encore un clin d’œil à la place des robots pacifistes dans l’anti-dystopie) qui effraie par son physique, mais qui finit par se faire accepter par une jeune humaine après lui avoir prouvé qu’il est un être comme les autres, bien que marginalisé à cause de son apparence. Ce parallèle met en avant un point fondamental que Thomas More défend dans « l’Utopie », à savoir une tolérance tant sociale, religieuse que politique avec pour unique but de former une communauté unifiée. Qu’importent notre apparence, nos prières ou nos convictions, More imagine un monde apaisé par l’acceptation de ces différences, et non par leur suppression. 

/Users/dario/Library/Containers/com.microsoft.Word/Data/tmp/Content.MSO/90E63775.tmp  

Scène « d’Edward aux mains d’argent » dans laquelle il est accepté comme il est. 

 

Conclusion Utopie 

L’utopie est, finalement loin d’être ennuyeuse, et propose une brèche d’espoir dans un monde qui semble parfois oublier la nature solidaire de l’humanité. Thomas More propose ainsi une vision, pouvant être caractérisée comme naïve, mais bien inoffensive. Ce souffle reprend ainsi des thématiques complexes comme les technologies ou les discriminations sociales, mais toujours dans l’espoir d’être résolues dans un monde finalement harmonieux. 

Ces deux systèmes de pensée, diamétralement opposés, permettent de comprendre un certain éventail de raisonnements socio-politiques. Prendre comme point de référence les films et séries qui nous sont contemporains, permet une vision plus illustrée que la simple théorie d’opposer George Orwell à Thomas More. D’autres œuvres auraient pu être mobilisées comme : « 2001 : l’odyssée de l’espace », « les fils de l’homme » ou encore « le Petit Prince » pour comprendre davantage les dimensions soulevées. 

La dystopie et l’utopie ne doivent donc pas être comprises comme deux visions opposées qui s’annulent, mais comme deux manières complémentaires d’interroger le monde. Là où la dystopie projette nos angoisses les plus profondes, surveillance, perte d’identité, contrôle politique, ou effondrement social, l’utopie projette au contraire nos aspirations : une société plus juste, plus libre et plus humaine. L’une fonctionne comme un signal d’alarme, l’autre comme un horizon. 

Les deux courants partagent finalement la même matière première : notre rapport à l’avenir. George Orwell montre une société qui a perdu son humanité à force de vouloir tout contrôler et survivre. À l’inverse, Thomas More imagine un monde où l’individu peut encore aimer, penser, créer et coexister avec les autres. Même lorsque l’utopie semble naïve, elle rappelle qu’un autre modèle social reste pensable. Et même lorsque la dystopie paraît exagérée, elle révèle souvent des dérives déjà présentes dans notre réalité. 

La différence fondamentale entre les deux réside peut-être dans leur rapport à l’homme. La dystopie considère souvent l’être humain comme fragile, manipulable ou condamné à l’échec collectif. L’utopie, elle, conserve une forme de confiance dans la capacité humaine à coopérer, à tolérer et à reconstruire. Pourtant, les deux se rejoignent sur un point essentiel : elles sont des critiques du présent. L’utopie critique le monde tel qu’il est en imaginant comment il pourrait devenir meilleur ; la dystopie critique ce même monde en montrant ce qu’il pourrait devenir de pire suivant les directions politiques prises dans nos sociétés modernes. 

C’est sans doute pour cela que ces deux genres continuent de fasciner autant aujourd’hui. Dans un monde marqué par les crises climatiques, les conflits, l’intelligence artificielle, la surveillance numérique ou encore les fractures sociales, nous oscillons constamment entre peur de l’effondrement et désir d’un avenir plus humain. La dystopie nous pousse à rester vigilants ; l’utopie nous empêche de renoncer.  

 

Nicollier Joris 

 

Sources :

Edward au main d’argent  

1984 

Léviathan 

Matrice  

Image de couverture  

Ile de l’utopia 

Wall-e  

Articles similaires :

transhumanisme

Le transhumanisme : mythe ou réalité ?

Redonner la vue à une personne aveugle, redonner la mobilité à un homme paralysé, voir dans le noir, stimuler le …
Super-héros

Comment les super-héros reflètent-ils la société ?

Les super-héros DC et Marvel existent maintenant depuis des décennies, voire bientôt un siècle et ils sont devenus des éléments …

Propagande

“La propagande ne mourra jamais” écrit Edward Bernays en 1928. Celui qu’on nomme, modestement, le père des relations publiques, ou …